Timeo enim ne forte cum ve
4. Paroles ineffables, c.-a-d. choses mysierieuses (litt. qui n'ont pas e'te diles). — // jt'est pas permis de reveler; cette sublime revelation, S. Paul doit la garder pour lui, car il l'a regue pour lui seul, comme une preparation de lumiere et de force a la grande mission qu'il devait remplir. D'autres. il n'est pas possible dexprimer : ce que l'Esprit-Saint lui a fait entendre, il ne peut l'exprimer dans notre langage, qui emprunte tous ses elements aux objets sensibles.
5. S. Paul continue de presenter le ravi comme un autre, et e'est ainsi qu'il peut se glorifier de cette faveur. Quand il s'agit de lui-meme, il reste fidele il ce qu'il a dit chap, xi, 30.
7. Mis dans (litt. domic pour) ma chair par Dieu. — Une tfcharde, un eclat de bois, (com p. Nombr. xxxiii, 55) une epine : figure, soit de tentations de la chair, soit plus probablement de quelque souffrance corporelle. Cette interpretation donn^e par les Peres grecs
et la plupart des anciens exe'getes, " est bien plus naturelle, et mieux en harmonie avec les termes de I'Apotre, la position ou il se trouve et tout le contenu de sa lettre. " [Man. bibl., iv, n. 719).— Un ange de Satan : apposition a ce qui precede; l'echarde personnifiee devient un ministre de Satan.
8-9. La Vulgate commence le vers. 8 par e'est pourquoi. Le sens litteral du grec est, au sujet duquel, de l'ange de Satan. — Le Seigneur, le Christ. — Se niontre tout enlierc, litt. donne toute sa mesure, lorsqu'elle fait triompher la faiblesse de l'homme.