IV. — SUR LES DON'S SPIRITUELS ET LEUR USAGE [XII, 1 -XIV
I° — CHAT, xii, 1 — 30.— site ccs dons out tons au bien dc l'Eglise [4u tiles. Lc corps ct les
Principe general [vers. 1 — 3]. Malgre leur diverun seul et meme auteur et ils concourent tous — 11]. Les moins apparents sont parfois les plus membres [12 — 26]. Application [27 — 30].
Ch. XII. iRSSSGIOur ce qui conceinc les dons spirituels, je nevcux pas, mes freres, que vous soyez dans 'ignorance. 2 Vous savez que, lorsque vous etiez parens, vous vous laissiez entrainer vers les idoles muettes, selon que vous y etiez conduits.
3jc vous declare done que personnc, s'il parle par l'Esprit dc Dieu, ne dit : " Jesus est le Seigneur," si cc n'est par l'Esprit-Saint
4 II \' a pourtant diversity de dons, mais e'est le meme Esprit; sdiversite de ministeres.mais e'est le meme Sei-
gneur; 6diversite d'operations, mais e'est le meme Dieu qui opere tout en tous. 7 A chacun la manifestation de l'Esprit est donnee pour l'utilite commune. 8En effet, a l'un est donnee par l'Esprit une parole dc sagesse,al'autre une parole de connaissance, selon le meme Esprit; 9a 1111 autre, la foi, par le meme Esprit; a un autre, le don des guerisons, par ce seul et meme Esprit; 10 a un autre, la puissance d'ope>er des miracles; a un autre, la prophetie ; aunautre,lediscernementdesesprits; a un autre, la diversite des langues; a
27. Coupable envers, litt. coupable du, comme reus majesiatis, scil. lessee : Comp. J acq. ii, 10.
30. Ce verset parait devoir s'entendre de maladies et de morts physiques, comme chatiments de la profanation de l'Eucharistie.
$i.Jugcs par Dieu, et frappes de maladie on de mort.
32. Pensee : Mais Dieu nous chatie afin que, faisant penitence, nous ne soyons pas eternellement condamnes avec les nonchretiens.
CHAP. XII
1. Pons spirituels, litt. Jiarismcs, graces speciales accordees par l'Esprit-Saint a certains fideles, non pour leur propre sanctification, mais pour le bien de l'Eglise (Comp. Rom. xii, 6); ils different done et de la grace sanclifiante et des dons du Saint- Esprit. Ces dons, ainsi que les manifestations extraordinairesauxquelles ils donnaient lieu, frequents a l'origine de l'Eglise, sont devenus par la suite de plus en plus rares, sans avoir disparu tout a fait.
2. Conduits par la puissance du demon (x, 19 sv; Ep/i. ii, 2); aujourd'hui vous etes sous l'empire de l'Esprit de Dieu.
EPIST. B. PAULI AP. AD CORINTH. I\ Cap. XI, 27—34; XII, 1— 10. 103
nem hunc, et calicem bibetis : mortem Domini annuntiabitis donee
m .6, veniat. 27. yItaque quicumque manducaverit panem hunc, vel biberit calicem Domini indigne : reus erit corporis, et sanguinis Domini.
r 13. 28. - Probet autem seipsum homo : et sic de pane illo edat, et de calice bibat. 29. Qui enim manducat, et bibit indigne, judicium sibi manducat, et bibit : non dijudicans corpus Domini. 30. Ideo inter vos multi infirmi et imbecilles, et dormiunt multi. 31. Quod si nosmetipsos dijudicaremus, non utique judicaremur. 32. Dum judicamur autem, a Domino corripimur, ut non cum hoc mundo damnemur.
33. Itaque fratres mei, cum convenitis ad manducandum, invicem exspectate. 34. Si quis esurit, domi manducet : ut non in judicium conveniatis.
Cetera autem, cum venero, disponam.
