Si quelqu'un, etc.: comp. xiii
10. Du vin pur, non nick-' d'eau : le chatiment ne sera plus adouci par la miseiicorde : romp. Ps. Ixxv (74) 9; Jet:
Is. 21, 9.
jer.
482 APOCALYPSE DE S. JEAN. Chap. XIV, 13—20; XV, 1—3.
x3Et j'entendis une voix venant du ciel, qui disait : " Ecris: Heureux des maintenant les morts qui meurent
dans le Seigneur!" — "Oui, dit 1'Esprit, qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs ceuvres les suivent. '
Ch. XIV.
6e Signe. — Le Fils de rhomme [ch. xiv, 14—20] preside a la moisson et a la vendange du monde.
jUis je vis, et voici que parut une nu£e blanche, et sur la nuee quelqu'un etait assis qui ressemblait a un fils d'homme; il avait sur sa tete une couronne d'or, et clans sa main une faucille tranchante. J5Et un autre ange sortit du sanctuaire, criant d'une voix forte a celui qui etait assis sur la nuce :
" Lance ta faucille et moissonne; car le moment de moissonner est venu, parce que la moisson de la terre est mure." l6Alors Celui qui etait assis sur la mice jeta sa faucille sur la terre, et la terre fut moissonnee.
'7Un autre ange sortit du sanctuaire qui est dans le ciel, portant,
lui aussi, une faucille tranchante.
18 Et un autre ange, celui qui a pouvoir sur le feu, sortit de l'autel, et s'adressa d'une voix forte a celui qui avait la faucille tranchante, disant :
" Lance ta faucille tranchante, et coupe les grappes de la vigne de la terre, car les raisins en sont mtirs. " K->Et l'ange jeta sa faucille sur la terre, et vendangea la vigne de la terre, et il en jeta les grappes dans la grande cuve de la colere de Dieu. 20La cuve fut foulee hors de la ville, et il en sortit du sang jusqu'a la hauteur du mors des chevaux, sur un espace de millc six cents stades.
;■ SlGNE. — Apparition des Ang-es aux sept plaies ; cliani de triomphe [CH. XV, 1—4].
Ch. XV. ^ I is je vis dans le ciel un autre
signe, grand et etonnant: sept
anges qui tenaient en main
sept plaies, les dernieres, car e'est
par clles que doit se consommer la
colere de Dieu.
2Et je vis comme une mer de verre, melee de feu, et au bord de cette mer etaient debout les vainqueurs de la bete, de son image et du nombre de son nom, tenant les harpes sacrees.
3 lis chantaient le cantique de Morse,
13. Qui meurent dans le Seigneur, dans la foi en J.-C. et son amour. lis sont heureux des maintenant^ car ils n'ont plus a attendre, dans les limbes, leur entree au bonheur, mais ils seront aussitot reunis a Jesus pour re^ner avec lui (xx, 4: Phil, i, 23). La ponctuation de la Vulgate joint des maintenant a ce qui suit. — L'Esprit-Saint, dont Jean entend en lui-meme et repete le temoignage. — Lews ceuvres : titres assures a la gloire et a la recompense. Comp. Prov. xxxi, 31; 1 Tim. vi, 18; II Pier. 1, 10.
14. Je vis : Cette vision represente l'approche du jugement, ou plutot ce jugement lui-meme, sous la double image de la moisson et de la vendange. Ces images se rencontrent souvent ailleurs avec la meme signification : Matth. xiii, 10; Joel, iii, 13; Is. lxiii, 3; Jer. li, 33. — Un fils d'homme apparaissant sui la nuee xs.^\)t\W Dan. \\\, 13;
Matth. xxiv, 30 et Apoc. i, 7: e'est done J.-C. lui-meme, portant la couronne de sa royautd (vi, 2; xix, 12) et venant sur une nuce pour le jugement. D'autres, a cause de Yordre qui lui est donne par un ange (vers. 15), voient dans ce quelqu'un un ange representant Notre-Seigneur. Mais cet ordre n'est qu'un signal, et il vient du Pere, lequel s'est reserve les temps et les moments {Ail. i, 7; Matth. xxiv, 36).
16. Fut moissonnee : la vendatige, au vers. 18, represente le chatiment des m€chants; en est-il de meme ici de la moisson? Cette derniere parait symboliser plutot le bon grain (les elus) rassemble's dans les greniers du Pere de famille par la main du Sauveur et de ses anges? Comp. Matth.
xiii, 30, 39; xxiv, 31.
17. Faucille : ici dans le sens de serpe a couper les grappes.
APOCALYPSIS B. JOANNIS AP. Cap. XIV, 13—20; XV, 1—3. 483
13. Et audivi vocem de coelo, dicentem mihi : Scribe : beati mortui, qui in Domino moriuntur. Amodo jam dicit Spiritus, ut requiescant a laboribus suis : opera enim illorum sequuntur illos. 14. Et vidi et ecce nubem candidam : et super nubem sedentem similemFilio hominis,habentem in capite suo coronam auream, et in manu sua falcem acutam. 15. Et alius Angelus exivit de templo, damans voce magna ad se- 13- dentem super nubem: e Mitte fal- I3' cem tuam, et mete quia venit hora ut metatur, quoniam aruit messis terras. 16. Et misit qui sedebat super nubem, falcem suam in terram, et demessa est terra.
