Non retinetisquod cum adhuc
essem apud vos, haec dicebam vobis? 6. Et nunc quid detineat scitis, ut reveletur in suo tempore. 7^Nam mysteriumjamoperaturiniquitatis:
tantum ut qui tenet nunc, teneat, donee de medio fiat. 8. Et tunc revelabitur i lie iniquus, *quem Dominus Jesus interficiet spiritu oris sui, et destruet illustratione adventus sui eum : 9. cujus est adventus secundum operationem satanas in omni virtute, et signis, et prodigiis mendacibus, 10. et in omni seductione iniquitatis iis, qui pereunt :
eo quod caritatem veritatis non receperunt ut salvi fierent. 11. Ideo mittet illis Deus operationem erroris ut credant mendacio, 1 2. ut judicentur omnes, qui non crediderunt veritati, sed consenserunt iniquitati.
13. Nos autem debemus gratias agere Deo semper pro vobis fratres dilecti a Deo, quod elegerit vos Deus primitias in salutem in sanctificatione spiritus et in fide veritatis : 14. in qua et vocavit vos per Evangelium nostrum in acquisitionem glorias Domini nostri Jesu Christi.
1 5. Itaque fratres state : et tenete
tre l'Antechrist; mais plusieurs fois elle applique ce terme a l'avenement du Christ, p. ex. I Tim. vi, 15; Ail. i, 7.
7. Le mystere d'iniquite', le plan cache de l'esprit du mal, qui agit maintenant dans les Jils de la rebellion (Eph. ii, 2) s'execute sous nos yeux; ilaboutira a produire l'apostasie et 1'homme d'iniquite; mais settlement jusqu'd ce que celui qui reiient, retarde encore l'avenement du Christ se produise du milieu des mysterieuses tenebres ou il se prepare. — Ainsi, au vers. 6 ce qui retient, ~Jj y.i-.i/jy) e'est l'ensemble des conditions prealables a l'avenement du Christ, c.-a-d. l'apostasie et l'apparition de l'Antechrist; au vers. 7 celui qui retioit, 6 xa7s'/wv e'est specialement 1'homme de peche, qui doit prealablement a l'avenement du Christ, sortir du milieu de l'humanite travaille'e par l'esprit antichretien. i-. Aug., de Civ. Dei, xx, chap. 19, ?i. 3 explique de meme les mots : ix (Jteuou -{vn-.T.'. « hoc est donee exeat de medio Ecclesias mysterium iniquitatis. »
Suivant d'autres, il s'agit de l'avenement non pas de notre Seigneur, mais de l'Antechrist. Le xi xotexov, ce qui retient, du verset 6, e'est l'obstacle qui l'empechede parai-
tre; et au vers. 7 celui qui retient, 6 xaxs/wv, e'est la puissance qui arrete jusqu'a present l'apparition de Thomme de peche, qui ne pourra se montrer que lorsqu'elle sera retranchee. Ouant a savoir quelle est cette puissance, le plus sage dans cette opinion est de souscrire aux paroles de S. Augustin (1. c.) : « Je confesse que j'ignore absolument ce qu'entendait 1'Apotre. »
Vulg. : Que celui qui tient le Christ et sa vraie religion, les retienne, s'y tienne fortement attache, jusqu'd ce que l'apostasie ait disparu du milieu de PEglise.
9. Selon la puissance de Satan agissant en lui. — Alensongers, ou menteurs, non en ce sens qu'ils ne seront pas reels, mais parce qu'ils donneront au mechant l'autorite' d'un envoye' de Dieu.
13. Comme des prentices : l'Eglise de Thessalonique etait une des premieres que Paul eut fondees en Europe. Allusion a la loi de l'ancien Testament, d'apres laquelle Dieu se re'servait les pre"mices pour lui ctre offertes en sacrifice {E.xod. xxv, 5; Nombr. xv, 19). D'apres une autre lec,on, des le commencement, de toute e'ternite.
248 I1MK EPITRE AUX THESSALONICIENS. Chap. II, 16— III, 18.
vous avez recus, soit de vive voix, soit par notre lettre. l6Que notre Seigneur Jesus-Christ lui-meme, que Dieu notre Pere, qui nous a aimes et nous a donne par sa grace une
consolation eternelle et une bonne esperance, r7 console vos coeurs et vous affermisse en toute bonne oeuvre et en toute bonne parole !
3° — chap. Hi. — Exhortations diverses. Apres s'etre recommande a leurs prieres [vers, i, 2], et avoir exprime la confiance que Dieu les preservera de tout mal [3 — 5], il les exhorte a vaqucr en paix a leur travail [6 —10] et a se separer de tout frere qui n'obeirait pas a ses injonctions [11 — 15].
nuit et jour a l'ceuvre, dans la fatigue et la peine, pour n'etre a charge a aucun de vous. 9Ce n'est pas que nous n'en eussions le droit; mais nous avons voulu vous donner en nousmeme un modele a imiter. IOAussi bien, lorsque nous etions chez vous, vous disions-nous exprcssement : " Si quelqu'un nc veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus." "Cependant nous apprenons qu'il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le desordre, tiui nc travaillent pas, mais qui ne s'occupent que de choses vaines. I2Xous les invitons et nous les exhortons par le Seigneur Jesus- Christ a manger un pain qui soit le leur, en travaillant paisiblement.