-*— CAPUT XII. — *- Variis dantur varia ejusdem Spiritus sancli charismata, ut in modum humani corporis
quisque suo fungatur officio, et mutua se opera omnesindigerecognoscentes,mutuo se foveant : et ita Christus suae providit Ecclesiae de variis hominum statibus.
Espiritualibus autem, nolo vos ignorare fratres. 2.Scitis quoniam cum gentes ii&^sSj^i' essetis, ad simulacra muta prout ducehamini euntes. 3. Ideo notum vobis facio, "quod nemo in Spiritu Dei loquens, dicit anathema Jesu. Et nemo potest dicere, Dominus Jesus, nisi in Spiritu sancto.
4. Divisiones vero gratiarum sunt, idem autem Spiritus : 5. et divisiones ministrationum sunt, idem autem Dominus : 6. et divisiones operationum sunt, idem vero Deus, qui operatur omnia in omnibus. 7. Unicuique autem datur manifestatio Spiritus ad utilitatem.
8. Alii quidem per Spiritum datur sermo sapientiae : alii autem sermo scientiae secundum eumdem Spiritum : 9. alteri fides in eodem Spiritu : alii gratia sanitatum in uno Spiritu : 10. alii operatio virtutum, alii prophetia, alii discretio spiri-
" Marc. 9,
3. Done : 6 vous qui, naguere encore paiens pourriez Tignorer. — Parler, ici, e'est parler des fatigues (vers. 30) ou prop/ie'/iser (vers. 10). — Par, en union avec V Esprit de Dieu et sous sa motion. Pensee du verset : on reconnait qu'une manifestation extraordinaire est divine ou non, selon le temoignage qu'elle rend a Jesus. Comp. / Jean, iv, 1 sv.
4-6. Le mime Esprit qui en est la source. — Le meme Seigneur, chef del'Eglise, qu'ils servent. — A/inislcres... operations : que faut-il entendre par la? Dans quel rapport ctaient-ils avec les dons? Les interpre-tes repondent tres diversement. II est probable que les ministeres (litt. diaeonies, fonclions, services dans l'Eglise) et les operations (litt. energies, forces, dans les miracles, les guerisons) etaient les formes sous lesquelles les dons entraient en action et se manifestaient au dehors.
7. La manifestation de /'Esprit, le don par lequel l'Esprit- Saint se manifeste. — /V//,r Vutiliti commune : tandis que la grace est donnee pour futility particulicre de celui qui la recoit.
8. Parole de sagesse, non pas simplement la connaissance des mysteres les plus profonds de la religion (ii, 6 sv), mais en outre le don surnaturel de les expliquer que l'Esprit-Saint donne a des ames simples et sans etude, comme il le fit pour les Apotres. — Parole de connaissance on de science, le don de proposer les verites ordinaires de la religion que tous doivent savoir, et de les mettre a la portee de tous les esprits. Ce serait le don propre des Docleurs (v. 28). Comp. Rom. xii, 6.
9. La foi, non la vertu th^ologale de ce nom, qui est necessaire a tous, mais ce degre de foi qui obtient et fait des miracles {Mall//, xxi, 21, 22; I Cor. viii, 2). — Don des guerisons, ainsi par exemple, l'ombre de S. Pierre {All. v, 15), et les linges dont avait fait usage S. Paul (xix, 12) guerissaient les malades et chassaient les clemons.
10. Prophetic, don non pas prdcise'ment d'annoncer les evenements futurs, mais d'enseigner les verites de la foi sous Taction direcle du Saint-Esprit. — Discernement des esprits, qui apprend a distinguer
jrk £pjTRE AUX CORINTH IENS. Chap. XII, n-
un autre, le don de les interpreter.
"Mais c'est le seul ct meme Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant a chacun en particulicr, comme il lui plait.
