‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 279 sur 559 · Roi chanane'en de Salem · texte numérisé non relu

Roi chanane'en de Salem

2. D'apres une antique tradition, suivie par S. Jerome (Qucest. in Gen. M. xx, 989) la future Jerusalem. Comp. Ps. lxxvi, (75),

EPIST. B. PAULI AP. AD EPHESIOS. Cap. VII,

st st s>: mv. n &: y»: h ■&. r< yy. •&. :<y. :<*>: s>: s>: :-y. %f. &. :<v

— *— CAPUT VII. — *-

Cum Melchisedech sacerdotium, ex decimarum acceptione et benediclione Leviticum excelleret, Christi sacerdotium necessitate quadam secundum ordinem Melchisedech in perpetuum institutum, ac juramento firmatum praecellit Leviticum, et ipsum una cum lege evacuat.

IC enim Melchisedech, "rex Salem, sacerdos Dei summi,qui obviavit Abraham regresso a caede regum, et benedixit ei : 2. cui et decimas omnium divisit Abraham: primum quidem qui interpretatur rex justitiae : deinde autem et rex Salem, quod est, r,ex pacis, 3. sine patre, sine matre, sine genealogia, neque initium dierum, neque finem vitas habens,assimilatus autem Filio Dei, manet sacerdos in perpetuum.

4. Intuemini autem quantus sit hie, cui et decimas dedit de praecipes Abraham patriarcha. 5.Et quidem de fil'iis Levi sacerdotium acci-

pientes, 6mandatum habent decimas sumere a populo secundum legem, id est, a fratribus suis : quamquam et ipsi exierint de lumbis Abrahae.

6. Cujus autem generatio non annumeratur in eis, decimas sumpsit ab Abraham, et nunc, qui habebat repromissiones, benedixit. 7. Sine ulla autem contradictione,quod minus est, a meliore benedicitur. 8. Et hie quidem, decimas morientes homines accipiunt : ibi autem contestatur, quia vivit. 9. Et (ut ita dictum sit) per Abraham, et Levi, qui decimas accepit, decimatus est :

10. adhuc enim in lumbis patris erat, quando obviavit ei Melchisedech.

11. Si ergo consummatio per sacerdotium Leviticum erat (populus enim sub ipso legem accepit) quid adhuc necessarium fuit secundum ordinem Melchisedech, alium surgere sacerdotem, et non secundum ordinem Aaron dici? 11. Translato enim sacerdotio, necesse est ut et legis translatio fiat. 13. In quo enim

*Deut, 18, 3. Jos. 14,4.

3 hebr., qui donne a. Jerusalem le nom de Salem. Dans un autre de ses ecrits (Epist. ad Evangelium, M. xxii,68o) S.Jerome identifie cette ville avec le Saleim acluel, pres d'Ainon (Jean, iii, 23) a. 8 milles romains de Bethschean (auj. Beisan), autrefois Scythopolis. Le raisonnement de l'Apotre est independant de la solution donnee a cette question de Geographie; il se fonde sur la dignite royale de Melchisedech et sur la signification du nom de Salem, siege de sa royaute.

3. Qui est fait, presente dans la sainte Ecriture, comme semblable, sous tous ces rapports, an Fits de Dieu, lequel est sans pere, comme homme ; sans mere, comme Dieu; sans genealogie comme grand pretre ne descendant pas de la tribu de Levi, encore moins d'Araon ; roi de justice et de paix (Ps. lxxii (71), 2; Is. ix, 6; Jer. xxxiii, 15); sans commencement ni fin de vie, comme Dieu. — A ficrpctuitc, l'Ecriture ne disant rien ni de sa mort, ni de son successeur.

4. Le patriarcJie, avec emphase : le pere du peuple choisi de Dieu !

5-6. GV/^rcTela triblfcre Le'vi qui, descendant de la famille d'Aaron, obtiennent, etc. Sens : le privilege de la dime^ accord e par

laloiaux Levites et aux pretres,montre]'ex-, cellence du sacerdoce levitiquej mais combien est plus eleve le sacerdoce de Melchisedech, qui leva la dime, etc. C'est bien lui-meme qui reclamait la dime, comme une reconnaissance de son souverain domaine, et il etait cense la donner a ses pretres pour leur entretien {Lev. xxvii, 30).

