Le sort, ici le chatiment
20. Ne te laisse pas sedutre; en latin, Jie considhr pas. — I\^ excite pas ta cotivoitise; le latin ajoute, par sa beaiite.
21. One lafemnie, etc. : dans cette situation, elle domine son mari et le gouverne ;i son gre, contrairement a I'institution divine {Gen. iii, 16).
En latin : la colere de la feniine, son insolence et la Jionte qui s'ensuit sont grandes.
Si la femme a rantorite, elle s^e'lcve centre son viari.
23. Une feni7ue, Eve. — NoJis nwjifons tons {Gen. iii, 6 : comp. II Cor. xi, 3; I Tim. ii, 14. Ailleurs (xiv, 12-19; ^'^'') 3)> I'auteur semble presenter la mort conime une necessity originelle de notre nature. Mais 1° cela meme est vrai en soi, puisque I'immortalite avait ete accordee a nos premiers parents "k titre de privilege et de grace. 2° Rien ne prouve que I'auteur, en parlant de cette necessite, ne la rattache pas a la decheance primitive.
24. Auciine issue; le latin ajoute, viane petite. — Auctine aiitorite ; en latin, la liberie de paraitre dehors : dans la pi u part des contrees de I'Orient, la femme est tenue enfermee.
25. De ton co7ps auquel elle est unie, dont elle fait partie en quelque sorie : locution figuree pour : quitte-la, separe-toi d'elle par le divorce, que permettait la loi de Moise.
L'ECCLESIASTIQUE. Chap. XXVI, i— 18.
Chap.
CHAP. XXVI. — Sentences diverses [suite] : La femme vertueuse [vers, i — 4 et 16 — 18]. La femme jalouse, mechante et impudique [5 — 12]. Trois choses deplorables [19]. Le negoce expose au peche [20].
^jEUREUX est le mari d'une femme vertueuse, ^^^^■| Et le nombre de ses jours sera double. ^Mii 2 La femme forte est la joie de son mari, Et il passe ses annees dans la paix.
3 La femme vertueuse est une bonne part;
Elle sera donnee k ceux qui craignent le Seigneur.
4 Riche ou pauvre, son mari a le coeur joyeux, En tout temps la gaiete brille sur son visage.
5 II y a trois choses que redoute mon cceur,
Et au sujet de la quatrieme, je conjure le Seigneur :
Les mechants propos de tout une ville,
La malediction de la foule et la calomnie : —
Ces trois choses me sont plus odieuses que la mort; —
6 Mais la douleur du coeur et I'affliftion, c'est une femme jalouse, Et le fouet d'une langue qui raconte ses griefs a tout le monde.
7 Une mechante epouse, c'est une paire de boeufs en desaccord; Celui qui la tient a saisi un scorpion.
8 C'est un grand sujet de colere qu'une femme adonnee au vin; Elle ne voilera pas iiiei)ie sa honte.
9 A I'effronterie de son regard, au clignotement de ses yeux, On reconnait Timpudicite d'une femme.
10 Fais bonne garde aupres d'une tille indocile,
De peur qu'elle ne profite de ta negligence pour se livrer a la debauche.
11 Garde-toi de suivre un oeil impudent; Aiitrement ne t'e'tonne pas qu'il t'entraine au peche.
12 Comme le voyageur altdre' ouvre sa bouche, Et boit de toute eau qu'il rencontre, L'impudique s'assied devant chaque poteau, Et devant la fleche ouvre son carquois.
13 La grace d'une femme fait la joie de son mari,
Et son intelligence repand la vigueur jusque dans ses os.
14 C'est un don de Dieu qu'une femme silencieuse, Et rien n'est comparable a une femme bien dlevee.
15 C'est une grace au-dessus de toute grace qu'une femme pudique, Et aucun tresor ne vaut une femme chaste.
16 Le soleil se leve dans les hauteurs des cieux :
Ainsi la beaute d'une femme brille dans sa maison bien orn^e.
17 Comme le flambeau qui luit sur le chandelier sacre, Ainsi est la beaute du visage sur une noble stature.
18 Comme des colonnes d'or sur des bases d'argent, Tels sont des pieds elegants sur des talons solides.
CHAP. XXVI