‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 276 sur 559 · Qui in diebus carnis suae preces · texte numérisé non relu

Qui in diebus carnis suae preces

'Exod. 28.

r. 2 Par. 26,

»Ps. 2>7.

c Ps. 109, 4.

1'arche, symbole de la presence de Dieu : Jesus, notre pontife, a traverse les cieui pour arriver jusqu'a Dieu memFeTVasieoir a sa droite (comp. vii, 28; ix, 7 sv.).

16. Tronc de la grace : probablement allusion au propitiatoire (couvercle de 1'arche) de l'ancienne alliance, trone d'ou Dieu rendait ses oracles. Le grand pretre, representant de toute la nation, s'en approchait une fois chaque annee pour offrir un sacrifice en expiation des peches du peuple. Le trotie de la grace, ce serait suivant les uns Dieu le. PJrrej aupres duquel J.-C, pretre de la loi nouvelle, nous sert de mediateur, faisant valoir pour nous les merites de son intercession et de son sacrifice; mais la plupart des interpretes pensent que cette expression designe J.-C. lui-meme, fils de Dieu et dispensateur aes graces qu'il nous a merite'es. — En temps opportun; litt. pour un secours opportun, qui nous arrive quand nous en avons besoin ; ou bien : en un temps ou il est possible encore d'etre secouru.

1. En effet, relie ce qui suit a iv, 15. — Tout grand prSlre doit appartenir a l'humanite et en meme temps etre eleve^audessus d'elle, afin que, comme mediateur, iTTetabTIsse l'union entre Dieu et l'homme, brisee par le peche' : e'est la premiere condi-

tion du pontificat ; voyez la deuxieme vers. 4.

4. Aaroti : voy. Exod. xxviii, 1; Comp. xxiv, 4 sv.; Lev. viii, 1; Nombr. iii, 10.

5. La gloire : ce mot se trouve souvent dans S. Jean (comp. viii, 54) pour signifier la glorification deJ^C. aupres de son Pere apres sa resurrection et son "ascenstoli, glorification qui inaugura tout a la fois son regne et son pontificat. Dans sa vie terrestre, e'etait la yiclime chargee des iniquites du monde, l'Agneau de Dieu lmmolepour le peche. Dans la gloire du ciel, il est le grand EI£treperpetu,el qui represente son peuple, les fideles, aupres de son Pere. — Aujourd'kui (citation du Ps. ii, 7), au jour deJL'etej> njte. II s'agit en effet au sens littexaLde la filiation divine du Me^sie. Mais la filiation dTvTne etant l'origine et le titre de son sacerdoce, S. Paul a pu legitimement entendre cet aujourd'htti soit dujour de rincarnatipn du Fils de Dieu, soit du jour cTe~saTlRe^surreclion (Acl. xiii, 33), quand le Pere, en "pTesence du monde entier, proclama de fait le Christ, l'Homme-Dieu, son Fils et le Roi de l'univers. La gloire dont Je'sus-Christ fin alors revetu, recompensedeson sacrifi.ee sur la croix(vii, 28; ix, 12; x, 12; xii, 2; Phil. ii, 9 sv.), a ete la manifestation indirecle, mais certaine, et le fruit de son sacgrdoce.

6. Melchisedech : atation du Ps. cxTiocj), 4. Voy. l'explication au chap. vii.

EP1TRE AUX HEBREUX. Chap. V, 8—14; VI,

de sa chair, ayant presente avec de grands cris et avec larmes des prieres et des supplications a celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant ete exauce pour sa piete, 8a appris, tout Fils qu'il est, l'obeissance par les cho-

ses qu'il a souffertes, 9et qui, apres avoir ete eleve a la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obeissent l'auteur d'un salut eternel, I0Dieu l'ayant declare " grand pretre selon l'ordre de Melchisedech. "

2° — CHAP. V, 11 — VI, 20. — Avertissement pour preparer les auditeurs a comprendre ces grandes verites. Leur lenteur a comprendre et leur imperfection [vers. 1 1 — 14]. Danger de perte irremediable auquel ils seraient exposes s'ils se negligent [VI, 1—8]. Encouragement par le souvenir de leurs ceuvres passees [9 — 12], et surtout par le motif de la fidelite de Dieu demontree dans l'histoire d' Abraham [13 — 20].

Chap.V." [E'Jhi^'Ous avons a ce sujet, beaucoup de choses a dire, et des choses difficiles a expliquer, parce que vous etes devenus lents a comprendre. I2 Vous, en effet, qui depuis longtcmps devriez etre des maitres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers elements des oracles de Dieu, et vous en etes venus a avoir besoin de lait, plutot que d'une nourriture solide. r3Quiconque en est encore au lait, n'a pas l'cxpcricnce cle la parole de justice; car e'est un enfant. r4Mais la nourriture solide est pour les hommes faits,

pour ceux dont le sens est exerce par la pratique a discerner ce qui est bien de ce qui est mal.

