‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 214 sur 559 · Salutatio, mea manu Pauli · texte numérisé non relu

Salutatio, mea manu Pauli

Memores estote vinculorum meorum.

Gratia vobiscum. Amen.

maison, pour le service divin, une partie des fideles de Laodicee.

16. Celle qui vous arrivera de Laodicee. II ne s'agit pas ici d'une lettre adressee a S. Paul par les fideles de cette ville, mais, ou bien d'une lettre de S. Paul adressee a l'Eglise de Laodicee et qui serait perdue, ou peut-etre de notre epitre mix Ephesiens, laquelle, destinee a etre lue par les Eglises

de la province, devait arriver de Laodicee a Colosses.

17. A Archippe, probablement un pretre charge de gouverner l'Eglise de Colosses en l'absence d'Epaphras ; peut-etre le fils de Philemon {Phil. 2).

18. Apres avoir dicle sa lettre, probablement a Timothee (Col. i, 1), S. Paul ajouta ces mots de sa main.

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Inttabucticm.

LA predication de saint Paul a Thessalonique est racontec dans les Actes (xvii, I sv.).

Apres un sejour d'au moins trois semaines (Afl.xv'ri, 2), et pcut-etre plus, dans cette ville (an 52), il dut la quitter brusquement, par suite d'un soulevemcnt des Juifs qui en voulaient a sa vie {Ail. xvii, 10; I Tkess. ii, 15). II y laissait une petite communaute chr&ienne, composee surtout de pai'ens convertis (Ad. xvii, 4; I T/iess. i, 9. Comp. ii, 14), et a laquclle il portait un interet d'autant plus vif, qu'il avait cu a i)einc lc temps de I'instruire. Oblige1 bientot paries intrigues des Juifs de quitter aussi Beree 011 il s'ctait d'abord re'fugie' avee Silas et Timothee, il se rendit a Athenes. Inquiet du sort de sa jeune Eglise de Thessalonique (I Tkess. ii, 17 sv.), il lui envoya de cette villc son fidele Timothee {Aft. xvii, 15, 16; I TJiess. iii, 1 sv.). Celui-ci, sa mission accomplie, vint avee Silas rejoindre Paul a Corinthe {Aft. xviii, 5).

Les nouvelles qu'il apportait etaient en grande partie favorables : les neophytes perseveraient dans la foi sous le feu des persecutions suscitees par les Juifs; une charite vraiment fraternelle regnait parmi eux (I TheSs. iii, 6, 9; iv, 9; v, 11); mais la luxure et la cupidite, ces deux vices capitaux du paganisme, n'avaient pas completement disparu (I T/icss. iv, 3 sv.). A cela se joignaient des inquietudes et des troubles d'une autre sorte. D'apres l'Evangile, les chretiens ne doivent esperer une delivrance complete qu'au jour du second avenement de Jesus- Christ. Or, cet avenement glorieux, les fideles de Thessalonique le regardaient comme prochain ; ils esperaient meme le voir se realiser de

leur vivant. Et comme, depuis le depart de S. Paul, plusieurs neophytes avaient disparu de ce mondc avant d'avoir vu le retour du Christ, les autres se demandaient avee inquietude comment ces morts auraient part a la felicite du salut messianique (I Thess. iv, 13 sv.).

Cette situation explique tout a la fois l'occasion et le but de la premiere epitre aux Thessaloniciens, qui est aussi la premiere en date de toutcs les epitres de S. Paul. L'Apotre l'ecrivit de Corinthe, pendant le sejour tie dix-huit mois qu'il fit dans cette ville (Atl. xviii, 11), probablement vers la fin de l'an 52. En effet, quand il l'ecrivit, Silas et Timothee etaient avee lui ; ce qui d'apres les Acles xviii, 5 eut lieu a Corinthe seulcmcnt. La fraicheur et la vivacite des souvenirs font croire que la separation etait encore assez reccnte (i, 6, 9; ii, 9), et e'est, semble-t-il, le sens de son proprc temoignage (ii, 17). Toutefois elle devait etre d'au moins plusieurs mois. Car dans l'intervalle, Paul avait fonde l'Eglise de Beree et evangelise Athenes; Timothee avait rempli sa mission a Thessalonique et rejoint l'Apotre ; la nouvelle de la conversion et de la foi des Thessaloniciens s'etait repandue dans la Grece et dans l'Asie mineure. Le sejour de Paul a Corinthe ayant eu lieu en 52, nous pouvons, avee beaucoup de vraisemblance, dater cette lettre de la fin de cette annee 011 du commencement de l'annee suivante.

L'authenticite des epitres aux Thessaloniciens n'a souleve aucun doute dans l'antiquite, et les objections de quelques critiques modernes sont restees sans echo. Non seulement elles s'enchassent avee fa-

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