Cette conclusion prtfsente dans les
manuscrits plusieurs variantes sans importance. Voits tons, les fideles, et specialement ceux des sept Eglises d'Asie (i, 4).
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lies fibres apoctppps be la Vulgate.
Jntrnbuctiaii.
SOUS le nom & Apocryphes on a quelquefois designe des livres dont l'auteur nc nous est pas connu : a ce compte il faudrait tenir pour apocryphes plusieurs ecrits que l'Eglise a toujours recus comme canoniques.
S. Jerome (ep. WJ ad Lcetam, n. u tnel au nombre des apocryphes les livres qui portent en litre un nmn different de celui tie leur auteur : il conviendrait plutot de les qualifier de pseud/pigrapnes.
Les protestants ont donne ce nom a i eux d'entre les livres de la Bible qui bien que propres a e"difier les fideles, ne figurent pas dans le canon de la Bible hehraique : ce sont nos deiitirocanoniques. Mais, ecrits sous ['inspiration du Saint Esprit aussi bien que les livres dits protocanoniques, ils sont comme eu\ I , et leur sonl egaux
en autorite.
" Les catholiques, d'accord avec la facon tie s'exprimei de l'an< ienne Eglise, vent le nom d'apocryphes aux livres qui ont figure a tort dans le canon scripturaire de quelques e"glises orthodoxes ou heV&iques de I'antiquitd Dans ce sens les livres apocryphes sont les livres pseudocanoniques. < )n pent cependant elargir encore cette definition et dire que les livres apocryphes sont ceux qui, par leur tit re ou leur teneur, se donnent comme I'ceuvre d'auteurs inspires, sans pouvoir justifier de cette pretention." !
Les ecrits apocryphes de l'Ancien et du Nouveau Testament forment une vaste literature. Trois seulement ont e"te accueillis par l'Eglise dans la Bible Clementine; ils sont places en dehors de la serie des livres recus dans le Canon par le Concile de Trente. Ce sont : r° la priere de Manasses, roi de Juda, au temps de sa captivite .1 Babylone; 2° le IIP et 30 le IV livre d'JSsdras.
La Priere de Manasses. — Que le fils d'Eze*< hias pendant sa captivite* a Babylone, ait fait penitence de ses crimes et qu'il ait exprime ses sentiments dans une priere composee par lui, nous le savons par 1 1 Par. xxxii, 12. 18 sv. Est-ce cede qui se lit aujourd'hui dans certains manuscrits de la Bible grecque, parmi quelques hymnes pseudoi anoniques ajouu's au Psautier? C'est plus que douteux. Suivant l'opinion gene- 1 ale des critiques, ce morceau est I'ceuvre d'un juif helleniste, qui vivait un siecle avant I'ere chrdtienne, ou tout au plus, du temps des Marhabe'es.
Le texte primitif est le grec. II nous a ete • : en assez bon dtat, soit dans quelqu< manuscrits des LXX, soit dans les intionei Aposfolorum ii, 22. La traduction latine se distingue par la fklelite et par son ( araclere litteraitc : elle n'est pas de S Jerome. mais parait etre d'unee'poque plus tardive. II existe aussi une version syriaque, non encore imprimee; une version ethiopienne,publieedans l'e'dition ethiopienne des Constitutiones Apostolorum (Londres 1834) et une version arabe, encore inedite.
Le contenu de cette piece n'offre rien que de ties pieux et de tres edifiant. Toutefois au< une preuve n'etablit d'une facon certaine son caractere inspire. C'est pourquoi ni la Synagogue ni l'Eglise ne l'ont jamais recue dans le canon des livres sai res.
Le troisieme Livre d'Esdras^ connu sous le nom ft Esdras grec, est une compilation de fragments plus ou moins importants empruntes mix livres des Paralipomenes, d'Es dras et de Nehemie. Seuls les deux chapitres iii, i-v, 6 lui appartiennent en propre.2
Le re'dacleur semble avoir voulu ecrire
1 P. Batiffol, dans le Didtionnaire de la Bible de M. Vjgouroux, art. .Apocryphes.
2 Le tableau suivant rendra compte de la composition du livre.
Ill Esdr.
= II Par. xxxv, 1-19.
= II Par. xxxv, 20-27