Selon, relativement a >no>- Evan
gile, l'Evangile que je vous preche, 011 plutot, s'empresse-t-il d'ajouter, dans un sentiment d'humble pic'te, que Jesus-Christ luimeme vous preche par mon organe et mon ministere. Ou mieux : Cet Evangile qui n'est autre que la predication touchant Je'sus- C'/vv'j7,dont Jesus-Christ est en quelque sorte tout le contenu. — Conformiment a... Sens : mon Evangile est la revelation d'un mystere, savoir du dessein eternel de Dieu de
EPIST. B. PAULI AP. AD ROMANOS. Cap. XVI, 24—27.
Cajus hospes meus, et uni versa ecclesia. Salutat vos Erastus arcarius civitatis, et Quartus, frater.
24. Gratia Domini nostri Jesu Christi cum omnibus vobis. Amen.
25. Ei autem, qui potens est vos conrirmare juxta Evangelium meum, et prasdicationem Jesu Christi, secundum revelationem mysterii
temporibusaeternistaciti, 26. (quod nunc patefactum est per Scripturas prophetarum secundum praeceptum asterni Dei, ad obeditionem fidei) in cunctis gentibus cogniti, 27. soli sapienti Deo, per Jesum Christum, cui honor, et gloria in sascula sasculorum. Amen.
racheter le monde par J.-C. — Dnra7it de longs siecles; litt. des temps eternels : expression populaire d'une duree qui commence dans l'eternite, et se termine a la venue de J.-C.
26. Ce mystere est manifeste, maintenant que Jesus est venu au monde, 1. selon I'ordre de Dieu, qui a choisi les Apotres pour l'annoncer; 2. au nioyen des edits des
prof hetes, qui devaient servir d'appui et de confirmation a la predication de l'Evangile; 3. pour que les nations obeissent a la foi : comp. i, 5.
27. La gloire (avec l'article) qui lui convient. Par J.-C. peut se rattacher k soil la gloiie, ou bien a sage, la sagesse de Dieu ayant surtout brille dans l'lncarnation et la mort de son Fils pour le salut du monde.
Ha premiere Gyitre aujc Cotfntpens*
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Intrabucticm.
LA ville dc Corinthe etait situee sur l'isthme qui joint le Peloponese a la Grece proprement dite.
Avcc scs deux ports ouverts, l'un au commerce de l'Orient, l'autre aux navigateurs de l'Occident, elle avait acquis d'immenses richesses. Celebre par Peclat des arts ct des sciences, par ses fetes religieuses et ses jeux, qui attiraient dans ses murs un grand nombrc d'etrangers, elle nc 1 'etait pas moins par le luxe et 1'effroyablc depravation des mums
Ce fiit l'an 52, durant le cours dc sa scconde mission, que S. Paul arriva dans cette ville pour I'6vangdliser. II v resta dix-huit mois et y fonda une chrcticnte florissantc, composcc en grande particde patens, mais qui renfermait aussi des Juifs {Aft. xviii, 1 - 1 8). Apres son depart dc C<>rinthe, son ceuvre fut continuee par Apollo:;, savant ct eloquent Alexandrin, qu'Aquilaset Priscille avaient instruit dans la doctrine evangeliquc (Aft.
xviii, 24-28).
L'Eglisc de Corinthe etait Tunc des plus belles creations de l'Apdtre.
C'etait, comme il le dit lui-meme, 1 [enfant qu'il avait engendre au milieu de grandes douleurs (I Cor.
iv, 15), qu'il avait nourri et eleve avec le plus d'amour. Mais cet enfant etait grec, ct il gardait les penchants eFle temperament de sa race. L'esprit de querelle avait fait naitre des factions, chacune arborant pour drapeau le nom d'un predicateur de l'Evangile, comme autrefois, dans les republiques de la Grece, on se groupait autour de quelque orateur populaire. L'un disait : Je suis pour Apollos, un autre : Je suis pour Paul; celui-ci : Je suis pour Cephas (Pierre); celui-la :
Je suis pour Christ. Ces discussions n'avaient sans doute pas une grande portec; car Paul se con ten te de blamer le simple fait des disputes, sans combattre nulle part une tendance dogmatique contraire a la sienne.
Neanmoins il y avait la un symptome alarmant pour cette ¥,g\\sey fiancee a un seul rpoux, Jesus-Christ (II, Cor.
xi, 2). A mesure que la charite se refroidissait, la discipline se relachaitja vie morale perdait quelque chose de son elan et dc sa force. Un des fideles vivait avec la femme de son perc, et n'avait pas ete excommunie; plusieurs portaient leurs proces devant des juges pa'i'cns; les agapes memes, ces repas de charite" suivis de la participation a la sainte cucharistie, donnaient lieu a des scandales.
Chacun aimait a Staler, dans les assemblces religieuses, les dons spirituels qu'il croyait avoir; l'un d'eux, la glossolalie, qui consistait a parlcr dans une langue inconnue, etait surtout en honneur. On discutait enfin plusieurs points importants, tels que le divorce, les avantages du celibat et du mariage, l'usage des viandes immolees aux idoles, la resurrection des morts ; et comme on ne pouvait s'accorder, des deputes de Corinthe avaient apporte a l'Apotre une serie de questions ecrites, avec priere de les resoudre.
Telle etait la situation de 1'Eglise de Corinthe, lorsque S. Paul lui adressa d'Ephese (xvi, 8 ; comp. Aft.
xviii, 18, 19, 26), vers la fete de Paques de l'an 57, l'epitre qu'on est convenu d'appeler la premiere aux Corinthiens, quoiqu'elle soit en realite la deuxieme, la premiere n'etant pas arrivee jusqu'a nous (I Cor. v, 9).