‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 489 sur 559 · Un fils : de meme qu'une mere n'a rien de · texte numérisé non relu

Un fils : de meme qu'une mere n'a rien de

plus precieux que son fils unique, ainsi Sion n'avait rien de plus cher que son temple, centre de la vie religieuse et nationale d'Israel. Sous ce rapport le fils de la femme peut etre le symbole du temple de Jerusalem.

47. Depuis Salomon, jusqu'au temps de Sedecias et de lacaptivite, Jerusalem avait entretenu a grands frais la splendeur de son temple, comme la mere avait pris soin de son fils, pendant les annees de sa croissance.

52. Visions celestes : litter, d'en haul, ou d'ordre supe'rieur.

LIBER ESDR.<E QUARTUS. Cap. X, 35—60; XI, 1, 2.

frustra moriar : 35. quoniam vidi quae non sciebam, et audio quae non scio.

36. Aut numquid sensus meus.fallitur, et anima mea somniat? 37. Nunc ergo deprecor te, ut demonstres servo tuo de excessu hoc. Et respondit ad me, et dixit : 38. Audi me et doceam te, et dicam tibi : de quibus times : quoniam Altissimus revelavit tibi mysteria multa. 39.Vidit reclam viam tuam, quoniam sine intermissione contristabaris pro populo tuo,et valde lugebas propter Sion.

40. Hie ergo intellectus visionis quae tibi apparuit ante paululum.

41. Quam vidisti lugentem, inchoasti consolari earn ; 42. nunc autem jam speciem mulieris non vides, sed apparuit tibi civitas aedificari : 43. et quoniam enarrabat tibi de casu filii sui, haec absolutio est. 44. Haec mulier quam vidisti, haec est Sion : et quoniam dixit tibi quam et nunc conspicies, ut civitatem aedificatam.

45. Et quoniam dixit tibi, quia sterilis fuit triginta annis : propter quod erant anni scilicet triginta, quando non erat in ea adhuc oblatio oblata.

46. Et factum est post annos triginta, aedificavit Salomon civitatem, et obtulit oblationes : tunc fuit quando peperit sterilis filium. 47. Et quod tibi dixit, quoniam nutrivit eum cum labore, hoc erat, habitatio in Jerusalem. 48. Et quoniam dixit tibi, quod filius meus veniens in suo thalamo mortuus esset, et contigisset ei casus, hoc erat, quae facia est ruina Jerusalem. 49. Et ecce, vidisti similitudinem ejus : et quoniam filium lugeret, inchoasti consolari earn : et de his quae contigerunt,haec erant tibi aperienda.

50. Et nunc videt Altissimus, quoniam ex animo contristatus es, et quoniam ex toto corde pateris pro ea, ostendit tibi claritatem gloriae ejus, et pulchritudinem decoris ejus.

51. Propterea enim dixi tibi ut maneres in campo, ubi domus non est aedificata. 52. Sciebam enim ego, quoniam Altissimus incipiebat tibi ostendere haec : 53. propterea dixi tibi ut venires in agrum ubi non est fundamentum aedificii. 54. Nee enim poterat opus aedificii hominis sustineri in loco, ubi incipiebatur Altissimi civitas ostendi. 55. Tu ergo noli timere, neque expavescat cor tuum : sed ingredere, et vide splendorem et magnitudinem aedificii, quantum capax est tibi visus oculorum videre : 56. et post haec audies quantum capit auditus aurium tuarum audire. 57. Tu enim beatus es prae multis, et vocatus es apud Altissimum sicut et pauci.

58. Nocte autem quae in crastinum futura est, manebis hie : 59. et ostendet tibi Altissimus eas visiones supremorum, quae faciet Altissimus his qui habitant super terram a novissimis diebus. 60. Et dormivi illam noctem et aliam, sicut dixerat mihi.

