Par la foi, Hab. ii, 4. Comp. Rom. i
12. D'autres : Apest pas de meme nature. — Par eux, Lev. xviii, 5.
13. Liaison : ce n'est pas la loi, e'est J.-C. qui nous a rac/iete's, nous, Chretiens sortis du Judaisme. — Pour nous, a notre place. — A/audit... : citation libre, d'apres les Septante, de Deut. xxi. 23. Dans ce passage Dieu ordonne que le cadavre du criminel condamne a mort et ext'eute soit suspendu ;i un gibet, probablement en forme de croix, pais jusqu'a la nuit seulement, car maudit est quiconque, etc. ; on se hatait de l'inhumer pour faire disparaitre une souillure de la terre d' Israel. C'est pour cette raison que la croix etait pour les Juifs un scandale permanent.
14. Afin que (but immediat de la mort du Sauveur) la loi, mur de separation entre les Juifs et les gentils, e*tant ddtruite, la be'nediclion, etc. ; afin que (but ulterieur et dernier) nous tous, sortis du judaisme ou de la gentilite, nous remissions rEsprit-Sa'mt, sceau de notre filiation divine et gage de 1'e'ternel heritage. Ces derniers mots sont la reponse a la question du vers. 2.
15. Freres : expression du tendre amour de Paul pour les Galates,malgre son me'eontentement (vers. 1). — Je fiarle, etc. : il s'excuse d'emprunter une comparaison a ce qui se passe parmi les hommes dans la vie ordinaire.
16. A sa descendance, Gen. xiii, 15; xvii, 8. Dans ces deux passages, l'objet de la promesse est la terre de Chanaan ; mais cette terre etait la figure du royaume futur du Messie. — A ses descendants, litt. a ses descendances. Mais alors, dit-on, !e raisonnement de l'Apotre ne prouve plus rien, puisque le mot biblique, dans les trois langues sacrees aussi bien qu'en fran^ais, ne sVmploie jamais au pluriel, (excepte I Sam. viii, 15 pour signifier les cereales). — Rep. : L'Esprit de Dieu, en choisissant un mot qui de'signe une unite collective, de preference a un pluriel, en/ants ou descendants, par exemple, indiquait un objet de la promesse colleclivement un, savoir le Christ uni a tous ceux qui ne forment avec lui qu'un seul corps, le Christ personnel, dit S. Augustin, et le Christ mystique, Jesus-Christ et son Eglise.
168 EPITRE DE S. PAUL AUX GALATES. Chap. Ill, 17—28.
seul, savoir le Christ. *7 Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans apres ne la rend pas nulle, de maniere a
rendre vaine la promesse. l8Car si l'heritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse; or c'est par une promesse que Dieu a fait a Abraham ce don de sa grace.
2o CHAP, ill, 19 — IV, 7. — Le role de la Loi dans l'economie du salut. Elle a ete donnee aux Hebreux comme un pedagogue charge de les conduire a Jesus-Christ [vers. 19 — 24} La foi nous a affranchis de la tutelle de la Loi [25 — 29], dont par consequent le temps est passe [IV, i — 7]-
KWssafOurquoi done la Loi ? Elle a ete ajoutee a cause des transgressions, jusqu'a ce que vint " la descendance " a qui la promesse avait ete faite; elle a ete promulguee par les anges, par l'entremise d'un mediatcur. 2°Or le mediateur n'est pas mediatcur d'un seul, mais Dieu est un seul.
21 La Loi va-t-elle done contre les promesses de Dieu? Loin de la! S'il eut ete donne une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait reellement de la loi. "Mais l'Ecriture a tout enferme sous le peche, afin que, par la foi en Jesus-Christ, ce qui avait ete promis fut donne a ceux
qui croient. 23Avant que vint la foi, nous etions enfermes sous la garde de la Loi, en vue de la foi qui devait etre rev^lee. 24Ainsi la Loi a ete notre pedagogue pour nous conduire au Christ, afin que nous fussions justifies par la foi.
25Mais la foi etant venue, nous ne sommes plus sous un pedagogue. 26Car vous etes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jesus. 27Vous tous, en effct, qui avez ete baptises dans le Christ, vous avez revetu le ( hrist. 28 II n'y a plus ni Juif ni Grec ; il n'y a plus ni esclave ni homme librc; il n'y a plus ni homme ni femme : car vous n'etes tous qu'une
17. Une alliance, celle de Dieu avec Abraham. — Conclu en lw>ine forme; d'autres, confirme" par serment {Gen. xxii, 16).
— Le texte recu ajoute : en vue du Christ.
— D'apres Gen. xv, 13 fcomp. Ail. vii, 6) les fils d'Israel sejouincrent dans la terre etrangere pendant 400 ans; YExode xii, 40, dit quatre cent trente. D'autre part la promesse faite a Abraham eut lieu 200 ans avant Pentree en Egypte. La Loi aurait done suivi la promesse non pas de 400 ou de 430, comme le dit ici S. Paul, mais de 600 ans. Cette difficulte a recu deux solutions qui paraissent dgalement satisfaisantes. i° Les 400 ans comprennent a la fois le sejour des patriarches dans la terre de Chanaan et celui de leurs descendants en Egypte. Voy. Exod. xii, 40 dans la version des LXX; Gen. xv, 13 peut facilement s:entendre dans le meme sens. 2° La promesse faite a Abraham a ete plusieurs fois renouvelee <h Isaac, Gen. xxvi, 3 sv. ; a Jacob, xxviii, 13 sv. ; xxxv, 12; xlviii, 4). S. Paul compte les 400 ans (nombre rond) a partir du dernier renouvellement de la promesse.