Ne suffisaient pas : comp. Nombr
x xxiii, 4. L'embaumement des morts chez les Egyptiens demandait plusieurs semaines, et les ceremonies funebres etaient fort longues. — Leurs plus nobles rejetons, les premiers n^s comp. Ps. cvi, 36.
13. De r:ien croire, de croire aux avertissements et aux menaces que Dieu leur adressait par la bouche de Moise et d'Araon.
— De leurs magiciens, qui operaient des prodiges assez semblables a ceux de Moise.
— Fils de Dieu : Israel est ainsi appele par
Seigneur
lui-meme Exod. iv, 22 sv.
Comp. Jer. xxxi, 9, 20 ; Osee, xi, I ; Maith. ii, 15.
15. Voire Parole, expression de la puissance divine personnifiee : comp. Osee, vi, 5 et surtout Ps. cxlvii, 15. L'auteur avait sans doute en vue I Par. xxi, 16, sur I'ange exterminateur. — Co/nine un guerrier : comp. Exod. XV, 3.
Dans le missel romain, ces deux versets forment Vtntroit de la messe du dimanche dans I'odlave de Noel. Expression solennelle du grand aifle de puissance divine qui devait mettre fin a la servitude des Hebreux et en faire un peuple saint, depositaire des promesses messianiques, ces paroles ont pu etre appliquees par I'Eglise a la nuit bienheureuse ou un a(fle plus grand encore de cette meme puissance fit descendre du ciel le Fils de Dieu pour la delivi-ance et le salut de I'humanite tout entiere.
16. Dans la Vulg., glaive aigu figure comme apposition a voire parole. — Elle aiteignaii le ciel : comp. la description de la Discorde dans Homere (//. iv, 443) et celle de la Renommee dans Virgile (Aen. iv, 177); cette expression doit signifier que le commandement divin passa en un instant du ciel sur la terre. *
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Ch. XIX.
aigu votre irrevocable decret; elle etait la, remplissant tout de mort; elle atteignait le ciel et se tenait sur la terre. i7Aussit6t des visions de songes effrayants les troublerent et des terreurs inattendues tomberent sur eux. ^^Jetes par terre 9a et la a demi morts, ils revelaient la cause pour laquelle ils mouraient. i9Car les visions qui les troublaient la leur avaient revelee, afin qu'ils ne mourussent pas sans savoir pourquoi ils etaient frappes.
-°L'epreuve de la mort atteignit aussi les justes, et il y eut dans le desert une destru6lion de la multitude; mais votre colere ne dura pas longtemps. ^iCar un homme sans reproche se hata de combattre pour les coupables ; prenant les armes de son ministere, la priere et I'encens expiatoire, il resista a la colere divine
et fit cesser le fleau, montrant qu'il etait votre serviteur. 22II vint a bout de cette sedition, non par la force corporelle, ni par la puissance des armes; mais il dompta par la parole celui qui les chatiait, en rappelant a Dieu les serments qu'il avait faits aux patriarches et ses alliances avec eux. ^sLorsque deja les morts etaient tombes par monceaux les uns sur les autres, s'interposant, il arreta le cours de la colere et ferma a F Exterviinateiir le chemin des survivants. 24 Car sur la robe qui tombait jusqu'a terre etait tout I'univers ; les noms glorieux des patriarches etaient graves sur les quatre rangees de pierres precieuses, et votre majeste sur le diademe de sa tete. ^sDevant ces symboles sacres, I'Exterminateur se retira, a leur vue il fut effraye ; car la seule experience de votre colere etait suffisante.
CHAP. XIX. — Contraste entre les Israelites et les Egyptiens quant a Taction des puissances naturelles sur les uns et sur les autres [vers, i — 12]. Comparaison entre les Egyptiens et les habitants de Sodome [13 — 17]. Resume de toute la deuxieme partie du livre [18-22].
Ais une colere sans misericorde poursuivit les impies jusqu'a la fin. Car Dieu savait d'avance quelle serait leur conduite.
^Qu'apres avoir permis aux justes de s'en aller et presse leur depart avec grande instance, ils en auraient du regret et se mettraient a leur pour-
suite. 3 En eftet, ils n'avaient pas encore acheve leurs ceremonies funebres, et ils se lamentaient encore aux tombeaux de leurs morts, qu'ils s'engagerent dans un autre dessein de folie, et poursuivirent comme des fugitifs ceux qu'ils avaient conjures de s'eloigner. ■+Une juste necessite les
17. Atcssitot que I'ordre divin fut donne. — Les trotiblt-ren/ : les premiers-nes. — Des terreurs hiatteiidiies, presage du coup qui allait les frapper.
18. La caiise^ etc. : leur mort etait, non un accident nature!, mais un chatiment de Dieu. Le mot mortis est ajoutd a tort a la fin du verset dans la Vulg.
20. L'epretive, ou Vexperience de la tnort : allusion a la revoke de Core et d'Abiron, et au chatiment qui en fut la suite {NoiiiOr. xvi, 46). . ^
Tunc ajoute par la Vulg. trouble le sens.
21. Un hotnme sans reproclte, le grand pretre Aaron. — De coinbattrej la Vulg. rend la pensee, d^tnterceder. — Les armes de son ministere, la puissance d'intercession attach^e au souverain sacerdoce dont il etait
revetu. — Voire serviteur, le pretre choisi par vous.