8. Ici, dans le sacerdoce levitique; la, dans le cas de Melchisedech, declare" vivant, soit par le silence de l'Ecriture sur sa mort, soit par le temoignage plus direct du Psalmiste : " Tu es pretre selon l'ordre (a la manierej de Melchisedech pour toujours. "

g-10. Le'vi,\e pere et le repre'sentant du sacerdoce mosaique. — De son pere, de son aieul Abraham. Conclusion : le sacerdoce levitique est done inferieur a. celuiUe MeU chisedech, et par suite a celui de J.-C.

11. La perfeclio7i inte'rieure de 1'homme, savoir le pardon de ses peches et son union avec Dieu, la justification. — Oft'il par it t, que fiit annonce par le Psalmiste, un pritre d'une autre sorte. etc.

12. Car : c'est chose grave qu'un changement de sacerdoce, car, etc.

13-14. Car : ce changement de sacerdoce a eu lieu; car J.-C.,auquel se rapportent les

EPITRE AUX HEBREUX. Chap. VII, 14—28.

appartient a une autre tribu, dont aucun membre n'a fait le service de l'autel : x4il est notoire en effet que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu a laquelle Moi'se n'a point attribue le sacerdoce. xsCe changement devient plus evident encore, quand on voit s'elever un autre pretre a la ressemblance de Melchisedech, ,6institue, non d'apres la loi d'une ordonnance charnelle, mais selon la puissance

d'une vie qui ne finit point; *7car voici le temoignage qui lui est rendu : " Tu es pretre pour toujours selon l'ordre de Melchisedech. "

l8Ainsi, il y a abrogation d'une ordonnance anterieure, a cause de son impuissance et de son inutilite, — *9car la Loi n'a rien amene a la perfection, — et introduction d'une meilleure esperance.par laquelle nous nous approchons de Dieu.

2° — CHAP. VII, 20 — 28. — Autres prerogatives du sacerdoce de Jesus-Christ. Seul Jesus a etc etabli pretre avec serment [vers. 20 — 22], pretre unique [23 — 25] et parfait [26 — 28].

( h.\ II. PfangiilT comme cela n'a pas en lieu sans serment, — car.tandis que les fils de Levi ont ete etablis pretres sans serment, 2I Jesus l'a ete avec serment par celui qui lui a dit : " Le Seigneur l'a jure, et il ne s'en repentira pas : Tu es pretre pour toujours selon l'ordre de Melchisedech, " — 22Jesus est par cela meme le garant d'une alliance superieure. 23De plus, ils forment, eux, une longue serie de pretres, parce que la mort les empechait de l'etre toujours; 24mais lui, parce qu'il demeure eternellement, il possede un sacerdoce qui ne sc transmet point. 2sDe lavient aussi qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui,

etant toujours vivant pour interceder en leur faveur.

26Tcl est, en effet, le grand pretre qu'il nous fallait, saint, innocent, sans tache, separe des peeheurs, et eleve au-dessus des cieux ; 27qui n'a pas besoin, comme les grands pretres, d'offrir chaque jour des sacrifices d'abord pour ses propres peches, ensuite pour ceux du peuple, — car ceci, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant luimeme. 28La Loi, en effet, institue grands pretres des hommes sujets a la faiblesse; mais la parole du serment, intervenue apres la Loi, institue le Fils, qui est arrive a la perfection pour l'eternite.

paroles du Psalmiste, appartient, non a la tribu de Levi, mais a celle de Juda.

15-16. Que les paroles du Psalmiste annoncent un nouveau sacerdoce et une loi nouvelle, cela devient plus ivident encore, si nous voyons que le nouveau pretre selon l'ordre de Melchisedech est institue pour toujours, qu'il ne doit ni mourir ni avoir de successeur. — A la ressemblance de Melchisedech : aux raisons deja donnees, les Peres ajoutent que J.-C. s'ofTre en sacrifice sur l'autel eucharistique sous les especes du pain et du vin {Gen. xiv, 18). — D'apres la loi d'une ordonnance charnelle, d'apres la regie d'une ordonnance qui se rapporte a des hommes mortels, lesquels doivent se succeder de pere en fils.

18-19. Raison pour laquelle le sacerdoce levitique et la Loi ancienne devaient etre abroges : ils etaient impuissants a justifier

l'homme (x, 1; Gal. iii, 24). — Ordonnance relative au sacerdoce mosaique. — La loi, l'ensemble de toutes les institutions de l'ancienne alliance. — Nous nous approchons du trone <(c Dij'u avec une pleine confiance, tandTs que les Israelites ne pquvaient entrer dans le saint des saints, si ce n'est Te grand pretre, et encore une seule fois l'annee.