12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membrcs, et comme tous les membres du corps, malgre leur nombre, ne formcnt qu'un seul corps, ainsi en cst-il du Christ. J3Tous, en effet, nous avons ete baptises dans un seul Esprit pour former un seul corps, soitjuifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous ete abreuves d'un seul Esprit. r4 Ainsi le corps n'est pas un seul membre, mais il est forme de plusieurs. E5Si le pied disait :
" Puisque jc ne suis pas main, je nc suis pas du corps," en serait-il moins du corps pour cela? l6 Et si l'orcille disait : "Puisque jc ne suis j)as ceil, je ne suis pas du corps, " en seraitelle moins du corps pour cela ? *7Si tout le corps etait ceil, ou serait l'oule? S'il etait tout entier ou'i'e, ou serait I'odorat? '"Mais Dieu a place chacun tics membres dans le corps, comme il a voulu. ]9Si tous etaient un seul et meme membre, ou serait le corps? 2°I1 y a done plusieurs membres, et un seul corps. 2I L'ceil nc peut pas dire a la main : " Je n'ai pas besoin de toi;" ni la tete dire aux pieds : " Je n'ai pas besoin
de vous." 22Au contraire, les membres du corps qui paraissent les plus faibles, sont plus necessaires ; 23et ceux que nous tenons pour les moins honorables du corps, sont ceux que nous entourons de plus d'honneur.
Ainsi nos membres les moins honnetes nous les traitons avec plus de decence, 24tandis que nos parties honnetes n'en ont pas besoin. Dieu a dispose le corps de maniere a dormer plus de respect a ce qui est moins digrie, 25afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient egalcmcnt soin les uns des autrcs. 26Et si un membre souffre, tous les membres souffrcnt avec lui ; si un membre est honore, tous les membres s'en rejouissent avec lui.
2/Vous etcs le corps du Christ, ct vous ctcs ses membres, chacun pour sa part. 28Dieu a etabli dans l'Eglise premierement des apotres, secondement dc<, prophetes, troisiemement des doctcurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guerir, d'assister, de gouvcrner, de parler diverses langues.
29Tous sont-ils apotres ? Tous prophetes? Tous docteurs ? 3° Tous thaumaturges? Tous ont-ils les graces de guerison ? Tous parlent-ils des langues? Tous interpretcnt-ils ?
ce qui vient de Dieu, du demon ou de l'esprit de l'homme. — Pour ce qui regarde les langues, voy. chap. xiv.
12. Du Christ mystique, de l'Eglise dans laquelle il vit, et qui le prolonge, en quelque sorte, et le continue visiblement a travers Fhumanite. Cest dans le meme sens que l'Eglise est encore appelee le corps du Christ. Epli. i. iy. iv, 12; v, 30 etc. Comp. Col. i, 18.
13. Un seul corps : Comp. Gal. iii, 28. Abreuves d^un seul Esprit comprend les dons ordinaires et extraordinaires communiques aux premiers fideles dans le bapteme et dans la confirmation. Les bienfaits de la grace dont le divin Esprit est l'auteur sont souvent representes dans la Sainte Ecriture sous l'allegorie de l'eau. Comp. Jean, iv, 13 sv. ; vii, 37 sv. Deja les prophetes s'etaient servis de cette image pour
EPIST. B. PAULI AP. AD CORINTH. I\ Cap. XII, ii— 30.
in;
tuum, alii genera linguarum, alii
ii. 12, interpretatio sermonum. 1 1. b Haec
EPh- autem omnia operatur unus atque
idem Spiritus, dividens singulis
prout vult.
12. Sicutenim corpus unum est, et membra habet multa, omnia autem membra corporis cum sint multa, unum tamen corpus sunt :
ita et Christus. 13. Etenim in uno Spiritu omnes nos in unum corpus baptizati sumus, sive Judaei, sive gentiles, sive servi, sive liberi : et omnes in uno Spiritu potati sumus.
