‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 102 sur 559 · Et ideo qui loquitur lingua · texte numérisé non relu

Et ideo qui loquitur lingua

une seule, soit plusieurs. On a tout lieu de croire que tel est le sens du recit dcs Acles, ii, sv. Or le temoignage de S. Pierre (Aft. x, 46; xi, 15) et celui du narrateur des Acles xix, 6 semble formel : les r.ouveau-baptises ayant recu le S. Esprit, parlent en langues comme les Apotres. D'apres S. Paul, les fideles favorise's de ce don a Corinthe regoivent differentes sortes de langues (xii, 10; Comp. xiv, 5. 6. 13. 22. 39); ils verifient la prophetie d'lsaie "e'est par des hommes (tune autre langue et par des levrese'trangeres" que je pai lerai a ce peuple. (xiv, 21).

A moins d'etre doue en merae temps du don d'interpretation, le glossolale n'avait pas lui meme l'intelligencedes paroles qu'il pronon^ait (v. 10. 11. 14-16). Aussi le don des langues n'e'tait-il pas donne en vue de l'instruclion, nndsjeyjement pour fa ire louer et prier D i eu(compT ver?. 17 et ATT. il^ 11.) — - En' esprit, sous l'inrluence d'une motion du St-Esprit, sans Taction de son intelligence : comp. vers. 14. — Des mysteres, au sens large de propositions obscures.

4. S\!dijie lui-meme : bien qu'il ne comprenne pas le sens des paroles qu'il prononce, il sait pourtant qu'il loue Dieu, et il prie de cette priere interieure et tout affeclive que le Seigneur entend et qu'il e.xauce.

6. La revelation constitue la matiere, le contenu de la firophetiej la science, la matiere de la doclrine c.-a-d. de Venseignemcnt.

S. Paul montre ensuite par deux comparaisons que le don des langues, s'il n'est accompagne du don d'interpretation, ne sert de rien a la communaute. La premiere est tiree des instruments de musique (7-9), la deuxieme des langues humaines (10-12).

Page 1