20-22. Nouvelle raison de Pexcellence du sacerdoce de J.-C. : il a ete institue ayec serment (Ps. ex (109), 4).

23-24. Autre prerogative du sacerdoce de J.-C. : \\ durera toujours. Qui ne se Iransmet point : comme il n'y a dans l'Eglise qu'un seul sacrifice, le sacrifice de la croix, qui se renouvelle et se continue chaque jour par la sainte messe, il n'y a aussi qu'un seul sacerdoce, celui de J.-C. Les pretres catholiques ne sont pas, a proprement parler les successeurs de J.-C., mais ses vicaires et ses

EPIST. B. PAULI AP. AD HEBR^OS. Cap. VII, 14— ;

haec dicuntur, de alia tribu est, de qua nullus altari praesto fuit. 1 4.Manifestum est enim quod ex Juda ortus sit Dominus noster : in qua tribu nihil de sacerdotibus Moyses locutus est. 15. Et amplius adhuc manifestum est : si secundum similitudinem Melchisedech exsurgat alius sacerdos, 16. qui non secundum legem mandati carnalis factus est, sed secundum virtutem vitae insolubilis. 17. Contestatur enim :

fQuoniam tu es sacerdos in aeternum secundum ordinem Melchisedech.

18. Reprobatio quidem fit prsecedentis mandati, propter infirmitatem ejus, et inutilitatem : 19. nihil enim ad perfectum adduxit lex:

introductio vero melioris spei, per quam proximamus ad Deum.

20. Et quantum est non sine jurejurando (alii quidem sine jurejurando sacerdotes facti sunt, 21. hie autem cum jurejurando per eum, qui dixit ad ilium : ^Juravit Dominus, et non poenitebit eum : tu es

sacerdos in asternum :) 22. in tantum melioris testamenti sponsor factus est Jesus. 23. Et alii quidem plures facti sunt sacerdotes, idcirco quod morte prohiberentur permanere : 24. hie autem eo quod maneat in asternum, sempiternum habet sacerdotium. 25. Unde et salvare in perpetuum potest accedentes per semetipsum ad Deum : semper vivens ad interpellandum pro nobis.

26. Talis enim decebat ut nobis esset pontifex, sanctus, innocens, impollutus, segregatus a peccatoribus, et excelsior coelis factus : 2 7 . qui non habet necessitatem quotidie, quemadmodum sacerdotes, 'prius pro suis delictis hostias offerre, deinde pro populi : hoc enim fecit semel, seipsum offerendo. 28. Lex enim homines constituit sacerdotes infirmitatem habentes : sermo autem jurisjurandi, qui post legem est, Filium in asternum perfectum.

' Lev. 16, 6.

ministres. D'autres, qui ii1 est pas comtnutable (Yulg. r'temel), qui ne doit pas etre remplace par un autre.

25. S^appr ocha7it de Dieu par lui, expression de l'ancien Testament : le peuple d'Israel s'approchait de Dieu par ses pretres offrant des sacrifices. — hiterceder, dans le ciel, ou, assis a la droite de son Pere, il continue ses fonclions sacerdotales.

26. Saint, digne par la purete de sa vie d'etre voue au culte de Dieu. C'est ainsi que deja les pretres levitiques devaient etre saints {Lev. xxT, 6)75. Paul veut de meme que Feveque soit saint, 6'ato; {Tit. i, 8); et que les homines, dans les prieres publiques, levent vers .Dieu des mains saintes (I Tim. ii, SJT^s^s^CrirTit, esTte^iaTnt par excellence, le saint de Dieu (Ac"l. ii, 27; xiii, 35 cit. du Ps. xvi, 15, 10). — Intiocent (axcutos), pur de tout mal du peche. Comp. Luc.

xxii, 9. — Sans tac/ie, comp. Lev. xxi, 17. — Kleve au dessus des cieux : comp iv, 14; Eph. iv, 10.

