‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 280 sur 559 · Le sancluaire terrestre, le tabernacle des Hebreux · texte numérisé non relu

Le sancluaire terrestre, le tabernacle des Hebreux

2. Un tabernacle, une tente dressee, composed de deux parties : la premiere nominee le saint, avec un voile ;i l'entree; la seconde appelee le saint des saints (e'est-a-dire, le lieu Ires saint), et separee de la premiere par un autre voile. Dans le saint se trouvaient, sans parler de l'autel des parfums, le chandelier d'or a sept branches, et la table de proposition, ou douze pains etaient poses devant le Seigneur, "sym bole du sacrifice perpetuel que devaient lui offrir les douze

Jribjjs^

4. Un autel d'or, etc. grec 6ujj.taT-np.ov : la Vulg. //;/ encensoird'or. Les LXX sont favo-

rables a cette interpretation. Pour designer l'autel des parfums ils emploient toujours le mot QujiacjT^piov. Suivant quelques exegetes, l'auteur sacre veut parler d'un vase a feu dans lequel le grand pretre aurait verse, en entrant dans le saint des saints, les charbons pris sur l'autel des parfums (Exod. xxvii, 3; xxxiii, 3). Mais nulle part, meme dans ses descriptions si detaillees du mobilier sacre (comp. Exod. xxv, sv. : xxxvi, sv.) et des ceremonies de la grande Expiation (Lev.

xvi, 12), Moise ne parle d'un encensoir d'or. D'autre part le mot grec Oopnat^piov s'employait aussi — sinon du temps des LXX — au moins dans la langue usitee au premier siecle, dans le sens d'autel. C'est pourquoi l'opinion la plus commune admet qu'il s'agit ici de l'autel des parfums (Exod. xxx, i, 10; xxxvii, 25-28; comp. I (3) Rois, vii, 48. Construit en bois de setim (acacia), il etait tout revetu d'or (Exod. xxxvii, 26; d'ou l'appellation : autel d'or (Exod. xl, 5). II serait

EPIST. B. PAULI AP. AD HEBR^OS. Cap. VIII, 13; IX, 1-11. 315

eorum jam non memorabor. 13. Dicendo autem novum : veteravit prius. Quod autem antiquatur, et senescit, prope internum est.

—*— CAPUT IX. — •— Ex his quae in veteri erant testamento et imperfectione illarum hostiarum, ostendit novi perfeclionem, in quo Christus pontifex et hostia semel oblata emundat conscientiam a peccatis : quern ad testamenti sui confirmationem mori fuit necesse.

ABUIT quidem et prius, justificationes culturae, et Sanctum saeculare. "2.Tabernaculum enim factum est primum, in quo erant candelabra, et mensa, et propositio panum, quae dicitur Sancta. 3. Post velamentum autem secundum, tabernaculum, quod dicitur Sancta sanctorum: 4.aureum habens*thuribulum, et arcam testamenti circumtectam ex omni parte auro, in qua urna au-

rea habens manna, et virga Aaron, quae fronduerat, fet tabulae testamenti, 5. superque earn erant Cherubim gloriae obumbrantia propitiatorium : de quibus non est modo dicendum per singula.

6. His vero ita compositis : in priori quidem tabernaculo semper introibant sacerdotes, sacrificiorum officiaconsummantes: 7. in secundo autem rfsemel in anno solus pontifex non sine sanguine, quern offert pro sua,et populi ignorantia: 8. hoc significante Spiritu sancto, nondum propalatam esse sanctorum viam, adhuc priore tabernaculo habente statum. 9. Quae parabola est temporis instantis : juxta quam munera, et hostiae offeruntur, quae non possunt juxta conscientiam perfectum facere servientem, solummodo in cibis, et in potibus, 10. et variis baptismatibus,et justitiis carnis usque ad tempus correctionis impositis.