'3 Pour vous, freres, ne vous lassez pas de faire le bien. x4Et si quelqu'un n'obeit pas a l'ordre donne par cette lettre, notez-le et ne le frequentez plus, afin qu'il eprouve de la honte.
lS Xe le regardez pourtant pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frere.
Ch. I UAfStf I" restc, freres, pricz pour nous,
afin que la parole du Seigneur L"-' poursuive sa course et soit glorifiee, comme elle Test chez vous, 2et afin que nous soyons del ivies des homines facheux et pervers; car la foi n'est pas le partage de tons.
Mais le Seigneur est fidelc, il vous afifermira et vous preservera du mal.
4 Nous avons en vous cette confiance dans le Seigneur, que vous faites et que vous ferez ce que nous vous prescrivons. sQue le Seigneur dirige vos coeurs vers l'amour de Dieu et vers la patience du Christ !
6Nous vous recommandons, freres, au nom de notre Seigneur Jesus- Christ, de vous eloigner de tout frere qui vit dans le desordre, et nc sc conforme pas a l'instruction qu'on a ecc.ue de notre part. ~ Vous save/, vousmernes ce que vous devez faire pour nous imiter; car nous n'avons pas vecu parmi vous dans le desordre. 8Nous n'avons mange gratuitement le pain de pcrsonne; mais nous avons ete
40 — EPILOGUE [vers. 16—18].
^UE le Seigneur de la paix
vous donne lui-meme la paix
en tout temps et de toute
maniere! Que le Seigneur soit avec
tous!
r7LA salutation est de ma
propre main, a moi paul; c'est la ma signature dans toutes mes lettres : c'est ainsi que j'ecris. l8que la grace de notre Seigneur Jesus-Christ soit avec vous tous!
EP. 13. PAULI AP. AD THESSAL. IIA. Cap. II, 16— III, 18. 249
traditiones, quas didicistis, sive per sermonem, sive per epistolam nostram. 16. Ipse autem Dominus noster Jesus Christus, et Deus et Pater noster, qui dilexit nos, et dedit consolationem aeternam, et spem bonam in gratia, 17. exhortetur corda vestra, et confirmet in omni opere, et sermone bono.
— *— CAPUT III. —■ fr- Cupit ut pro se precentur, confidens quod servaturi sint ipsius prsecepta : monetque ut subtrahant se a Christianis nolentibus servare qua? ipse instituerat, nee manibus laborare,quod tamenipsemet Paulusapud eos fecerat : cavet tamen ne tales ut inimicos existiment, sed ut fratres corripiant.
E cetero fratres orate pro nobis !ut sermo Dei currat, et clarificetur, sicut et apud vos : 2. et ut liberemur ab importunis, et malis hominibus : non enim omnium est fides.
3. Fidelis autem Deus est, qui confirmabit vos, et custodiet a malo.
4. Confidimus autem de vobis, in Domino, quoniam quas pra?cipimus, et facitis, et facietis. 5. Dominus autem dirigat corda vestra in caritate Dei, et patientia Christi.
6. Denuntiamus autem vobis fratres in nomine Domini nostri Jesu Christi, ut subtrahatis vos ab omni fratre ambulante inordinate, et non secundum traditionem, quam acceperunt a nobis. 7. Ipsi enim sci-
tis quemadmodum oporteat imitari nos -.quoniam noninquieti fuimus inter vos: s.*neque gratis panem manducavimus ab aliquo, sed in labore, et in fatigatione, nocte et die operantes, ne quern vestrum grayaremus. 9. Non quasi non habuerimus potestatem, sed ut nosmetipsos formam daremus vobis ad imitandum nos. 10. Nam et cum essemus apud vos, hoc denuntiabamus vobis :
quoniam si quis non vult operari, nee manducet. 1 1. Audivimus enim inter vos quosdam ambulare inquiete, nihil operantes, sed curiose agentes. 12. lis autem, qui ejusmodi sunt, denuntiamus, et obsecramus in Domino Jesu Christo, ut cum silentio operantes, suum panem manducent.
13. c Vos autem fratres nolite deficere benefacientes. 14. Quod si quis non obedit verbo nostro per epistolam, hunc notate, et ne commisceamini cum illo ut confundatur : 15. et nolite quasi inimicum existimare, sed corripite ut fratrem.
1 6. Ipse autem Dominus pacis det vobis pacem sempiternam in omni loco. Dominus sit cum omnibus vobis.
17. Salutatio, mea manu Pauli quod est signum in omni epistola ita scribo. 18. Gratia Domini nostr Jesu Christi cum omnibus vobis Amen.
