‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 120 sur 559 · DEUXIEME EPITRE AUX CORINTHIENS · texte numérisé non relu

DEUXIEME EPITRE AUX CORINTHIENS

voudrait faire peser encore la servitude de la lettre sur la liberte de l'Evangile, il compare les deux alliances et les deux ministeres qui s'y rattachent, et fait ressortir, dans un contraste dramatique, d'une part les gloires internes de son ministere, de l'autre les humiliations et les faiblesses qui semblent l'accabler. Enfin, apres avoir detourne les fideles des rapports trop intimes avec les parens, il revient aux heureux effets que sa premiere lettre a produits sur eux et aux motifs de connance qui en resultent pour lui.

IIe Partie (viii-ix) : recommandations au sujet de la collecle pour les chrctiens pauvres de Jerusalem.

IIIe Partie (x-xiii). S. Paul a ici en vue surtout la minorite de l'Eglise de Corinthe, toujours opiniatre dans ses intentions hostiles. II revendique, contre ces adversaires, sa dignite apostoltque et refute leurs calommes.

Erasme regardait cette epitre comme le chef-d'oeuvre oratoire de l'Apotre, et le celebre Hug la comparait au discours de Demosthene pro Corona. Dans aucune autre, en effet, la personnalite de S. Paul n'est plus en jeu et ne se revele plus spontanement ni plus profondement, sous lemotion de plus ameres epreuves et de plus cruelles angoisses. On admire ailleurs la force de sa dialectique et l'elevation de son esprit; ici, e'est l'ardeur du sentiment qui domine. II s'agissait pour lui d'arracher a sa perte une Eglise fondee au prix de mille fatigues, de regagner le cceur de ses enfants que des adversaires essayaient de lui ravir. De son ame emue, inquiete comme celle d'une mere, sortent a flots presses la priere et la menace, de vifs et tendres reproches, une douce et mordante ironie, et surtout des accents de tendresse d'une eloquence penetrante (par ex. II Cor. vi, n sv.).

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