1 1. Christus autem assistens pontifex futurorum bonorum, per am-

^3 Re- 8, g. 2 Par. 5,

rfE.\otl. 30, 10. Lev. [6,

surprenant que S. Paul n'en eut pas fait mention ici, tandis qu'on s'explique moins bien pourquoi il aurait nomme un encensoir d'or, entierement inconnu d'ailleurs.

Cet autel se trouvait, il est vrai, dans le Saint; mais si pres du saint des saints, tout contre le voile, qu'on pouvait le regarder comme en faisant partie comp. I (3) Rots, vi, 22. Le grec 'iyouoa ne dit pas plus. Dans son enumeration, S. Paul se preoccupe moins d'assigner la place exacle des differentes pieces, que de designer l'objet et d'en indiquer l'usage. — Lamanne, etc. D'apres I (2,) Rois viii, 9; II Par. v, 10, l'arche ne renfermait que les deux tables de la Loi. Mais la remarque meme du livre des Rois, et de l'auteur des Chroniques semble bien indiquer que primitivement l'arche renfermait encore autre chose. De fait, d'apres Exod. xvi, 32-34 la manne doit etre placee devant le Seigneur qui habitait sur l'arche, litt. devant le TSmoignage 011 tables de la Loi. De meme le baton d'Aaron (Nombr.

xvii, 10).

5. L'arche avait un couvercle d'or, le firopitiatoire, surmonte de deux cJicrubins d'or, aux ailes etendues, qui formaient comme le trone de Dieu; de la cette expression : Chirutins de la gloire ou de la majesty divine, qui lui appartiennent et en sont comme les

porteurs. voy. Exod. xxv, 17 note. — De parler en detail, d'expliquer la signification symbolique de ces choses.

6-7. Entrent (Vulg. entraienf) pour offrir matin et soir l'encens et les parfums, preparer les lampes du chandelier {Exod. xxx, 7 sv.) et, tous les sabbats. remplacer les pains de proposiiioji {Lev. xxiv, 8). — Une JoTsT annexe, Iejour de la fete de l'expiation : voyez Lev. xvi.

8. Du saint des saints veritable, du ciel. — La partie anterieure du tabernacle j litt. le premier tabernacle, le saint, qui figurait le peuple d'Israel et l'ancienne alliance. Le ciel n'a ete ouvert aux hommes que le jour 011 Jesus glorifie y fit son entree.

9-10. L.e temps present, anterieur au Messie ; l'auteur parle du point de vue de l'ancienne alliance. Comp. le siecle futur pour le temps posterieur au Messie (vi, 5). — Au lieu de y.a8'fjv (figure... selon laquelle e'esta-dire qui signifie), une autre legon donne xaO'ov, le temps present durant lequcl... — Ordonnances chamelles qui ne vont qu'a procurer la saintete exte'rieure et legale. — Jitsqu'd une epoquc, jusqu'a re que le Messie substitue la nouvelle loi, la loi d'amour et de justice, a l'ancienne.

1 1. Grand pre I re qui nous merite et nous obtient les biens a venir (du point de vue de

EPITRE AUX HEBREUX. Chap. IX, 12—26.

plusparfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-a-dire, qui n'appartient pas a ccttc creation-ci, I2et il est entre une fois pour toutes dans le saint des saints, non avec le sang des boucs et des taureaux, mais avec son propre sang, et il a obtenu une redemption eternelle. x3Carsi le sang des boucs et des taureaux, si la cen-

dre d'une vache, dont on asperge ceux qui sont souilles, sanctifient de maniere a procurer la purete de la chair, ^combien plus le sang du Christ qui, par 1'Esprit eternel, s'est offert luimeme sans tache a Dieu, purifiera-til notre conscience des ceuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant?

3° — CHAP. IX, 15 — 28. — La mort de Jesus-Christ condition necessaire de sa mediation. Tout testament doit etre scelle par la mort du testateur [vers. 15 — 17]. Le sang dans l'ancienne alliance [18 — 22]. Le sang de Jesus-Christ : offert une seule fois, il est efficace pour toujours [23 — 28].

