‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 26 sur 559 · Ideo ex fide, ut secundum · texte numérisé non relu

Ideo ex fide, ut secundum

gratiam firma sit promissio omni semini, non ei, qui ex lege est solum, sed et ei qui ex fide est Abraham, qui pater est omnium nostrum.

17. (Sicut scriptum est : 'Quia patrem multarum gentium posui te) ante Deum, cui credidit,qui vi vificat mortuos, et vocat ea quae non sunt, tamquam ea quae sunt: 18. qui contra spem in spem credidit, ut fieret pater multarum gentium secundum quod dictum estei :rSic erit semen tuum. 19. Et non infirmatus est fide, nee consideravit corpus suum emortuum, cum jam fere centum esset annorum : et emortuam vulvam Saras. 20. In repromissione etiam Dei non haesitavit diffidentia, sed confortatus est fide, dans gloriam Deo : 21. plenissime sciens quia quaecumque promisit, potens est et facere. 22. Ideo et reputatum est illi ad justitiam.

23. Non est autem scriptum tantum propter ipsum quia reputatum

puisque les nations a qui elle est faite n'ont pas recu la Loi, condition indispensable dans cette hypothese absurde, pour y avoir part. Car l'heritage ne peut etre a la fois et sous le meme rapport, la recompense des ceuvres, accomplies independamment de la foi, par les seules forces naturelles, et un don tout gratuit, objet de la promesse. Comp. Gal. iii, 18.

15. Puree que... se rattache au v. 13. — Et Id oil il rty a pas de loi, en lisant avec le texte re<;u : ou yap, lecon suivie par la Vulgate. De bons manuscrits, l'ancienne Itala et plusieurs Peres ont lu : ou 8s, or Id oh il n'v a pas... Sens : La oil la promesse est absolue et independante de la Loi, Ik il ne saurait y avoir de prevarication qui empeche Dieu de dormer l'heritage promis. — La loi produit la colere divine, non direclement et par elle-meme, mais en eveillant l'attrait de la chose defendue et en revelant le peche a la conscience.

16. On est hdritier de la promesse, du saint messianique. — Assun'e, certaine, puisqu'elle depend, non de Paccomplissement de la Loi (qu'aucun Juif n'a observee parfaitement, ch. ii), mais de la grace et de la pure bonte- de Dieu, qui peut ainsi faire arriver la bcnddidlion promise et aux Juifs transgresseurs de la Loi et aux gentils idolatres.

17. Ecrit, Gen. xvii, 4, 5. Le changement du nom d'Abram en celui d'Abraham, signifieau sens propre sa posterite temporelle; au sens figure il a trait a sa posterite spirituelle. — Devant... Dieu, non d'apres l'opinion humaine, qui ne voit en lui que le pere des Juifs, mais selon la volonte" et le jugement irreformable de Dieu. — Qui ddnne, etc. : peinture de la toute-puissance divine, et peut-etre allusion au corps eteint {emortuum) d'Abraham et a la vocation des gentils, qui dtaient pour lui comme n'etant pas.

Les vers. 18-22 decrivent et caracle'risent la foi d'Abraham.

18. Conh-e toute raison humaine d'esperer. — Afin que indique le but que Dieu s'etait propose, non l'intention d'Abraham. — Dit, Gen. xv, 5. Le passage etant bien connu de ses lecleurs, S. Paul n'en cite que les derniers mots.

19. // 11c considera pas, ou d'apres une autre legon preferee par les meilleurs critiques : il considera sans trouble. La promesse de Dieu fut l'occasion pour Abraham d'un moment de surprise (Gen. xvii, 17; Comp. xv, 5), mais non pas d'hesitation. Aussi Dieu ne le reprit-il pas comme il le fit pour Sara. Gen. xviii, 10 sv.

23-24. L'histoire d'Abraham est comme un type qui vaut pour tous les temps, £t dont tous ceux qui aspirent a devenir ses verita-

20 EPITRE DE S. PAUL AUX ROMAINS. Chap. IV, 24, 25; V,

tice, 24mais c'est aussi pour nous, a qui elle doit etre imputee, pour nous qui croyons en celui qui a ressuscite d'entre les morts Jesus-Christ, Notre -

Seigneur,2Slequel a ete livre pour nos offenses, et est ressuscite pour notre justification.

DEUXIEME SECTION.— Excellence et efficacite de la justice par la foi [v, 1 — vm, 39].

1° — CHAP. V. — Premier fruit de la justification : la reconciliation avec Dieu et l'assurance du del [vers. 1 — 5]. Amour de Dieu prouve par le don qu'il nous a fait de Jesus-Christ [6 — 11]. Parallele entre Jesus- Christ, auteur de notre salut, et Adam, auteur de notre ruine [12 — 21].

