‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 385 sur 559 · Qui habet aurem, audiat quid Spiritus dicat ecclesiis · texte numérisé non relu

Qui habet aurem, audiat quid Spiritus dicat ecclesiis

14. Et Angelo Laodiciae ecclesias scribe : *Hasc dicit : Amen, testis fidelis, et verus, qui est principium creaturas Dei :

15. Scio opera tua : quia neque frigidus es, neque calidus : utinam frigidus esses, aut calidus : 16. sed quia tepidus es, et nee frigidus, nee calidus, incipiam te evomere ex ore meo. 17. Quia dicis : Quod dives sum,etlocupletatus,et nulliusegeo:

et nescis quia tu es miser, et miserabilis, et pauper, et caecus, et nudus. 18. Suadeo tibi emere a me aurum ignitum probatum ut locuples flas, et vestimentis albis induaris, et non appareat confusio nuditatis tuas, et collyrio inunge oculos tuos ut videas. 19. *Ego quos amo, arguo, et castigo. iEmulare ergo, et pcenitentiam age. 20. Ecce sto ad ostium, et pulso : si quis audierit

Joann. 14,

'' Prov. 3, 12. Hebr.

dont ils sont les citoyens; le nom de Jdsus, qui les a rachetes et qu'ils ont confesse (verset 8), nom nouveau, parce que Jesus, en entrant dans sa vie glorieuse, a recu de Dieu tin nom qui est au-dessus de tout nom, le nom divin de Seigneur auquel tout genou flechit dans l'univers. Voy. Phil, ii, 9 sv. et les notes. Comp. Apoc. xix, 12.

14. Laodicee, grande et riche ville de Phrygie, a Test d'Ephese et non loin de Colosses, sur le Lycus; aujourd'hui village nomme Eski-Hissar. Elle avait ete honoree d'une lettre de S. Paul, Col. iv, 16; ii, 1. — Amen signifie vcrite, fideliie. Jesus-Christ est YAmen, le out de sa parole, promesse ou menace. Comp. II Cor. i, 19 sv. — Le principe de la creaiio?i, lui " par qui toutes choses ont ete faites, " {Jean, i, 3. Comp. Prov. viii, 22 ; Col. ii, 9; Hebr. i, 3). Meme en tant qu'homme, Jesus-Christ est le principe de la creation, etant la premiere des creatures dans l'ordre de dignite et de predestination.

15. Eire froid, e'est Petat de l'homme pdcheur, etranger a la vie de l'Esprit-Saint, ou meme hostile au regne de Dieu; etre bouillant, e'est bruler d'amour pour Dieu; etre iiede, e'est, avec la connaissance et la profession de l'Evangile, vivre dans la langueur et la paresse morale, donnant plus a

soi et au monde qu'a Dieu, sans avoir meme le sentiment de ce qui nous manque. Cet etat de coupable negligence, aggravee par Pingratitude et l'abus des graces de Dieu, est en quelque sorte plus difficile a guerir et plus dangereux que l'dtat de froideur; il inspire a Jesus-Christ une sorte de de'gout, qui le dispose a rejeter enfin Tame tiede.

18. Acheter: par la priere et les bonnes ceuvres. — Le Seigneur offre trois choses : Por pur d'une foi ferme et eprouve'e (I Pier, i, 1), les vetements blatics de la justice et de la saintete {Apoc. iii, 4, 5), le collyre qui rend la vue aux aveugles, e'est-a-dire l'onclion du Saint-Esprit qui enseigne toutes choses (I Jean, ii, 27).

19. Je reprends, etc. (comp. Prov. iii, 12; Hebr. xii, 6) : toutes les reprimandes et menaces des vers. 15-18 sont inspire'es par l'amour.

20. Dieu se tient a la porie du cceur, y frappe par les mouvements de son Esprit, quelquefois aussi par les epreuves et les chatiments qui disposent a la conversion; y fait entendre sa voix par ses inspirations et par la lecture ou 1'audition de sa parole. — Je souperai avec lui, etc. : image de la paix delicieuse que l'amitie de Jesus fait gouter a l'ame fervente.

448 APOCALYPSE DE S. JEAN. Chap. Ill, 21, 22; IV,

quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avcc lui et lui avec moi.

2ICelui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trone,

comme moi aussi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Pere sur son trone.

22 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises !

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