-*— CAPUT XI. -

Apparet Esdrae in visione aquila principatum universi usurpans.

r vidi somnium, et ecce ascendebat de mari aquila, cui erant duodecim alae pennarum et capita tria.

2. Et vidi, et ecce expandebat alas suas in omnem terram, et omnes

Supra ix,

Dan.

CHAP. XI

1. F.mpenntes : c.-a-d. sarnies de grandes et fortes plumes. Tons les details donnas ici seront expliques an chap, suivant, vers, n sv.

QUATRIEME LIVRE D'ESDRAS. Chap. XI, 3-36.

reunissant leurs efforts. :i Puis, de ses ailes je vis naitre des ailes oppose'es aux premieres, mais elles ne formaient que des ailettes, sans grandeur ni puissance. 4 Cependant, ses tetes etaient endormies; et celle du milieu, quoique plus grande que les deux autres, dormait aussi comme elles.

r' Puis je vis tout d'un coup l'aigle s'envoler sur ses ailes, et il regna sur la terre et sur ceux qui I'habitent. 6 Et je vis que tout ce qui est sous le ciel lui etait soumis, et mil ne s'opposait a lui, pas une seule des creatures qui sont sur la terre. 7 Je vis ensuite l'aigle se dresser sur ses serres, et faire entendre sa voix a ses ailes, leur disant : s " Ne veillez pas toutes en meme temps, mais dormez chacune a sa place et veillez tour a tour. B Cependant, que les tetes soient tenues en reserve pour les derniers temps."

I Et je vis que la voix ne venait point des tetes de l'aigle. mais du milieu de son corps.

II Je comptai alors ses ailes secondares, et elles etaient au nombre de huit.

'- Puis je vis la premiere aile du cote droit se lever, et regner sur toute la terre; 18et pendant qu'elle re'gnait, elle prit fin tout .1 coup, sans qu'on put meme reconnaitre la place qu'elle occupait. Alors la seconde se leva et regna : celle-ci se maintint longtemps. " Mais tandis qu'elle re'gnait, le moment vint ou elle devait finir et disparaitre comme la premiere. ' ' Et voici qu'une voix se fit entendre et lui dit : I6 " Ecoute, toi qui as tenu si longtemps l'empire de la terre; voici ce que je t'annonce, avant que tu ne viennes a disparaitre : 17 Personne apres toi ne durera ce que tu as dure, ni meme la moitie de ce temps." 13 La troisieme s'etant alors levee, elle posseda le pouvoir comme les premieres, et disparut a son tour. ,:' Et ainsi arriva-t-il a toutes les autres d'exercer le pouvoir successivement, et puis de disparaitre.

20 Je vis encore, et voici qu'en leur temps se leverent aussi les ailes suivantes du cote' [droit] pour posseder le pouvoir a leur tour; et quelques-unes d'entre elles le possedaient, mais pourtant disparaissaient aussitot.

21 Ouelques-unes d'entre elles au contraire se levaient, mais sans arriver a la possession du pouvoir. ~ Apres cela je vis encore : et voici qu'avaient disparu les douze grandes ailes et deux ailettes. -:! Et il ne restait plus sur le corps de l'aigle que les [deux] tetes endormies et six ailettes.

24 Puis je vis, et voici que des six ailettes deux se separerent et se place-rent sous la tete qui 6ta\t a droite. Les quatre autres se tinrent a leur place. M Je vis ensuite que ces ailes secondaires songeaient a s'e*lever et a possdder le pouvoir. -6 Et voici que je vis la premiere se lever, mais disparaitre a l'instant. -7 Puis la seconde disparut plus rapidement que la premiere. 1H Et voici qu'ensuite je vis les deux qui restaient songer en elles-memes a re*gner aussi. -"Mais au moment oil elles y songeaient, l'une des tetes endormies se reveilla soudain : e'etait celle du milieu et elle etait plus grande que les deux autres. 30Je vis alors qu'elle s'attacha les deux autres tetes; :!1 et tout a coup, cette tete s'dtant retournee avec celles qui lui etaient unies, elle devora les deux ailes de dessous, qui songeaient a rc'gner. :i- Cette tete epouvanta la terre enticre, exergant une domination ties penible sur ceux qui I'habitent, et elle posseda l'empire de l'univers plus solidement que toutes les ailes qui l'avaient pre"cedee. ™]e vis ensuite cette tete du milieu disparaitre tout d'un coup, comme avaient disparu les ailes.

