‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 162 sur 559 · L7ie'ritage,\e contenu de la promesse · texte numérisé non relu

L7ie'ritage,\e contenu de la promesse

faite a Abraham, designe tout d'abord la terre de Chanaan, mais surtout le royaume messianique, le salut en J.-C. — Par l'observation de la loi, de telle sorte que l'homme put meriter ce salut par ses ceuvres, inde"pendamment de la loi. — Or, nul ne peut le contester, c'est par une promesse gratuite, etc. Comp. Rom. iv, 4 sv.

19. Ajoutee, non comme une stipulation nouvelle (vers. 15), mais comme une institution distincfte, d cause des transgressions, pour les /aire apparaitre, pour que l'homme eut conscience de sa faiblesse morale, et fut ainsi prepare au salut par J.-C. Voy. le developpement de cette pensee Rom. v, 20; vii, 7-13. — Les anges, selon une tradition juive, dont la premiere trace se trouve Deut. xxxiii, 2 (LXX) et qui se trouve olairemont affirmee dans le N. T. Comp. Ad. vii. 53; Hebr. ii, 2. — D'un me'dialeur entre Dieu etle peuple, MoVse (Deut. v, 5 sv. Comp. ix, 9 sv.). S. Paul fait ressortir par la le caractere intermediaire et subordonne de la Loi.

20. Gal. iii, 20. L'entremise d'un mediateur prouve que l'alliance conclue au pied du Sinai avait le caraclere dun veritable

EPIST. B. PAULI AP. AD GALATAS. Cap. Ill, 17—28.

tuo, qui est Christus. 17. Hoc autem dico, testamentum confirmatum a Deo : quae post quadringentos et triginta annos facta est lex, non irritum facit ad evacuandam promissionem. 18. Nam si ex lege hereditas,jam non ex promissione. Abrahae autem per repromissionem donavit Deus.

1 9. Quid igitur lex? Propter transgressiones posita est donee veniret semen, cui promiserat, ordinata per Angelos in manumediatoris. 20. Mediator autem unius non est : Deus autem unus est.

21. Lex ergo adversus promissa Dei? Absit. Si enim data esset lex, quae posset vivificare, vere ex lege

esset justitia. 22. ASedconclusit Scri- h Rom. 3,9. ptura omnia sub peccato, ut promissio ex fide Jesu Christi daretur credentibus. 23. Prius autem quam veniret fides, sub lege custodiebamur conclusi in earn fidem, quae revelanda erat. 24. Itaque lex paedagogus noster fuit in Christo, ut ex fide justificemur. 25. At ubi venit fides, jam non sumus sub paedagogo.

26. Omnes enim filii Dei estis per fidem, quae est in Christo Jesu.

27. 'Ouicumque enim in Christo 'Rom. 6,3. baptizati estis, Christum induistis.

28. Non est Judasus, neque Grascus : non est servus, neque liber :

non est masculus, neque femina.

Omnes enim vos unum estis in

contrat. Dieu s'obligeait vis a vis du peuple hebreu a le benir sous la condition qu'il observat sa Loi (comp. v. 12); et e'est en effet a quoi les fils d'Israel s'engagerent {Exod. xix, 5-8; Dent, v, 24 sv.). Au contraire, dans la promesse, Dieu est seul; il ne contracle aucune dette vis a vis de 1'homme a qui il promet. La loi n'a done pas pu se substituer a la promesse et l'abolir.

21. La loi abroge-t-elle, en la rendant inutile, l'alliance de Dieu avec Abraham? — La vie spirituelle, le salut, 1'heritage celeste. — Viendrait de la loi, et la promesse serait rendue inutile.

22. U Ecriture personnifiee, comme au vers. 8 : Dieu dans l'Ecriture proclame tous les hommes pecheurs (voy. Rom. iii, 10 sv.), il les tient comme enfermes dans le peche-, sans qu'ils puissent par eux-memes arriver a la delivrance, e'est-a-dire a la justice et a la saintete. — Tout, non seulement les hommes, mais toute creature (voy. Rom, viii, 20 sv. ). — A/in que ce qui avail etc promis; litt. la promesse, la benediction promise. — Lafoi en J.-C; litt. de J.-C, objet et auteur de notre foi.

23. Lafoi, l'objet de la foi, l'Evangile. — Rivdlde, manifested en J.-C. Telle fut l'economie de l'ancien testament : Dieu se choisit un peuple pour en faire, au milieu du monde paien, le porteur de la revelation, le gardien du culte du vrai Dieu. II lemet sous le joug d'une loi positive, qui conserve vivante la conscience du peche" et tient en eveil le desir du Redempteur. Cette loi, avec ses prescriptions ininutieuses, etait comme une barriere, destinee d'abord ;\ preserver Israel d'un contact: dangereux avec la gentilite, et a tomber ensuite, pour ne fa'ue des Juifs et des gentils qu'un seul

peuple de Dieu par leur commune foi en Jesus-Christ.

24. Les pedagogues, chez les Grecs et les Romains, etaient ordinairement des esclaves qui accompagnaient partout les enfants confi.es a leurs soins, veillaient sur eux et leur apprenaient les premiers elements des connaissances, jusqu'a ce que l'enfant put entendre plus tard les lecons de quelque maitre renomme. Tel fut exactement le role de la loi aupres du peuple juif.

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