14. Nam et corpus non est unum membrum, sed multa. 15. Si dixerit pes : Quoniam non sum maims, non sum de corpore : num ideo non est de corpore? 16. Et si dixerit auris : Quoniam non sum oculus, non sum de corpore : num ideo non est de corpore? 17. Si totum corpus oculus : ubi auditus? Si totum audit us : ubi odoratus? 18. Nunc autem posuit Deus membra, unumquodque eorum in corpore sicut voluit. 19. Quod si essent omnia unum membrum, ubi corpus? 20. Nunc autem multa quidem membra, unum autem corpus.
21. Non potest autem oculus dicere manui : Opera tua non indigeo :
aut iterum caput pedibus : Non estis mihi necessarii. 22. Sed multo
magis quae videntur membra corporis infirmiora esse, necessariora sunt : 23. et qua? putamus ignobiliora membra esse corporis, his honorem abundantiorem circumdamus : et quas inhonesta sunt nostra, abundantiorem honestatem habent.
24. Honesta autem nostra nullius egent : sed Deus temperavit corpus ei, cui deerat, abundantiorem tribuendo honorem, 25. ut non sit schisma in corpore, sed idipsum pro invicem sollicita sint membra. 26. Et si quid patitur unum membrum, compatiuntur omnia membra : sive gloriatur unum membrum, congaudent omnia membra.
27. Vos autem estis corpus Christi, et membra de membro. 28. cEt eEph.4.iT. quosdam quidem posuit Deus in Ecclesia primum apostolos, secundo prophetas, tertio doctores, deinde virtutes, exinde gratias curationum, opitulationes, gubernationes, genera linguarum, interpretationes sermonum. 29. Numquid omnes Apostoli ? numquid omnes prophetas ? numquid omnes doctores?
30. Numquid omnes virtutes? numquid omnes gratiam habent curationum? numquid omnes Unguis loquuntur? numquid omnes interpretantur?
decrire les biens spirituels du regne messianique. Comp. Is. xii,3; Jer. ii, 13; Ezech. xlvii, sv. ; Zac/i. xiv, 8.
2}. Les mains honnetes, ceux auxquels, depuis la chute, s'attache un sentiment de pudeur. — Nous les entourons d'un voile de modestie.
27. Cliacun pour safiait, chacun avec son don particulier, sa fonction, etc. Au lieude pipouc, la Vulgate a lu (xeXou^, membra de membro, meme sens que Rom. xii, 5 : Vous ites membres les unsdes aulres, des membres unis entre eux et defendants les uns des autres.
28. Dans l'enumeration qui suit S. Paul ne parle pas des fonclions ordinaires de la hieVarchie, etablie certainement dans TEglise de Corinthe comme ellel'etait dans les Eglises de Galatie (Ael. xiv, 23), dAsie (Ail. xx, 17), de Macedoine {Phil, i, I; I T/iess. v, 12) et de Crete (/>/. i, 5 sv.); le
contexte nous avertit assez qu'il ne s'agit que de certains ministeres extraordinaires. — Apolres, non pas seulement les Douze, mais avec eux des hommes extraordinaiiement appeles, et delegue's par le S. Esprit a la predication de l'Evangile sous leur dependance. — Prophetes, voy. vers. io. Le meme rang — le premier apres les Apotres — leur est attribue Eph. iv, 1 1 ; et Ail. xiii, 1, oil ils sont noramfe avant les do^teurs, auxquels est' assigne le 3e rang. — Dofleurs, charges officiellement d'instruire lacommunaute; en eux, ce n'est pas, comme dans les prophitcs, Inspiration qui doniine, mais la reflexion et 1'etude. — Secourir les malades et les pauvres. — Gouverner les eglises particulieres (dioceses, paroisses, Rom.
xii, 8). — Diverses tongues : voy. chap. xiv. La Vulgate ajoute, d'iuterp) iter les tongues^ les discours de ceux qui parlaient en tongues (chap. xiv).