Ch. IX. ■■ t^EgjT c'est pour cela qu'il est mctjlipj diatcur d'une nouvelle alliance, * — -3 afin que, une mort etant intervenue pour le pardon des transgressions commises sous la premiere alliance, ceux qui out etc appeles recoivent 1'heritage eternel qui leur a etc promis. l6Car, la 011 il y a un testament, il est necessaire que la mort du testateur intervienne.^Un testament, en effet, n'est valable qu'en cas de mort, puisqu'il n'est jamais en vigueur lorsque le testateur est en vie.

l8Voila pourquoi meme la premiere alliance n'a pas ete inauguree sans effusion de sang. I9Moi'sc, apres avoir proclame devant tout le peuple tous les commandements selon la teneur de la loi, prit le sang des taureaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine ecarlate et de l'hysope, et il fit l'aspersion sur le livre lui-meme et sur tout le peuple, 20en disant : " Ceci est le sang de l'alliance que Dieu a or-

donnee pour vous. " 2II1 aspergea de meme avec le sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte. 22Et presque tout, d'apres la loi, est purifie avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de remission.

23Puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient etre purifiees de cette maniere, il etait done necessaire que les choses celestes elles-memes fussent inaugurees par des sacrifices superieurs a ceux-la. 24Car ce n'est pas dans un san6luaire fait de main d'homme, image du veritable, que le Christ est entre ; mais il est entre dans le ciel meme, afin de se presenter maintenant pour nous devant la face de Dieu. 25Et ce n'est pas pour s'offrir lui-meme plusieurs fois, comme le grand pretre entre chaque annee dans le san6luaire avec un sang qui n'est pas le sien : 26autrement il aurait du souffrir plusieurs fois depuis

l'ancienne alliance), savoir la redemption eternelle (vers. 12), la perfection (x, 1), en un mot la justification. — Le tabernacle : soit son propre corps, en l'immolant sur la croix (S. Chrys.), soit l'Eglise militante que J.-C. a fondee avant lie monter au ciel, soit plut6t avec S. Thomas, les regions inferieures du ciel, qui forment comme un avant- del ^et repondent au saint du tabernacle mosaique (comp. iv, 14; vii, 26; Ep/i. iv, 10). — Creation terrestre : voyez vers. 1.

12. Le saint des saints veritable, le ciel. — Une redemption eternelle, suffisante pour tous les homines et pour tous les temps.

13. La cendre d'une vache : voy. Nombr. xix. — La purete exte'rieure et legale.

14. Par P Esprit eternel (Vulg. par PEspril-Saint, variante fausse quant a l'expression, mais exacte pour le sens). Jesus-Christ s'offre par 1'Esprit eternel, c'est-a-dire, anime, porte, consacre pour cet arte par 1'Esprit de Dieu qui est en lui sans mesure dans une harmonie ineffable avec Dieu qui s'associe a son ceuvre par son Esprit. Ici, comme Rom. i, 4; I Tim. iii, 16, ces mots expriment la nature divine du Christ, d'ou son sacrifice tire une valeur infinie. Eternel rappelle et explique la redemption eternelle

EPIST. B. PAULI AP. AD HEBR^OS. Cap. IX, 12—26.

plius et perfectius tabernaculum non manufactum, id est, non hujus creationis : 12. neque per sanguinem hircorum, aut vitulorum, sed per proprium sanguinem introivit semel in Sancta, aeterna redemptione lis. inventa. 13. 'Si enim sanguis hircorum, et taurorum, et cinis vitulas aspersus inquinatos sanctificat ad r. 1, emundationem carnis : 14. 'quanto oan. magis sanguis Christi, qui per Spipoc ritum sanctum semetipsum obtulit immaculatum Deo, emundabit conscientiam nostramab operibus mortuis, ad serviendum Deo viventi?

15. Et ideo novi testamenti metis, diator est : -°ut morte intercedente, in redemptionem earum prasvaricationum, quae erant sub priori testamento, repromissionem accipiant qui vocati sunt aeternae hereditatis.

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