‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 273 sur 559 · PS · texte numérisé non relu

PS

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*Os.i:

1 Corf

10. Les souffrances et la mort de J.-C. ne doivent pas etre pour la foi des Hebreuxun sujet de scandale; en effet, etc. — Elev&t a la perfection, litt. consommdt : il s'agit de la glorification de l'humanite sainte du Sauveur : comp. Luc, xxiv, 26; Phil, ii, 8.

11. Celui qui sanclifie, le Sauveur des homines, J.-C, et cenx qui sont sanclifie's, sauves, les hommes, doivent etre mw d'un seul, d'Adam;en d'autres termes : le Christ devait etre pour un peu de temps abaisse au-dessous des anges, etre un homme, souffrir et mourir, afin de pouvoir racheter l'humanite : pourquoi? parce que, la souft'raj3r.q etant pour l'homme tombe la seule vpi.e qui put le conduire k la gloix^-il convenaitque l'Auteur de notre salut suivit la meme voie pour arriver a la glorification. — D'autres, rapportant car a un grand nombre de fils, traduisent, sont tons d'un scut. Sens : Je dis //;/ grand nombre de fils, car J.-C. et les hommes rachetes par lui ont un seul et meme Pere, qui est Dieu; ils sont ses enfants, J.-C. par nature, les fideles par adoption ; et c'est pourquoi Jesus l£a pas honte de les appeler ses frcres.

12-13. yannoncerai, etc. Ps. xxii (21), 23. David, qui parle dans ce Psaume, est la figure de J.-C. {Mattk. xxvii, 46; Jean, xix, 24). — Les deux citations suivantes sont

de Is, viii, 17 sv. Comp. II Sam. xxii, 3. Je mettrai ma confiance en Dieu : c'est comme homme que le Christ parle ainsi. — Les (Vulg. mes) enfants: ce nouveau rapport suppose egalement Funitede nature entre J.-C. et les hommes : il est notre pere en tant que second Adam.

14. Le sang et la chair, la nature humaine. — Le diable avait V empire de la mort, parce qu'il est le premier auteur du peche.

1 5. La crainte de la mort pesait comme un cauchemar sur l'humanite. J.-C. nous en a delivres par sa doclrine et sa resurrection. Selon d'autres, la pensee serait : Le Christ a soufifert la mort pour affranchir le peuple juif retenu dans la servitude de la loi mosaique par la crainte de la mort, que cette loi ediclait dans un si grand nombre de cas.

16. II vient en aide. D'autres : nulle part il ne prend, e'est-a-dire nulle part il n'est dit qu'il se soit uni a la nature angclique. La raison pour laquelle J.-C. devait prendre la nature humaine, c'est qu'il voulait sauver, non des anges, mais les hommes. En effet, pour que ses merites pussent devenir le bien de l'liumanite, il fallait qu'il en fit partie comme d'un tout organique. — A la posterity d' Abraham, aux enfants soit charnels, soit spirituels d'Abraham, aux hommes en general. Paul aurait pu dire d'Adam; mais

EPITRE AUX HEBREUX. Chap. II, 17, 18; III, r

!7De la vient qu'il a du etre fait semblable en tout a ses freres, afin qu'il devint misericordieux ct dans les rapports avec Dieu, un grand pretre fidele

pour faire l'expiation des peches du peuple; l8car, c'est parce qu'il a souffert, ayant ete lui-meme tente, qu'il peut secourir ceux qui ont ete tentes.

B. — Superiorite de Jesus-Christ sur Moise.

10 — CHAP. Ill, i — 6. — Jesus-Christ mediateur fidele comme Moise. II lui est superieur, parce qu'il est le constru6leur et le chef de la maison de Dieu ou Moise ne fut que serviteur.

^H'Est pourquoi, freres saints, vous qui avez part a la vocation celeste, considerczl'apotre jrand pretre de la foi que nous professons, Jesus, 2qui est fidele acelui qui l'a etabli, comme Moise lui a etc " fidele dans toute sa maison." 3Car il a etc juge digne d'une gloire bien superieure a celle de Moise, d'autant que celui qui a construit une maison a plus d'honneur que la maison meme.

— 4Car toute maison est construite

par quelqu'un, et c'est Dieu qui a construit toutes choses. — sTandis que Moise a ete " fidele dans toute sa maison " en qualite de serviteur, pour rendre temoignage de ce qui devait etre dit, 6le Christ a ete fidele comme fils, a la tete de sa propre maison, et sa maison c'est nous.pourvu que nous retenions fermement jusqu'a la fin la profession ouverte de notre foi, et l'esperance qui fait notre gloire.

eh. II

2° — CHAP. Ill, 7 — IV, 13. — Exhortation morale. Ne pas imiter a l'egard de Jesus-Christ l'incredulite ct la desobeissance des anciens Israelites a leur mediateur Moise : leur chatiment [vers. 7 — 19]. La terre promise figure du repos de Dieu qui nous est aussi promis [iv, 1 — 10]. Pour meriter ce repos, mettre en oeuvre la parole de Dieu vivante et puissante [11 — 13].