.06 IRE EPITRE AUX CORINTHIENS. Chap. XII, 31 j XIII,
2° — CHAP. XII, 31 — XIII, 13. — Les dons spirituels et la charite. Inutilite des dons sans la charite [XII, 31 — XIII, 3]. Excellence de la charite [vers. 4 — 7]; sa duree eternelle [8 — 13].
Ch. XII.
Ch. XIII.
jSpirez aux dons superieurs.
Aussi bien, je vais vous montrer une voic excellente cntre toutes.
1 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charite, je suis un airain qui resonnc ou unccymbale qui retentit.
2Quand j'aurais le don dc prophetie, que je connaitrais tous les myst&res, et que je possederais toute science; quand j'aurais meme toute la foi, jusqu'a transporter des montagnes, si je n'ai pas la charite, je ne suis ricn. 3Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrcrais mon corps aux flam mes, si je n'ai pas la charite, tout cela ne me sert de rien. 4 La charite est patientc, elle est bonne; la charite n'est point envieusc, la charite n'est point inconsideree, elle ne s'enfle point d'orgueil , Selle ne fait rien d'inconvenant, elle ne cherche point son interet. elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du
mal ; 6elle ne prend pas plaisir a l'injustice, mais elle se rejouit de la verite; 7 elle excuse tout, elle croit tout, elle espere tout, elle supporte tout.
8 La charite ne passera jamais.
S'agit-il des proprieties, elles prendront fin; des langues, elles cesseront; de la science,elle aura son terme.9Car nous ne connaissons qu'en partie, et nous ne proph6tisons qu'en partie; I0or,quand sera venuce qui estparfait, ce qui est partiel prendra fin. XILorsque j'etais enfant, je parlais commc un enfant,je pensaiscommeun enfant, je raisonnais commc un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai laisse la ce qui etait de l'cnfant. I2Maintenant nous voyons dans un miroir, d'une maniere obscure, mais alors nous verrons face a face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaitrai commc je suis connu.
^Maintcnant ces trois choses demeurent : la foi, l'csperance, la charite; mais la plus grande des trois, e'est la charite.
31. Superieurs. Vulg. meilleurs, plus utiles h la communaute. — Utie vote, celle de la charite, superieure aux dons memes les meilleurs. La Vulg. et beaucoup d'interpretes traduisent par le comparatif, unc vote phis excellente. Ce verset appartient au chap, suivant.
CHAP. XII
1. Des anges, comprenant la maniere mysterieuse dont les anges se communiquent leurs pensees. — La charite, soit l'amour de Dieu se manifestant par les acles dans l'amour du prochain ; soit plutot suivant l'opinion la plus commune la vertu infuse de charite\ En effet, e'est a la vertu infuse que conviennent les proprietes enumerees vers. 4-7, et en general les traits de la description suivante. D'ailleurs, e'est au point de vue de leur valeur, et non pas de leur usage, que l'Apotre compare entre eux les difterents dons.
2-3. Pensee : les dons extraordinaires (charismes) les plus excellents, tels que les
^dons de prophdtie (xii. 10) de sagesse et de "science (xii, 8) et la fordes miracles (xii, 9) ne sont d'aucune utilite" pour la vie eternelle, si la charite inseparable de la grace san<flifiante ne les divinise en les informant. — Le vers. 3 continue la meme pensee en prenant pour exemple les charismes de misericorde. Par le moyen de ces dons qui ne supposent pas necessairement l'^tat de grace, le St Esprit peut incliner a certaines ceuvres, excellentes en elles-memes, comme par exemple de sacrifier sa propre vie pour sauver celle d'autrui : ceuvres admirables, mais st^riles sans la charite. La suite meme du raisonnement semble exclure ici l'idee du martyre, qui a pour effet de disposer prochainement al'infusion de la grace et de la charite.
4. Patiente " de cette patience qui ne se rebute point d'un refus, que ne decourage point un insucces, que n'abat point un revers." — Bonne, prompte a communiquer tout ce qu'elle a. — N est pas inconside're'e, en suivant le mouvement aveugle de la pas-