22. Tous les anciens manuscrits et toutes les anciennes versions lisent o/Xov. Plusieurs critiques modernes conjeflurent ing^nieusement qu'o/Xov serait une meprise de copiste, fort ancienne, pour /ciXov, la colere divine. — Cehii qui les chatiait, le chatiment personnifie.
23. S'interposant entre les morts et les vivants {Nomdr. xvi, 47). — L'Extcrminateur : la puissance de la mort personnifiee; nous empruntons ce mot au vers. 25.
24. La rode du grand pretre : voy. Exod. xxviii, 4, 31; comp. Apoc. i, 13. — Tout Vu7iivers etait figure par cette robe, ce que Philon explique ainsi : Par sa couleur bleue, qui est celle de I'air, elle figure le ciel; les
LIBER SAPIENTMt. Cap. XVIII, 17—25; XIX, 1—4.
replevit omnia morte, et usque ad coelum attingebat stans in terra.
17. Tunc continue visus somniorum malorum turbaverunt illos, et timores supervenerunt insperati.
18. Et alius alibi projectus semivivus, propter quam moriebatur, causam demonstrabat mortis. 19. Visiones enim, quae illos turbaverunt, base prasmonebant, ne inscii, quare mala patiebantur, perirent.
20. Tetigit autem tunc et justos tentatio mortis, et commotio in eremo facta est multitudinis : sed non
.im. 16, diu permansit ira tua. 21.^ Properans enim homo sine querela deprecari pro populis, proferens servitutis suae scutum, orationem et per incensum deprecationem allegans, restitit iras, et finem imposuit necessitati, ostendens quoniam tuus est famulus. 22. Vicit autem turbas, non in virtute corporis, nee armaturas potentia, sed verbo ilium, qui se vexabat, subjecit, juramenta parentum, et testamentum commemorans. 23. Cum enim jam acervatim cecidissent super alterutrum mortui, interstitit, et amputavit impetum, et divisit illam, quae ad vivos
od. s8, ducebat viam. 24. ''In veste enim poderis, quam habebat, totus erat
orbis terrarum : et parentum magnalia in quatuor ordinibus lapidum erant sculpta, et magnificentia tua in diademate capitis illius sculpta erat. 25. His autem cessit qui exterminabat, et haec extimuit: erat enim sola tentatio irae sufficiens.
— :l:— CAPUT XIX, — *—
Hebrasos persequentes yEgyptii, mari absorpti sunt, muscis et ranis antea vexati; Hebrsis vero concupitas carnes accipientibus, impii inhospitales percutiuntur cscitate : elementa Deo serviunt in affliflione malorum, et obsequio bonorum.
MPIIS autem usque in novissimum sine misericordia ira supervenit. Prassciebat enim et futura illorum : 2. quoniam cum ipsi permisissent ut se educerent, et cum magna soUicitudine praemisissent illos, consequebantur illos poenitentia acti. 3. "Adhuc enim inter manus habentes luctum, et deplorantes ad monumenta mortuorum, aliam sibi assumpserunt cogitationern inscientiae : et quos rogantes projecerant, hos tamquam fugitives persequebantur : 4. ducebat enim illos ad hunc finem digna necessitas : et
fleurs qui sont au bas sont le symbole de la terre, les grenades celui de I'eau, et les sonnettes representent I'harmonie et la symphonie de toutes ces choses. Selon d'autres, la robe du grand pretre figurerait les quatre elements : I'air par sa couleur, la terre par le lin, le feu par I'or et la mer par les grenades. Loch et Reischl : la couleur bleue est le symbole du ciel, le byssus ou lin dont la robe est faite celui de la lumiere et de toute crdature pure, la pourpre I'image de la vie et I'or I'embleme de la gloire. — Les noms glorieux (litt. les gloires) des douze patriarches, peres des douze tribus, graves stir les pierres precieuses du rational ou pectoral du grand pretre {Exod. xxviii, 17-21). — Voire inajeste, etc. : sur la lame d'or servant de diademe au grand pretre ^taient graves ces mots : Saint du Seigneur {Exod. xxviii, 36; xxxix, 30).
25. // ftit effraye : lire iooSTjOt] — Eiait suffisante : la justice et la misericorde divines avaient egalement satisfa<fl;ion.
CHAP. XIX
1. Les impies, les Egyptiens, ^W^w'rt la fi?t, leur entiere destruflion. — Leur conduite est expliquee au vers. 2 : non pas que Dieu punisse d'avance des peches prevus, mais non commis a(fluellement; la docflrine de I'auteur est que, quand les hommes ne profitent pas des graces qui leur ont ete donnees, Dieu, prevoyant que des graces ulterieures seraient egalement sans effet, laisse un libre cours au chatiment.
2. Leur avoir pertnis, en lisant comme la Vulg. iTC(Tf,£'J;av-c£; (cod. Alex.). Deane prefere la leqon plus difficile du cod. Vat., £-'.c7-p£'iavx£c, apres s'etre ocaipes de les faire partir, y avoir travaille. — Presse leur depart : voy. Exod. xii, 31-33, 39- — ^ ^^"^ poursuite : voy. Exod. xiv, 5 sv.
3. Acheve les ceremonies fntiebresj litt., les deuils etaient encore dans leurs inains.
4. Une juste necessite', d'ordre moral, consequence de I'endurcissement volontaire des
" Exod. 14,