27. Chaque jour : le grand prctre n'offrait qu'une fois par an, du moins a l'origine, un sacrifice d'expiation pour lui et pour le pen-pie (Lev. xvi, 6sv.). Peut-etre faut-il entendre ici a la fois le grand pritre comme repr^sentant de tout le sacerdoce le'vitique et les

pretres en general. L'apotre ferait allusion non seulement au sacrifice du grand jour de l'Expiation, maisaussi au minchah-thamid 'ou sacrifice perpetuel que le grand pretre etait tenu d'ofFrir tous les jours (Lev. vi, 14 sv.), et aux sacrifices quotidiens (Exod. xxix, 38 sv.; Nombr. xxviii, 3 sv.) qu'il offrait par l'intermediaire des pretres ses representants. — L'expression grecque xayTitxepav permet aussi de traduire : au jour fixJ- de la grande Expiation. — Ceci, offri run sacrifice pour les peches du peuple. — Une fois pour toutes : par sa mort sur la croix, J.-C. a opere une fois pour toutes la redemption deshommes, et paye la dette du peche pour toute l'humanite ; mais cette redemption obje6tive, chaque fidele doit se l'appliquer a lui-meme, en particulier par le saint sacrifice de la Messe, qui est la representation reelle et le renouvellement.

28. La Loi mosaique. — La faiblesse morale. — La parole du serment : voyez vers. 20, 21. — Arrive a la perfeelion, grand pretre parfait, gr. -etsXsiio;.».£vo<;, consomme" dans la gloire et pour toujours. L'opposition entre le Fils et les hommes est une preuve de la divinite de Jesus-Christ. Comp. v, 9, note.

EPITRE AUX HEBREUX. Chap. VIII, i— 12.

LES OfFKANDES ET LES SACRIFICES.

10 chap, viii, I — 13. — Jesus-Christ est ministre du san6luaire veritable

[vers. 1 — 5]. II est mediateur d'une alliance nouvelle, plus excellente, et fondee sur de meilleures promesses [6 — 13].

Ch. VIII. ISPTHjN point capital dans ce que nous disons, c'est que nous avons ainsi un grand pretre qui s'est assis a la droite du trone de la majeste divine dans les cieux, 2comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle, qui a etc dresse par le Seigneur, et non par un homme.

3Car tout grand pretre est etabli pour offrir dcs oblations et des sacrifices ; d'ou il est necessaire que lui aussi ait quelque chose a offrir. 4 S'il etait sur la terre, il ne serait pas meme pretre, puisqu'il s'y trouve des pretres charges d'offrir les oblations selon la Loi, — slesquels celebrcnt un culte qui n'est qu'une image et une ombre des choses celestes, comme Mo'i'se en fut divinement averti lorsqu'il dut construire le tabernacle : " Aie soin, dit lc Seigneur, de faire tout d'apres le modele qui t'a etc montre sur la montagne. " — 6Mais notre grand pretre a obtenu un ministere d'autant plus 6\ev6, qu'il est mediateur d'une alliance supericurc et fondee sur de meilleures promesses.

7 En effet, si la premiere alliance avait ete sans defaut, il n'aurait pas ete question de la remplacer par une seconde. 8Car c'est bien un blame que Dieu exprime, quand il leur dit :

" Voici, dit le Seigneur, que les jours viennent ou je contraclerai une alliance nouvelle avec la maison d'Israel et avec la maison de Juda; 9non pas une alliance comme celle que je fis avec leurs peres, le jour ou je les pris par la main pour les faire sortir du pays d'Egypte. Puisqu'ils n'ont pas persevere dans mon alliance, moi aussi je les ai delaisses,dit le Seigneur. IOMais voici 1'alliance que je ferai avec la maison d'Israel apres ces jours-la, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les ecrirai dans leur coeurj et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. "Aucun d'euxn'enseignera plus son concitoyen, aucun n'enseignera son frere, disant : Connais le Seigneur! car tous me connaitront, depuis le plus petit d'entre eux jusqu'au plus grand. I2Je pardonnerai leurs iniquites, et je ne me sou-

CHAP. VIII

2. Iht vrai sancluaire, etc. : du ciel, dont le saint des saints et le tabernacle des Hebreux etaient la figure.

3-4. Car : J.-C. continue dans le ciel son sacerdoce (vers. 1); il est done grand pretre d'un «~an/~hiaire et d'un tabernacle j^Iestg. (vers. 2); car, etant veritablement pretre, il doit offrir (vers. 3), et pour pouvoir offrir, il doit avoir un lieu de culte ; or, ce lieu de culte, il ne pouvait Pavoir sur la terre; car n'etant pas descendant d: Aaron, il ne peut etre investi du sacerdoce legal, celui des pretres levitiques, le seul qui donne acces dans le sanctuaire mosaique, et qui subsiste toujours.

