‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 149 sur 559 · Tile... lefrcre : voy. viii · texte numérisé non relu

Tile... lefrcre : voy. viii

19. Devant Dieu, que je reconnais seul pour juge (I Cor. iv, 3).— En J.-C., sans jalousie comme sans vanite, comme il convient a un chretien qui vit de la vie du Christ.

154 EPITRE AUX CORINTHIENS. Chap. XII, 21; XIII, 1

mon arrivee je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que par suite vous ne me trouviez tels que vous ne voudriez pas. Je crams de trouver parmi vous des querelles, des rivalites, des animosites, des contestations, des medisances, des faux rapports, de l'enflurc, des troubles. 2I Je crains que, lorsque je serai de retour chez vous, mon Dieu ne m'humiliede nouveau a votre sujet, et que je n'aie a pleurer sur plusieurs pecheurs qui n'auront pas fait penitence de l'impurcte, des fornications et des dissolutions auxquelles ils se sont livres.

Ch.XIIL xC'est maintenant pour la troisieme fois que je vais chez vous.

" Toute affaire se decidera sur la declaration de deux ou trois temoins. " 2Je l'ai deja dit, et je le repete a l'avance; aujourd'hui etant absent comme lors de mon second sejour etant presentje declare a ceux qui ont deja peche et a tous les autres que, si je retournc chez vous, ie n'userai d'aucun management, 3puisque vous cherchez une preuve que le Christ parle en moi, lui qui n'est pas faible a votre egard, mais qui est puissant pour sivir parmi vous. 4 Car, s'il a ete crucifie a cause de sa faiblesse, il vit par la puissance de Dieu ; or nous aussi, nous sommes faible en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu, pour sevir parmi vous. sExaminez-vous vous-memes, pour voir si vous etes

dans la foi ; eprouvez-vous vousmemes. Ne reconnaissez-vous pas que Jesus-Christ est en vous ? A moins peut-etre que vous ne soyez pas des cJiretiens eprouv£s. 6Mais j'espere que vous reconnaitrez que nous, nous sommes eprouve. 7Cependant nous prions Dieu que vous ne fassiez rien de mal.non pour paraitrenous-meme eprouve, mais arm que vous pratiquiez ce qui est bien, dussions-nous passer pour non eprouve. 8Car nous n'avons pas de puissance contre la verite; nous n'en avons que pour la verity. 9C'est un bonheur pour nous lorsque nous sommes faible, et que vous etes forts, et meme c'est la ce que nous demandons dans nos prieres, que vous soyez consommes en perfection. IOC'est pourquoi je vous £cris ces choses pendant que je suis loin de vous, afin de n'avoir pas, arrive chez vous, a user de severite, selon le pouvoir que le Seigneur m'a donne" pour edifier, et non pour detruire.

i:Du reste mes freres, soyez dans la joie, rendez-vous parfaits, consolez-vous, ayez un meme sentiment, vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous.

I2Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent.

'3 Que la grace de notre Seigneur Jesus-Christ, l'amour de Dieu et la communication duSaint-Espritsoient avec vous tous !

CHAP. XIII

2. Mon second sejour : ce second sejour de S. Paul ri Corinthe avait sans doute e^e trop court pour lui permettre de proceder juridiquement contre les coupables.

3. Puisque : d'autres, avec la Vulgate, vers. 3 : Est-ceqice vous cherchez une preuve, etc.? Vers. 4 : explication incidente. Vers. 5 : Examines-vous plutot vous-mimes, etc.

4. De sa faiblesse, comme homme, et surtout comme victime volontaire pour les pe-ches du monde. — De Dieu, qui l'a ressuscite et glorifie\ Pensee : S. Paul, dans son union avec le Christ, est, comme lui, tout a la fois faible et fort.

5. Au lieu de chercher une preuve que le Christ parle en moi (vers. 3), examinez-vous plutot vous-memes, pour savoir si vous etes

EPIST. B. PAULI AP. AD CORINTH. II\ Cap. XII, 21; XIII, 1— 13. 155

nero, non quales volo, inveniam vos : et ego inveniar a vobis, qualem non vultis : ne forte contentiones, aemulationes, animositates, dissensiones, detractiones, susurrationes, inflationes, seditiones sint inter vos : 21. ne iterum cum venero, humiliet me Deus apud vos, et lugeam multos ex iis, qui ante peccaverunt, et non egerunt poenitentiam super immunditia, et fornicatione, et impudicitia, quam gesserunt.

— *— CAPUT XIII. ;;:

Comminatur iis qui peccaverunt, quos ad poenitentiam provocat, ne ad ipsos veniens cogatur severe eos castigare data sibi a Christo potestate, cujus virtutem merito deberent in seipsis agnoscere, additque generalem exhortationem, et salutationes.

CCE tertio hoc venio ad vos : aIn ore duorum, vel trium testium stabit omne verbum. 2. Praedixi, et praedico, ut praesens, et nunc absens iis, qui ante peccaverunt, et ceteris omnibus, quoniam si venero iterum, non parcam. 3. An experimentum quaeritis ejus, qui in me loquitur Christus, qui in vobis non infirmatur, sed potens est in vobis? 4. Nam

etsi crucifixus est ex infirmitate :

sed vivit ex virtute Dei. Nam et nos inflrmi sumus in illo : sed vivemus cum eo ex virtute Dei in vobis. 5. Vosmetipsos tentate si estis in fide : ipsi vos probate. An non cognoscitis vosmetipsos quia Christus Jesus in vobis est? nisi forte reprobi estis. 6. Spero autem quod cognoscetis, quia nos non sumus reprobi. 7. Oramus autem Deum ut nihil mali faciatis, non ut nos probati appareamus, sed ut vos quod bonum est faciatis : nos autem ut reprobi simus. 8. Non enim possumus aliquid adversus veritatem, sed pro veritate. 9. Gaudemus enim, quoniam nos infirmi sumus, vos autem potentes estis. Hoc et oramus vestramconsummationem. 10. Ideo haec absens scribo, ut non praesens durius agam secundum potestatem, quam Dominus dedit mihi in aedificationem, et non in destructionem.

