‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 420 sur 559 · LES LIVRES APOCRYPHES 1)E LA VULGATE · texte numérisé non relu

LES LIVRES APOCRYPHES 1)E LA VULGATE

I'histoire du culte legal depuis le temps de Josias jusqu'a I'epoque de la composition

du livre. C'est a la sagesse de Zorobabel et a son heureuse inikience sur Darius qu'il rapporte le retour en grand nombre des exiles (ch. v, i sw), le retablissement du culte a Jerusalem, la reconstruction du Temple (ch. v, 47-vii, 9) et Porganisation de la nouvelle communaute (ch. vii, 10-15). La legende des trois gardes du corps clu roi Darius, — seule partie originale du livre — a pour objet d'exprimer cette pensee.

La compilation se divise en deux parties. La premiere partie (i-vii) est seule achevee. Elle s'ouvre par le recit — emprunte a. // Par. xxxv-xxxvi — de la restauration du culte par Josias, et de son developpement jusqu'au depart pour l'exil. Viennent ensuite le recit du retour, d'abord sous le roi Cyrus (ch. II), puis sous le regne de Darius, en la 2e annee de ce roi (chap, iii-iv), et I'histoire mouvementee du premier etablissement des Juifs dans leur patrie et de la reconstruction du temple (chap. v-vi). La dedicace du Temple et la premiere celebration solcnnelle des Azymes (ch. vii) marquent le terme de cette premiere periode.

La deuxieme -partie est inachevee. Quel en devait etre l'objet dans la pensee de I'auteur? II est assez difficile de le dire. Peutetre se proposait-il de mettre en lumiere Paction d'Esdras dans l'organisation de la communaute juive post-exilienne.

Tel est le contenu de ce livre. Depourvu de valeur historique propre, il etait pourtant de nature a. ranimer dans l'ame juive l'attachement au culte legal, et a promouvoir l'observation zelee de la Loi.

La date de sa composition, poste'rieure aux e'venements qu'il rapporte, ne peut pas etre avancee au-dela des premieres annees de notre ere; car l'historien Josephe en a fait un notable usage (Antiq. livres x-xi).

La tradition ecclesiastique des premiers siccles a quelque peu hesite sur sa valeur canonique. C'est probablement le 3e livre d'Esdras qu'alleguent les Conciles et les Peres sous la denomination de I Esdras. lis le pouvaient, puisque la plupart des passages sont reellement canoniques. Les Peres, en assez -rand nombre, alleguent aussi 1 omme Ecriture inspiree, des passages de la section iii-v, 6. Admis au meme rang (|ue les autres livres inspires dans la Bible grecque, le 3° livre d'Esdras figurait aussi dans l'ancienne Vulgate.

Mais a partir du 5e siecle, il perdit peu a peu de son credit et ne tarda pas a etre re- L;,L;ut'- definitivement parmi les Apocryphes. Si I'Eglisel'a insere'dans la Vulgate Clementine, ce n'est qu'a titre de document, a cause de l'usage qu'en ont fait quelques Peres, et en lui assignant une place en dehors de la serie des livres certainement canoniques.

Le IVe livre d'Esdras ne nous a pas ete conserve dans le texte original. Jusqu'au i8e siecle on n'en connaissait que l'ancienne traduction latine, inseree dans les editions de la Vulgate. Depuis on a decouvert plusieurs autres versions : arabe, ethiopienne, syriaque et armenienne. Aucune d'elles ne contient les chap, i et ii, xv et xvi du IV Esdras latin; par contre, elles ont en plus un fragment assez notable qui se place apres vii, 35. Cette lacune de notre texte latin s'explique par ce fait que les differents manuscrits qui l'ont transmis dependent tons dim meme original : le codex Sangermanensis, du Qe siecle (^22). Or, il se trouve que dans le Sangermanensis, precisement a vii, 35 un feuillet a disparu. A-t-il ete arrache, comme on l'a dit parce que le passage paraissait mettre en doute l'efficacite de la priere en faveur des defunts? II ne le semble pas. II n'y a rien de contraire au dogme catholique de l'intercession des Saints a. dire qu'elle n'aura plus lieu au temps du jugement universel. Or dans ce passage, le IVe livre d'Esdras ne dit rien de plus.

Les versets omis ont ete publics, il y a une trentaine d'annees (1875) par Bensly d'apres le codex Ainbiancnsis (oe siecle), et par Wood d'apres le codex Complutensis (ge-ioti siecle). Nous les repruduisons dans notre edition d'apres la recension Bensly- James,1 et nous en presentons la traduction.

Dans son etat acluel, le IVe livre d'Esdras se compose en realite de trois e'erits distincts dont chacun a son but, sa marche et son esprit propres. II se divise done naturellement en trois parties.

i° La premiere partie est formee des ch. i et ii. Cet opuscule porte dans la Vulg. (1, 1 ) et dans plusieurs manuscrits latins le titre : Liber Esdra propheta seeundus2. Usant d'un procede oratoire tpii ne pent troinper personne, l'auteur — qui est surement un Chretien — met en scene le scribe Esdras. Sous le couvert de ce personnage venere, il pro-

1 Bensly- J anus, Fourth book of Ezra, dans Ro bin son, Texts and studies III. 2 11895). ■ 1 ette 'Ii ipo 'i

nis en un seul, forment le / Esdras; le IV Esdras,

chap, i et ii forment le // Esdras; le /// Esdras est I'apocryphe dece aom; Le IV Esdras, cbap. iii \i\ formenl le I V Esdras, enfin IV Esdras, chap, xv et xvi donnent le / ' i

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