5. Des choses celestes, de ce que fait le grand pretre Jesus dans le tabernacle du ciel. D'autres : Lesquels desservent (remplissent le ministere sacerdotal dans) un

tabernacle, image et ombre die sanclaire du ciel, ou Jesus exerce les fonclions de grand pretre. — Aie soin, voyez Exod. xxv, 8, 40. Comp. Ac7. vii, 44. Ces mots font clairement entendre que le tabernacle devait avoir une signification symbolique, qu'il n'etait que la figure d'une realite celeste. Yoy. ch. ix.

6. Mais annonce un contraste avec la supposition du vers. 4. — Promesses, non de la terre de Chanaan, mais de l'eternelle beatitude.

7-8. Sans defaut : voy. vii, 19. — Cest bien un blame etc. La Vulgate, d'apres une autre le^on : Cest e?i les (les Israelites) bidmant que Dieu dit. Dans ce passage, Dieu blame plutot le peuple que la loi; mais voy. Ac7. xv, 10.

8-10. Voici, etc. : cit. de/er. xxxi, 31-34, d'apres les Septante. -- Les jours, les temps messianiques, viennent,\Tulg. viendront, —

EPIST. B. PAULI AP. AD HEBR/EOS. Cap. VIII,

zm

— *— CAPUT VIII. — :i;—

Excellentius est Christi sacerdotium Levitico, cum ipse in dextera Patris sedeat in coelis, et majorum sacramentorum minister fuerit quam sacerdotes veteris legis : ostendit etiam novi testamenti necessitatem ex imperfeclione veteris, et ex promissione Dei per Jeremiam.

APITULUM autem su- I per ea, quae dicuntur : Talem habemus pontifi- Blcem, qui consedit in dextera sedis magnitudinis in coelis, 1. sanctorum minister, et tabernaculi veri, quod fixit Dominus, et non homo. 3. Omnis enim Pontifex ad offerendum munera, et hostias constituitur : unde necesse est et hunc habere aliquid, quod offerat :

4. si ergo esset super terram, nee esset sacerdos : cum essent qui offerrent secundum legem munera,

5. qui exemplari, et umbras deserviunt coelestium. Sicut responsum est Moysi, cum consummaret tabernaculum: ''Vide, (inquit) omnia facito secundum exemplar, quod tibi ostensum est in monte. 6. Nunc

autem melius sortitus est ministerium, quanto et melioris testamenti mediator est, quod in melioribus repromissionibus sancitum est.

7. Nam si illud prius culpa vacasset : non utique secundi locus inquireretur. 8. Vituperans enim eos dicit : *Ecce dies venient, dicit Do- *Jer. 31,31 minus : et consummabo super domum Israel, et super domum Juda testamentum novum, 9. non secundum testamentum, quod feci patribus eorum in die, qua apprehendi manum eorum ut educerem illos de terra iEgypti : quoniam ipsi non permanserunt in testamento meo :

et ego neglexi eos, dicit Dominus :

10. quia hoc est testamentum, quod disponam domui Israel post dies illos, dicit Dominus : Dando leges meas in mentes eorum, et in corde eorum superscribam eas : et ero eis in Deum, et ipsi erunt mihi in populum : 11. et non docebit unusquisque proximum suum, et unusquisque fratrem suum, dicens : Cognosce Dominum: quoniam omnes scient me a minore usque ad majorem eorum : 1 2. quia propitius ero iniquitatibus eorum, et peccatorum

Je consommerai : les LXX, je conlraclerai; de meme l'hebreu (Carithi) et la Vulg. de Jerem. (feriam). L'Apotre emploie a dessein une autre expression : je consommerai ^ trovreX&eti) qui indique une chose portee a sa perfection et par suite immuable. — Je les ai delaisses : hebr. et Vulg. et ego dominatus sum eorum, et moi j'e'tais leur Ba'at, leur epoux. Comp. Os. ii, 19 sv. D'autres : et moi jai agi avec eitx comme un maitre dur. Les LXX ont sans doute lu ga'althi (comp. J£r. xiv, 19), je les ai eus en abomination, je les ai rejetes : cette lec,on parait assez vraisemblable. — Esprit ... cceut : a la difference des lois mosai'ques, grave'es sur la pierre. Comp. Ezech. xi, 19./ xxxvi, 26; Rom. v, 5 ; II Cor, iii, 3-9.