1 1 . De cetero, fratres, gaudete, perfecti estote, exhortamini, idem sapite, pacem habete, et Deus pacis, et dilectionis erit vobiscum.

12. Salutate invicem in osculo sancto. Salutant vos omnes sancti.

13. Gratia Domini nostri Jesu Christi, et caritas Dei, et communicatio sancti Spiritus sit cum omnibus vobis. Amen.

dans la foi vivante, et si vous ne seriez pas Chretiens seulement de nom. — J.-C. est en vous, manifeste sa presence parmi vous par les dons spirituels, les miracles. — Eprouve's, vrais, sinceres.

6. Efirouve, dans le sens du vers. 3 : que je suis un veritable apotre, investi de l'autorite de J.-C.

7. Men de mal : nous demandons cela ;i Dieu, non par un motif tgoiste, pour paraitre nous-mime tprouvii un veritable apotre :

la vertu des disciples tdmoigne de l'excellence du maitre; mais uniquement pour vous, afin que, etc.

8. Verite pratique. Notre pouvoir de punir cesse, en quelque sorte, si vous faites le bien. Comp. Rom. xiii, 3 sv.

9. Lorsque votre bonne conduite nous ote l'occasion de deployer notre autorite, alors vous etes forts vis-a-vis de nous.

10. User de seve'rite : S. Paul a surtout en vue la peine de l'excommunication.

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— :?:— Gpitrc aup Galatea,

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LA contree de l'Asie Mineure appelde d'abord Gallo-Grece, ensuite Galatie, tirait son nom des Gaulois. Au IIIe siecle avant J.-C, deux tribus de cette nation, les Trocmes ou Trocmiens et les Tolistoboges, unies a la tribu germaine des Teftosages, se precipiterent, dit l'historien Justin, comme un essaim d'abeilles sur la Macedoine et la Grece, puis passerent en Asie, ou elles recurent du roi de Bithynie, Nicomede, pour prix de services militaires, un territoire qu'clles agrandirent bientot par leurs conquetes. Ces tribus, au dire des anciens, etaient braves, passionnees pour la guerre et la liberte, mais d'un caraclere turbulent et mobile. Vers la fin du I U siecle avant J.-C, les Galates subirent le joug de la domination romaine. On leur laissa leur constitution et leurs tetrarques, qui prirent ensuite le nom de rois. Le dernier de ces rois fut Amyntas. A sa mort, l'an 26 avant J.-C, la Galatie perdit tout a fait son independance. Fondue avec les territoires de la Lycaonie, de la Pisidie et de la Pamphylie en une seule province appelee de son nom, elle fit desormais partie de l'Empire et obeit a des proconsuls.

C'est seulement dans le cours de sa deuxieme mission (Ad. xvi, 6) que S. Paul vint pour la premiere fois annoncer l'Evangile dans la Galatie proprementdite(r/;vyaAari/'."/;v'/wo2v), vers l'an 53. II visita une seconde fois cette chretiente lors de sa troisieme mission (Ad. xviii,23). Mais les Eglises de Galatie auxquelles s'adresse notre lettre (Gal. i, 2) semblent comprendre aussi les eglises fondees par l'Apotre dans la partie meridionale de la Galatie romaine — dans les pro-

vinces de Pisidie et de Lycaonie, — lors de son premier voyage apostolique (A61. xiii, 14; xiv, 22).

Cette chretiente comptait dans son sein un certain nombre de fideles d'origine juive ; mais les pa'i'ens convertis formaient la grande majorite de ses membres. Si nous trouvons dans la lettre tant d'explications allegoriques et de si frequentes allusions a l'ancien Testament, c'est que l'Apotre avait a refuter des adversaires qui invoquaient l'autorite de Moi'se et s'efforcaient d'amener les Galates aux pratiques du mosaisme : il devait les suivresur le terrain ou ils s'etaient places.

A cette epoque, en effet, s'agitait dans l'Eglise une grave question, que le succes des predications de Paul parmi les pa'i'ens avait fait surgir. Nous devons la bien preciser. II ne s'agissait pas de savoir s'il fallait admettre les geritils dans le royaume de Dieu, — sur ce point, tout le monde etait depuis longtemps d'accord (Acl. x et xi), — mais de savoir a quelles conditions ils devaient y etre admis. Est-il necessaire de devenir juif pour devenir chretien? Faut-il passer par le juda'i'sme pour arriver a l'Evangile et avoir part aux benedictions promises a Abraham? Voila le point du debat. Ceux qui soutenaient les droits de la vieille religion, devaient necessairement imposer la circoncision aux pa'i'ens ; car e'etait par la circoncision seule qu'on pouvait etre materiellement incorpore au peuple elu, devenir membre de la famille d'Abraham et heritier des promesses.

Le christianisme et le juda'i'sme combattaient ici pour leur existence.

Si les pa'i'ens entrent directement

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