17. Et alius Angelus exivit de templo, quod est in ccelo, habens et ipse falcem acutam. 18. Et alius Angelus exivit de altari, qui habebat potestatem supra ignem : et clamavit voce magna ad eum, qui habebat falcem acutam, dicens : Mitte falcem tuam acutam, et vindemia botros vineas terras : quoniam maturas sunt uvae ejus. 19. Et misit Ange-
lus falcem suam acutam in terram, et vindemiavit vineam terras, et misit in lacum iras Dei magnum :
20. Et calcatus est lacus extra civitatem,et exivit sanguisdelacu usque ad frenos equorum per stadia mille sexcenta.
— *— CAPUT XV. -+- Qui bestiam vicerant et ejus imaginem, ac numerum nominis ejus, Deum glorificant ; et septem Angelis habentibus septem plagas novissimas dantur septem phialas ira Dei plena\
T vidi aliudsignum in ccelo magnum, et mirabile, Angelos septem, habentes plagas septem novissimas:
quoniam in illis consummata est ira Dei.
2. Et vidi tamquam mare vitreum mistum igne, et eos, qui vicerunt bestiam, et imaginem ejus, et numerum nominis ejus, stantes super mare vitreum, habentes citharas Dei:
3.EtcantantescanticumlVloysiservi Dei, et canticum Agni, dicentes :
18. Pouvoir sur le fete de l'autel (vi, 9; viii, 3), feu qui est le symbole de la justice et de la saintete de Dieu, consumant toute impurete et chatiant les coupables (viii, 5).
20. La cuve fut foulee : image biblique des tourments reserves aux impies sous le poids des jugements de Dieu {Afioc. xix, i^;/oel, iii, 13; Is. Ixiii, 3). — Mors de la ville, de la cite de Dieu, que le chatiment n'atteindra pas et qui ne doit pas etre souillee par les cadavres des impies (/sale, lxvi, 24). — Ainsi cette section des Signes nous a conduits, comme celle des Sceaux (6e) et celle des Trompettes (7e) jusqu'a la consommation du rnonde ; il y a done entre elles un parallelisme rdel, bien que les points de contacl soient assez rares.et que chacune nous revcle les decrets divins sous un aspect different.
CHAP. XV
i. Un autre signe : e'est le 7e du groupe, et, comme le 7e sceau et la 7e trompette, il sert de transition aux visions suivantes. — Plaies : ce terme est consacre pour les " plaies d'Egypte ", avec lesquelles plusieurs de ces 7 plaies ont beaucoup de rapport, comme en avaient deja les tleaux des premieres trompettes. — Les demures, qui
precederont immediatement et meme comprendront, a ce qu'il semble, la plaie terrible du bouleversement final du monde (v. 18 sv.) par laquelle surtout doit se consommer la colere de Dieu. Les fleaux des 7 coupes se rapportent done a la je trompette, dont le " malheur" annonce (viii, 13; xi, 14) n'a pas encore ete de"crit, mais seulement predit d'une maniere generale, comme devant amener la consommation de la vicloire de Dieu (x, 7; xi, 15). Les 7 signes ont done ete une sorte d'intermede entre les trompettes et les coupes.
2. Une mer de verre et de feu, transparente et brillante (deja apercue iv, 6) : allusion symbolique a la mer Rouge, en tant qu'elle a ouvert un passage aux Hebreux, et englouti les impies, comme le montrent le vers. 3, 011 il est fait mention du cantique de Moise, et l'analogie des plaies qui vont suivre avec les plaies d'Egypte. — Du nombre de son nom : voy. xiii, 17. — Harpes sacre'es, litt. de Dieu, servant a louer Dieu. Comp. v, 8; xiv, 2 et les notes de vi, 9; xi, 19.
3. lis chantaient, comme les Israelites apres le passage de la mer Rouge, le cantique de Moise {Exod. xv, 1 sv. comp. Deut. xxxii et II Mack, vii, 6) ... de VAgneau
484 APOCALYPSE DE S. JEAN. Chap. XV, 4— 8; XVI, 1—8.
le serviteur de Dieu, ct lc cantique cle l'Agneau, disant : " Grandes ct admirables sont vos oeuvres, Seigneur, Dieu tout-puissant! Justes et veritables sont vos voics, 6 Roi des sie-
cles! 4 Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait votre nom? Car vous seul etes saint. Et toutes les nations vicndront se prosterner devant vous, parce que vos jugements ont eclate."
LES SEPT COUPES [xv, 5— xvi].
Ch. XV