11. Attain rienseignera : ce qui n'exclut pas l'enseignement exterieur et docliinal de l'Eglise; S. Paul lui-meme nous apprend que le magistere exterieur est l'un des elements constitutifs de l'Eglise ( Eph. iv, 11 sv. ; I Tim. iii, 15); il insiste plus d'une fois sur l'obligation grave soit, pour les fideles, de s'en tenirasesenseignements(Ca/. i, 18 sv.); soit, pour les chefs de l'Eglise, de choisir

avec soin les hommes charge's d'enseigner la foi (I Tim. iv, 11, 13, 16; II Tim. ii, 2; iv, 2, 5; Tit. i,5, 9; ii, 1). L'opposition etablie entre les deux alliances n'est pas absolue, comme si Dieu n'etait connudans l'ancienne alliance que tout exterieurement. Alors comme maintenant le Saint-Esprit donnait la la connaissance intime des choses du salut. Mais e'etait par une grace qui appartient en propre a l'alliance nouvelle ; de plus, cette connaissance est desormais plus universelle, plus parfaite et plus intime. Comp. 1 Jean, ii, 20, 27. Dans les phrases comparatives l'hebreu nie d'ordinaire le moins etn'affirme que le plus, p. ex. J'ai aime Jacob et j'ai deteste Esaii, e'est-a-dire je l'ai moins aime (Rom. ix, 13). — Son concitoyen; Vulg. son prochain.

12. Je pardonnerai, L'alliance ancienne n'avait pas en elle-meme la vertu de demure Pobstacle principal entre l'homme et Dieu, le peche. 11 n'en sera plus ainsi dans l'alliance nouvelle. Par les merites et les satisfactions de Je"sus-Christ, qui lui appartiennent en propre (comp. v, 9; vii 25-27), elle remet les pe"che"s, et en rendant la

314 EPITRE AUX HEBREUX. Chap. VIII, 13; IX, 1-

viendrai plus de leurs peches." x3 — En disant : " Une alliance nouvelle, " Dieu a declare la premiere vieillie ;

or, ce qui est devenu ancien, ce qui est vieilli, est pres de disparaitre.

— CHAP. IX, 1 — 14. — Les rites, les offrandes et les sacrifices du culte mosaique etaient multiples et magnifiques, mais inefficaces [vers. 1 — 10]. Efficacite" du sacrifice de Jesus-Christ au point de vue de la purification et de la sanclification interieures [11 — 14].

Chap. IX. K*gpjJ| A premiere alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, etle sancluaire terrestre.

2 En effet, on a construit un tabernacle, avec une partie anterieure, appelee le lieu saint, ou sont le chandelier, la table et les pains de proposition. 3Derriere le second voile, se trouve la partie du tabernacle appelec le saint des saints, 4renfermant un autel d'or pour les parfums et l'arche de l'alliance toute recouverte d'or. Dans l'arche sc trouve une urne d'or renfermant la manne, la verge d'Aaron qui avait fleuri, et les tables de l'alliance. sAu-dessus sont des bilirubins de gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Mais ce n'est pas le moment de parlcr sur ce sujet en detail.

6Or, ces choses £tant disposees, les pretrcs entrent en tout temps dans la partie anterieure du tabernacle, lors-

qu'ils font le service du culte; 7le grand pretre seul, une seule fois l'annec, entre dans la seconde partie, mais avec du sang qu'il offre lui-meme et pour les peches du peuple. 8L'Esprit- Saint montre par la que le chemin du saint des saints n'a pas encore etc ouvert, tant que subsiste la partie anterieure du tabernacle. 9C'est une figure qui a rapport au temps present; elle signifie que les oblations et les sacrifices offerts ne peuvent amener a la perfection, au point de vue de la conscience, celui qui rend ce culte. I0Ces offrandes et ces sacrifices, avec les prescriptions relatives aux aliments, aux boissons et aux diverses ablutions, ne sont que des ordonnances charnellcs, imposees seulement jusqu'a une £poque de reformation.

11 Mais le Christ ayant paru comme grand pretre des biens a venir, il a traverse le tabernacle plus grand et

grace, retablit Fharmonie brisee entre Dieu et rhomme. Comp. Ezich. xxxiii. 14-16; Is.

xliii, 25 ; Rom. xi, 27.

Page 1