('Est pourquoi, — selon ce que dit le Saint-Esprit : " Aujourd'hui, si vous entendez savoix, 8n'endurcissez pas vos cceurs, comme il arriva au jour de la revoke, au jour de la tentation au desert, 9ou vos peres me tenterent pour m'eprouver; et ils avaicnt vu mes ceuvres pendant quarante ans! IO Aussi je fus irritecon-

tre cette generation, et je dis : sans cesse leur cceur s'egare; ils n'ont pas connu mes voies. IrJe jurai done dans ma colere : Ils n'entreront pas dans mon repos :" — I2prenez garde, freres, qu'il n'y ait en quelqu'un de vous un cceur mauvais et incredule, au point de se separer du Dieu vivant; ^mais exhortez-vous les uns les autres cha-

il prefere l'autre expression, a cause des promesses faites k la race d' Abraham et parce qu'il s'adresse a des Hebreux.

17. En tout, sauf le peche (iv, 14). — Des peches du peuple, pour de nos peches. Du peuple est amene par les passages du Levitique ou il est parle de cette fonction du grand pretre juif (iv, 15 s\\; xvi, isv.).

18. Tente {Luc, xxii, 28), eprouve". J.-C. a voulu, en se faisant homme, eprouver en luimeme, connaitre pratiquement les souffran-

ces de l'humanite. Voy. iv, 15 sv. — Vulg. ayant ete tente lui-meme dans ce qu'il a souffert. Mais on peut tres bien donner a in eo, e©' 10 la signification causale : parce qu'il a souffert.

CHAP. III

1. Jesus est apolre de notre foi; e'est-adire envoye de Dieu pour Pannoncer aux homines, et grand pretre, reconciljanLsans cesse l'humanite avec Dieu; il reumt deux fonclions que Dieu avait partagees entre Moise et Aaron.

EPIST. B. PAULI AP. AD HEBR/EOS. Cap. II, 17, 18; III, 1— 13. 299

los apprehendit, sed semen Abraham apprehendit. 17. Unde debuit per omnia fratribus similari, ut misericors fieret, et fidelis pontifex ad Deum, ut repropitiaret delicta populi. 18. In eo enim, in quo passus est ipse ettentatus, potensesteteis, qui tentantur, auxiliari.

— •— CAPUT III. -*-

Longe excellentior est Christus, utpote Filius, quam Moyses qui famulus fidelis erat in domo Dei; curandum igitur ut huic in omnibus obtemperemus, ne in modum incredulorum Judaeorum ab ejus requie repellamur.

JNDE fratres sancti, vocations ccelestis participes, considerate Apostolum,et Pontificem confessionis nostrae Jesum : 2. qui fidelis est ei, qui fecit ilium sicut et a Moyses in omni domo ejus. 3. Amplioris enim glorias iste prae Moyse dignus est habitus, quanto ampliorem honorem habet domus, qui fabricavit illam.

4. Omnis namque domus fabricatur ab aliquo : qui autem omnia creavit, Deus est. 5. Et Moyses quidem fidelis erat in tota domo ejus tamquam famulus, in testimonium eorum,quse dicendaerant: 6. Christus vero tamquam filius in domo sua : quae domus sumus nos, si fiduciam, et gloriam spei usque ad finem, firmam retineamus.

7. Quapropter sicut dicit'Spiritus sanctus: *Hodie si vocem ejus audieritis, 8. nolite obdurare corda vestra, sicut in exacerbatione secundum diem tentationis in deserto, 9. ubi tentaverunt me patres vestri :

probaverunt, et viderunt opera mea 1 o. quadraginta annis : propter quod infensus fui generationi huic, et dixi : Semper errant corde. Ipsi autem non cognoverunt vias meas, 1 1. sicut juravi in ira mea : Si introibunt in requiem meam. 1 2. Videte fratres, ne forte sit in aliquo vestrum cor malum incredulitatis, discedendi a Deo vivo : 13. sed adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donee Ho-

*Ps. 94, £ Infra 4, 7.

2. Moise appele {Nombr. xii, 7) " fidele dans toute la maison de Dieu " dans sa mission de chef du peuple de Dieu. Ce point de ressemblance etabli, Paul montre ensuite la superiorite de Jesus sur Moise.

3. Que la maison mime (traduire la Vulg. corame s'il y avait domo au lieu de domus), y compris ceux qui l'habitent, les serviteurs qui y sont attaches; cette maiso?i, e'est l'ancienne alliance,}" compris Moise; et celui qui l'a construite, dest J.-C.

4. Sens : Comment peut-on dire que J.-C. a fonde la maison d'Israel, toujours appele'e dans 1'ancieri Testament la maison dej4hor vaht Le voici : Toute maison a ete batie par quelqu'un, quoique, en derniere analyse, Dieu, le Createur de toutes choses, en doive etre regarde comme le premier auteur. Hen est ainsi de la maison d'Israel, de 1'ancienne theocratie; e'est Dieu sans doute qui en est la cause premiere, mais cela n'exclut pas que le Christ en puisse ctre considere comme l'architecle et l'ordonnateur ; car e'est par son Fils, le Verbe eternel, que Dieu a fait toutes choses ; et e'est aussi lui qui etait present dans les theophanies de l'A. T., par lesquelles Dieu preparait son peuple a l'avenement du Messie.

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