:14 Or, il restait deux tetes qui, elles aussi, regneient sur la terre et sur ceux qui I'habitent. w Je vis ensuite la tete qui etait a droite devorer celle qui etait a gauche; 36et j'entendis une voix qui me disait : " Regarde

3. Des ailes oppost'es . . . ou contre-ailes qui, plus bas, seront generalement appelees sous-aites ou ailes secondains.

12. La pre inif re : lilti'-r. une aile, mais il faut tenir compte de l'hebra'isme d'apres lequel tin se dit pour premier (Jen. i, 5 sv. . - - Se lever : se reveiller et se dresser. — Ce qui est dit de ces deux premieres ailes conviem assez bien a Jules Cesar et a Auguste. Voy. xii, 14 note.

20. Droll : d'apres le contexte il faut lire du cole" gauche, attendu que le regrte des ailes du cfite droit est deja termine (v. 12-19;.

23. Les [deux'] teles : deux est evidemment fautif ; voy. vers. 29-34.

27. La seconde : le plur. de l'ed. vulg. est une erreur evidente, car il n' est question, dans ces trois versets, que des quatre ailettes restees en place (vers. 24); les deux autres, qui avaient passe pres de la tete de droite 'vers. 24), dureront plus longtemps xii, 2 .

30. Le sens est clair, d'apres le verset suivant; dans l'ed. vulg. il faut lire complexa est. Cette forme feminine provient sans doute du texte grec, ou Ke<t>a\ri, tete est feminin (comp. ipsa du v. 4).

LIBER ESDR^ QUARTUS. Cap. XI, 3—36.

venti coeli insufflabant in earn, et colligebantur. 3. Et vidi, et de pennis ejus nascebantur contraria; pennse, et ipsa; fiebant in pennaculis minutis et modicis. 4. Nam capita ejus erant quiescentia, et dimidium caput erat majus aliorum capitum, sed ipsa quiescebat cum eis. 5. Et vidi, et ecce aquila volavit in pennis suis, et regnavit super terram, et super eos qui habitant in ea. 6. Et vidi, quoniam subjecta erant ei omnia sub ccelo, et nemo illi contradicebat, neque unus de creatura qua; est super terram.

7. Et vidi, et ecce surrexit aquila super ungues suos, et misit vocem pennis suis, dicens : 8. Nolite omnes simul vigilare, dormite unusquisque in loco suo, et per tempus vigilate. 9. Capita autem in novissimo serventur. 10. Et vidi, et ecce vox non exibat de capitibus ejus, sed de medietate corporis ejus. 1 1. Et numeravi contrarias pennas ejus, et ecce ipsa; erant 06I0.

12. Et vidi,et ecce a dextera parte surrexit una penna, et regnavit super omnem terram. 13. Et factum est cum regnaret, venit ei finis, et non apparuit locus ejus : et sequens exsurrexit, et regnabat : ipsa multum tenuit tempus. 14. Et fa6lum est cum regnaret, et veniebat finis ejus, ut non appareret sicut prior. 1 5. Et ecce, vox emissa est illi, dicens : 16. Audi tu qua; tanto tempore tenuisti terram : haec annuntio tibi antequam incipias non apparere. 17. Nemo post te tenebit tempus tuum, sed nee dimidium ejus. 18. Et levavit se tertia, et tenuit principatum sicut et priores : et non apparuit et ipsa. 19. Et sic contingebat omnibus aliis singulation principatum gerere, et iterum nusquam comparere.

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