Chap. V. fSsgjjTant done justifies par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Notre- Seigneur Jcsus- Christ, 2a qui nous devons d'avoir eu acces par la foi a cette grace dans laquelle nous demeurons fermes, et de nous glorifier dans l'esperance de la gloire de Dieu. 3Bien plus, nous nous glorifions meme dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la Constance, -»la Constance une vertu cprouvee, et la vertu eprouvee l'esperance. 5 Or l'esperance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est repandu dans nos cceurs par l'Esprit-Saint qui nous a etc donne.

6 Car, lorsque nous etions encore faibles, le Christ, au temps marque, est mort pour des impies. 7 C'est a peine si Ton meurt pour un juste, et peut-etre quelqu'un saurait-il mourir

pour un homme de bien. 8Mais Dieu montre son amour envers nous en ce que, lorsque nous etions encore des pecheurs, \au temps marqu/], 9 Jesus-Christ est mort pour nous.

A plus forte raison done, maintenant que nous sommes justifies dans son sang, serons-nous sauves par lui de la colere. IO Car si, lorsque nous etions ennemis, nous avons ete reconcilies avec Dieu par la mort de son Fils, a plus forte raison, etant reconcilies, serons-nous sauves par sa vie. "Bien plus, nous nous glorifions meme en Dieu par Notre- Seigneur Jesus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la reconciliation.

I2. Ainsi done, comme par un seul homme le peche est entre dans le mondc, et par le peche la mort, et

bles enfants, les heritiers de la promesse, doivent reproduire les traits. Abraham crut que Dieu pouvait ranimer son corps eteint et lui donner une nombreuse posterite, dont le Messie futur serait le plus glorieux rejeton ; de meme nous devons croire que Dieu a ressuscite Jesus d'entre les morts, etc.

25. A ete livre non seulement par Judas (Jean, xix, 1 1) et par les Juifs (Matth. xx, 19), mais par Dieu son Pere (Jean, iii, 16; Ro7n. viii, 32). Ailleurs : s'est livre lui- me me (Gal. ii, 20; Eph. v, 2), expression consacree pour designer le sacrifice volontaire de J.-C. sur la croix. — Pour l'expiation de nos offenses, etc. Comp. I Pier, ii, 22 sv. ; II Cor. v, 21. L'expiation de nos peches et notre justification ne constituent pas deux choses reellement distincles : ce sont les

I deux cotes, negatif et positif, d'une seule et meme grace, la grace de la justification. Cependant, quoique toujours unies, elles se presentent comme separees a la pensee de l'Apotre, qui voit dans la mort du Christ le type (la cause exemplaire, dit S. Thomas) de notre mort au peche, et dans sa resurrection celui de la vie nouvelle du chretien regene're (comp. chap. vi).

1. ATous avons. Vulg. ayons. ■ — La paix ■> la rleur de la grace sanclifiante; la crainte du jugement divin ne nous tient plus dans l'angoisse.

2. D ^ avoir etc. Vulg. a" avoir acces : allusion a l'office de grand pretre rempli par N. S. (Hebr. x, 29). — La gloire de Dieu, l'eternelle beatitude.

EPIST. B. PAULI AP. AD ROMANOS. Cap. IV, 24—25; V,

est illi ad justitiam : 24. sed et propter nos,quibus reputabitur credentibus in eum^'qui suscitavit Jesum Christum Dominum nostrum a mortuis, 2 5. qui traditusest propter delicta nostra, et resurrexit propter justifkationem nostram.

— *— CAPUT V. -*— Ex fide, inquit, justificati non solum spe gloriamur, verum etiam in adversitatibus : nam si Christus pro nobis adhuc impiis mortuus est, multo magis salvabit jam justificatos per sanguinem ipsius : et sicut per unam Adas inobedientiam omnes peccavimus, et mortui sumus; ita per unius Christi obedientiam, ex multis deli- (flis justificamur ad vitam.

USTIFICATI ergo ex fide, pacem habeamus ad Deum per Dominum nom^ZtM} strum Jesum Christum :

2. ll Per quern et nabemus accessum per fidem in gratiam istam, in qua stamus, et gloriamur in spe glorias filiorum Dei. 3. Non solum autem, sed et gloriamur in tribulationibus :

*scientes quod tribulatio patientiam operatur : 4. patientia autem probationem, probatio vero spem, 5. spes autem non confundit : quia caritas Dei diffusa est in cordibus nostris per Spiritum sanctum,qui datus est nobis.

6. Ut quid enim Christus, cum adhuc infirmi essemus secundum tempus rpro impiis mortuus est?

7. Vix enim pro justo quis moritur : nam pro bono forsitan quis audeat mori. 8. Commendat autem caritatem suam Deus in nobis : quoniamcum adhuc peccatores essemus, secundum tempus, 9. Christus pro nobis mortuus est : multo igitur magis nunc justificati in sanguine ipsius, salvi erimus ab ira per ipsum. 10. Si enim cum inimici essemus, reconciliati sumus Deo per mortem Filii ejus: multo magis reconciliati, salvi erimus in vita ipsius.

1 1. Non solum autem : sed et gloriamur in Deo per Dominum nostrum Jesum Christum, per quern nunc reconciliationem accepimus.

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