* AdY.20.34.
[Cor |. 1 2.
1 Thess. 2,
Gal. 6, 9.
17 . Console ... affermisse,ZM singulier • Dieu le Fereet J.-C. sont un : comp. I Thess. iii, 1 1.
CHAP. III
2. Dcs hommes fdcheux, intraitables, etc., des Juifs fanatiques {All. xvii, 13 sv.; xviii, 6, 12 sv.). — Car : qu'il existe de tels hommes, cela ne doit pas nous etonner, car tons n'ouvrent pas leur ciuur a la foi.
3. l)u malt ou tin Malin du diable. Comp. Matth. xiii, 19; Eph. vi, 16.
5. La patience de J.-C. une patience chretienne, semblable a celle que Jesus montra dans ses ^preuves. — D'autres : vers i aliente patiente du Christ.
7. Van dans le desordi e, trouble dans I'ordre etabli par Dieu.
16. Et de toute mantire. D'autres manuscrits, en tout lieu. (Vulg.)
17. Je vans saluc. Apres avoir dicle jusque-la, Paul ccrit luiincme la salutation et le souhait qui terminent la lettre.
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* " TOinii nirrii] xiinir: TiiitiimiiiiHiniiiHinriimiiniii iiiiiiiiiiiiiiiiniiri minimiii"' ^"
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Intraburtion.
LES deux epitres a Timothee et l'cpitrc a Tite sont souvent designees sous lc nom d'lipitrcs pastorales. Cette denomination, qui n'est pas tres ancienne, leur convient parfaitement, soit a cause de leur contcnu, soit a cause de leur destination : adrcssees a des pasteurs de l'Eglise, elles traitent principalement des devoirs de la charge pastorale.
Non pas qu'on y trouve un traite complet sur ce sujet : elles n'embrassen4. pas tout l'ensemble des fonclions et des obligations des pasteurs, et les matieres n'y sont pas disposers dans un ordre methodiquc; en outre, maintes recommandations qui y figurent se rapportent a des circonstances de temps et de lieu qui n'existent plus. Ces lettres, neanmoins, renferment un riche fonds d'enseignement et d'exhortation ; e'est a cette source qu'ont puise dans tous les siecles les pasteurs et les doctcurs, et elles n'ont pas cesse de s'imposer comme le manuel, le guide divin de tous ceux que le Seigneur appelle a travailler a sa vigne.
Un lien de parente intime unit les trois epitres pastorales.Tout vest semblable : le style, le fond des idees, les heresies combattues, la situation ec-
elesiastique supposee, les conseils pratiques formules. On dirait memeparfoisqu'elles se repetent et se copicnt l'une l'autre r. Elles appartiennent done a une seule et meme periode de la vie de l'Apotre. D'autre part, il est incontestable qu'elles sont posterieures a toutes les autres : aucune autre n'atteste un pareil developpement des do6lrines gnostiques2 etde la hierarchic ecclesiastique. C'est done hors du cadre de la vie de S. Paul, tel que nous le donne le livre des A6tes, que nous devons leur chcrcher une place. Cette place, nous la trouvons tout naturellement dans les trois dernieres annees de l'Apotre. De graves temoignages historiques ne pcrmettent guere de douter qu'il ait et£ deux fois captif a Rome. Delivre une premiere fois l'an 6$, il put faire encore quelques voyages, visiter quelques Eglises, avant d'etre ramene de nouveau prisonnier dans la capitate de l'Empire. D'apres cela, la premiere epitre a Timothee et celle a Tite auraient ete composees l'an 64 ou 65, et la deuxieme a Timothee serait comme le chant du cygne du grand Apotre, saluant, du fond de sa prison, la couronne de justice dont le souverain Juge s'appretait a couron-
1 Comp. I Tim. i, 4, 7.
— II Tim. ii, 23 avec Tit. i, 14; iii,9. I Tim. iii, 2 avec Tit. i, 7.
I Tim. iv, 1 sv. avec II Tim. iii, 1.
— I Tim. ii, 7 avec II Tim. i, 11.
-Toutefois, il faudrait se garder de con-
fondre le gnosticisme des Pastorales avec celui du IIe siecle. Xon seulement les erreurs combattues ici par S. Paul n'ont pas atteint le developpement auquel elles aniveront plus tard, mais elles ne sont pas tout a fait de meme nature que les heresies gnostiques
proprement dites. Celles-ci n'ont rien de commun avec le mosaisme; ce sont les speculations de la philosophic orientale qui envnhissent direclement le christianisme et le denaturent ; celles-la, au contraire, n'arrivent au christianisme qu'apres avoir passe par lejuda'rsme; ce sont des Chretiens judaisants qui l'y apportent ; ils se reclament de la Loi, dont ils pretendent etre docleurs : leur asedtisme repose, non sur un dualisme absolu, mais sur la distinction mosaique des aliments purs et des aliments impurs, etc.