‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 275 sur 559 · Le repos veritable, superieur, le repos de Dieu · texte numérisé non relu

Le repos veritable, superieur, le repos de Dieu

9-10. Un jour dc repos (litt. un repos de sabbat), semblable au repos de Dieu apres la creation, ou le chretien se reposera deses ojuvres, e'est-a-dire de ses travaux, de ses combats et de ses souffrances. Comp. Apoc. xiv, 13.

11. Ne tombe, ne perisse ainsi que les Israelites incredules dans le desert. Yoy. iii, 17, Vulg., ?ie tombe dans le mime exemple, etc.

12. La parole de Dieu, non pas le Verbe, dont il n'a pas ete question jusqu'ici; mais d'une maniere generate les paroles de promesse et de menace; en particulier la menace prononcde contre les incredules dans

302 ^EPITRE AUX HEBREUX. Chap. IV, 13—16; V,

chants; elle penetre jusqu'a la suture de 1'ame et de l'esprit, jusque dans les jointures et dans les moelles; ellejuge les sentiments et les pensees du coeur.

^Nulle creature n'est cachee devant Dieu, mais tout est a nu et a decouvert aux yeux de celui a qui nous devons rendre compte.

DEUXIEME SECTION. — Superiorite de la fonction du Fils [IV, 14 — X, 18].

I. - JESUS-CHRIST LE FILS DE DIEU EST PONTIFE SUIVANT L'ORDRE DE MELCHISEDECH [IV, 14 — VI, 20],

Ch. IV.

Chap. V.

10 — chap. IV, 14 — v, 10. — Preuve de cettc affirmation. Courte introduction [vers. 14 — 16]. Les deux conditions requises dans le grand pretre : la vocation divine, la similitude de nature [V, 1 — 4]. Elles sont realisees en Jesus-Christ [5 — 10].

Insi, puisquc nous avons en Jesus, lc Fils de Dieu, un UHjfl' grand pretre excellent qui a traverse les cieux, demeurons fermes dans la profession de notre foi. 'sCar nous n'avons pas un grand pretre qui ne puisse pas compatir a nos faiblesses ; au contraire, puisqu'il a etc comme nous tente en toutes choses, hormis le peche. l6 Approchons-nous done avec assurance du trone de la grace, afin d'obtenir misericorde et de trouver grace, pour etre secourus en temps opportun.

1 En effet, tout grand pretre, pris d'entre les hommes, est etabli pour les hommes en vue de leurs rapports avec Dieu, afin d'offrir des oblations

et des sacrifices pour les pechds. 2I1 est capable d'user d'indulgence envcrs les ignorants et les egares, puisqu'il cstlui-meme entouredefaiblesse.

3Et e'est a cause de cette faiblesse qu'il doit offrir pour lui-meme, comme pour le peuple, des sacrifices pour les peches. 4Et nul ne s'attribue a soimeme cette dignite; mais on y est appele de Dieu, comme le fut Aaron.

5 A insi le Christ ne s'est pas non plus arroge la gloire d'etre grand pretre, mais la recue de celui qui lui a dit : " Tu es mon Fils, je t'ai engendre aujourd'hui;" 6commeil dit encore dans un autre endroit : " Tu es pretre pour toujours selon l'ordre de Melchise- I dech. " 7C'est lui qui, dans les jours

le Psaumexcv (94). Voy. iii, 11, 18, 19; iv, 3. Cette menace s'accomplirait infailliblement; car la parole de Dieu est vivante. toujours en vigueur; elle este0cace, e'est-a-dire active evepyTfc (le cocTexB~et S. Jer. svapv^?, manifeste), ayant son accomplissement (Is. Iv, 10 sv.). — Epee : cette comparaison n'a pas pour but de restreindre la signification de la parole de Dieu exclusivement ni merae principalement a la parole qui juge et chatie les pecheurs, les transpercant en quelque sorte comme un glaive {Sag. xviii, 15 sv. ; Apoc. 1, i!S); par cette image l'Apotre veut depeindre au vif retticacite penetrante de. In.. p aroledivine quelle qu'elle soit. — Dame et r7sfirif~ne sont pas deux substances distincles dans Fhomme. Le premier de ces mots s:applique aux facultes sensitives de

Fame humaine, en tant qu'elle anime le corps, en regoit des impressions, etc.; le second designe Fame en tant que principe pensant et voulant. Comp. I Thess. v, 23. — Leurs jointures, etc. : image empruntee a la structure du corps, pour designer les parties les plus intimes, les plus secretes de Fame et de l'esprit. — Elle juge, etc. : par consequent aussi Fincredulite cachee dans le coeur {Jean, xii, 48). C'est Fun des attributs les plus caracleristiques de Dieu, et qui lui appartient en propre " de scruter les reins et les cceurs " Apoc. ii, 23. Comp. Rom. viii, 27, etc.

14. Ainsi rattache ce qui suit a ii, 17 et iii, 1. — Traverse" les cieux : les grands pretres hebreu^xtraversaient lej^mpje terrestre pour arriver au Saint des saintsTaTTpieH de

EPIST. B. PAULI AP. AD HEBR/EOS. Cap. IV, 13—16; V, 1—7. 303

gladio ancipiti : et pertingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum, et discretor cogitationum et intentionum cordis. 13. rfEt non est ulla creatura invisibilis in conspectu ejus:

omnia autem nuda et aperta sunt oculis ejus, ad quern nobis sermo.

14. Habentes ergo pontificem magnum, qui penetravit coelos, Jesum Filium Dei : teneamus confessionem. 15. Non enim habemus pontificem, qui non possit compati infirmitatibus nostris : tentatum autem per omnia pro similitudine absque peccato. 16. Adeamus ergo cum fiducia ad thronum gratias :

ut misericordiam consequamur, et gratiam inveniamus in auxilio opportuno.

-*- CAPUT V. — :i:— Christus debito ordine faclus noster pontifex, precesque Patri offerens, exauditus est : et discens ex iis qua? passus est obe-

dientiam, faclus est obtemperantibus causa salutis reternae : sed reconditorum de ipso mysteriorum capaces non erant ii ad quos hie scribebat Apostolus.

MNIS namque pontifex ex hominibus assumptus, pro hominibus constitui- !j tur in iis, quae sunt ad Deum, ut offerat dona, et sacrificia pro peccatis : 2. qui condolere possit iis, qui ignorant, et errant : quoniam et ipse circumdatus est infirmitate: 3.et propterea debet, quemadmodum pro populo, ita etiam et pro semetipso offerre pro peccatis. 4. aNec quisquam sumit sibi honorem, sed qui vocatur a Deo, tamquam Aaron. 5. Sic et Christus non semetipsum clarificavit ut pontifex fieret : sed qui locutus est ad eum :

*Filius meus es tu, ego hodie genui te. 6. Quemadmodum et in alio loco dicit : ""Tu es sacerdos in aeternum secundum ordinem Melchisedech.

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