^'est pourquoi, laissant la les premiers elements de la doftrine du Christ, elevons-nous a l'enseignement parfait, sans poser de nouveau les principes fondamentaux du renoncement aux ceuvres mortes, de la foi en Dieu, 2des baptemes, de l'imposition des mains.de la resurrection des morts et du jugement eternel. 3C'est ceque nous allons faire, si Dieu le permet.

4 Car il est impossible que ceux qui out ete une fois eclaires, qui ont goute

7. De sa chair, de sa vie passible et mortelle. — Presents : e'est l'expression consacree pour Faction du pretre offrant a Dieu un sacrifice. — Des supplications, etc. : allusion a la priere du Sauveur dans son delaissement sur la croix, ou plus probablement a sa priere et a son agonie dans le jardin de Gethsemani. Comp. aussi Ps.

xxii, (21), 25. — Le sauver de l'empire, des liens de la mort, en le ressuscitant. — Pour sa piete (a~o ~r,z eJAxoiia;), sa soumission respectueuse a la volonte du Pere celeste (Matth. xxvi, 42). La preposition i~6 peut fort bien recevoir le sens def>our, a cause de. Comp. Matth. xiii, 44; xviii, 7; Jean, xxi,6; Aft. xxii, 11. — On peut aussi laisser a la preposition sa signification ordinaire et prendre ijlnoily. dans le sens de crainte, frayeur (comp. xii, 28 et dans la version des LXX, Jos. xxii, 24; Prov. xxviii, 14). Sens : ayant ete exauce et delivre des angoisses quiVetreignaient (Matth. xxvi, 37 sv.) quand un ange vint le fortifier (Luc, xxii, 43).

8. Pils;\a. Vulg. ajoute de Dieic. — App7is pratiquement, pratique, Vobeissancc.

9. Eleve a la perfeclion, litt. acheve, consomme. Par son obeissance, le Christ fut, quant a sa nature humaine, rendu parfait ; il atteignit le but pour lequel l'homme en general avait ete cree de Dieu a l'origine (ii, 10). D'autres traduisent, consomme, exalte, dans la gloire, apres son ascension.

10. Ce verset introduit le developpement qui commence au chapitre vi, 20; vii, 1 sv. Les versets v, 11 ; vi, 19 forment une digression, mais qui se rattache etroitement au but poursuivi par l'Apotre.

11. Nous avons a dire : il les dira chapitre vii, sv. — Devenus, sans doute par suite de votre excessif attachement a la loi mosaique.

12. Depuis longtemps, litt. en raison du temps depuis lequel vous etes Chretiens. — Lait : comp. I Cor. iii, 2.

13. La parole de justice, c.-a-d. les points les plus eleves de la doctrine chre'tienne, (la sagesse de I Cor. ii, 6 sv.), par exemple, le sacerdoce de J.-C. selon l'ordre de Melchisedech.

EPIST. B. PAULI AP. AD HEBR^OS. Cap. V, 8—14; VI, 1—5. 305

supplicationesque ad eum, qui possit ilium salvum facere a morte, cum clamore valido, et lacrymis offerens, exauditus est pro sua reverentia :

8. et quidem cum esset Filius Dei, didicitexiis,quaepassusest,obedientiam : 9. et consummatus, factus est omnibus obtemperantibus sibi, causa salutis aeternae, 10. appellatus a Deo Pontifex juxta ordinem Melchisedech.

1 1. De quo nobis grandis sermo, et ininterpretabilis ad dicendum :

quoniam imbecilles facti estis ad audiendum. 12. Etenim cum deberetis magistri esse propter tempus :

rursum indigetis, ut vos doceamini quae sint elementa exordii sermonum Dei : et facti estis quibus lacte opus sit, non solido cibo. 13. Omnis enim, qui lactis est particeps, expers est sermonis justitiae : parvulus enim est. 14. Perfectorum autem est solidus cibus : eorum, qui pro consuetudine exercitatos habent sensus ad discretionem boni ac mali.

— $— CAPUT VI. —

Non intendit de primis fidei initiis traclare, quandoquidem rebaptizari nequeunt qui post susceptum baptismum, rursum in peccata relabuntur, imo timenda illis est aeterna maledictio : consolando autem Hebneos hortatur ut Abraham longanimitatem imitantes, reddant se participes eorum quae jurejurando promisit illi Deus.

|,U A PROPTER intermittentes inchoationis Christi sermonem, ad perfectiora feramur, non rursum jacientes fundamentum poenitentias ab operibus mortuis, et fidei ad Deum, 2. baptismatum doctrinae, impositionis quoque manuum, ac resurrectionis mortuorum, et judicii geterni. 3. Et hoc faciemus, siquidem permiserit Deus.

4. "Impossible est enim eos, qui semel sunt illuminati, gustaverunt etiam donum cceleste, et participes facti sunt Spiritus sancti, 5. gustaverunt nihilominus bonum Dei ver-

aMatth.i2,

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