VIII
deri existimat super virgine sua, quod sit superadulta, et ita oportet fieri : quod vult faciat : non peccat, si nubat. 37. Nam qui statuit in corde suo firmus, non habens necessitatem, potestatem autem habens suae voluntatis, et hoc judicavit in corde suo, servare virginem suarn, bene facit. 38. Igitur et qui matrimonio junefit virginem suam, bene facit : et qui non jungit, melius facit.
39. ''Mulier alligata est legi quanto tempore vir ejus vivit :
quod si dormierit vir ejus, liberata est : cui vult nubat : tantum in Domino. 40. Beatior autem erit si sic permanserit secundum meum consilium : puto autem quod et ego Spiritu m Dei habeam.
-*- CAPUT VIII. — *— Ouamquam idolothytis vesci non sit ex se illicitum cum idolum nullius sit efficaciae aut potestatis. non stint tamen illaedenda aut repugnante conscientia, aut cum infirmorum ofifendiculo : neque ea edere, aut non edere, hominem efficit meliorem.
E iis autem, quae idolissacrificantur, scimus quia omnes scientiam habe-
M mus.Scientiainflatcaritas
Rom. 7,
la vierge. Celle qui n'est pas mariee etc. Toutefois l'acception donnee dans ce cas au verbe (JLefiiptora! est fort inusitee. De plus, on ne voit pas pourquoi le verbe se lirait au singulier et non pas au pluriel : |ie;xep'.(T(xe'vai Etatv.
35. Pour jeter sur vous le filet : image empruntee a la chasse. Sens : pour vous priver de votre liberte chretienne, ou vous faire tomber.comme dans un piege.dans des tentations qui seraient pires que toutes les tribulations du mariape. — - .S^;/jles tiraillements qui naissent du snuci des choses du monde. — Vulg.. et qui vous fiermette de flrier Dieu sans e7)ifiechemcnt.
36. Au ddshonneur, h des fautes contre la continence. D'autres : Si queiqu^un juge qiril mattquerait aux convenances envcrs sa fillc. — Qu't'i fasse comme il le veut, qu'il suive la volonte qu'il a de la marier. — Qu'elle se marie; litt. qu'its lies jeunes gens) se marie at.
D'autres, avec la Vulgate : Si quelqu'un regarde comme pen honorable potirlui visa-vis de sa fille qu'elle... il ne pake point s'il la marie.
39. Est lice. La Vulgate ajoute a la loi, emprunte de 7\om. vii, 2. — Dans le Seigneur, dans la communion du Seigneur, dans l'Eglise, a un cliretien.
40. Plus lieurei/se, non en ce qu'elle evite ainsi les embarras du mariage. mais au point de vue de la vie spirituelle et de la perfection chretienne (Estius). — Afoiaussi, aussi bien que les autrcs docleurs.
CHAP. VIII
1. Viandes. Les paiens offraient des animaux a leurs fausses divinite's. Quand une viclime etait immok'e. certaines portions etaient brulees sur l'autel, d'autres ctaient reserve'es pour les pretres.et le resteappartenait a celui qui avait offert le sacrifice ; cette troisieme part etait souvent pour la
90 IRE EPITRE AUX CORINTHIENS. Chap. VIII, 2-13; IX, 1—3.
la charite edific. 2Si quelqu'un presume de sa science, il n'a encore rien connu comme on doit le connaitrc. 3 Mais si quelqu'un aime Dieu, celui-la est connu de lui. — 4 Pour ce qui est done de manger des viandes immolees aux idoles, nous savons qu'une idolc n'est rien dans le monde, et qu'il n'y a pas d'autre Dieu, hormis un seul. ^Cars'il est des etrcs qui sont appeles dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, — il y a de la sorte bcaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, — 6pour nous, neanmoins, il n'y a qu'un seul Dieu, le Perc, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jesus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.
7Maistous n'ont pas cctte connaissance. Quclques uns, conservant encore leur ancienne maniere d'envisager l'idole, mangent de ces viandes comme avant £te immolees a une
idole, et leur conscience, qui est faible, se trouve souillee. 8Un aliment n'est pas chose qui nous recommande a Dieu; si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus ; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins. 9Toutefois prenez garde que cette liberte dont vous jouissez ne devienne une occasion de chute pour les faibles. IOCar si quelqu'un te voit, toi qui es un homme eclaire, assis a table dans un temple d'idoles, sa conscience, a lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas a manger des viandes immolees aux idoles? « Et ainsi se perd le faible par ta science, ce frere pour lequel le Christ est mort! I2Kn pechant de la sorte contre vos freres, et en violentant leur conscience encore faible, vous p6chez contre le Christ. ^C'est pourquoi, si un aliment est une occasion de chute pour mon frere, je me passerai eternellement de viande, afin de. ne pas etre pour lui une occasion de chute.
— CHAP. IX, 1 — X, 13. — a) L'Apotre prouve ce principe general par sa conduite en un point particulier. Apres avoir revendique ses droits d'Apotre de vivre de l'Evangile [vers. I — 14], il expose pourquoi il a renonce a s'en prevaloir [15 — 23]. Exhortation a imiter son exemplc [24 — 27]. — b) II cpnfirme son argumentation par l'exposition allegorique de la sortie d'Egypte [x, 1 — 13].
Chap. IX. j3,/§^jE suis-je pas libre? Ne suis-jc
pas apotrc? N'ai-je pas vu
Jesus notre Seigneur? X'etes-
vous pas mon ouvrage dans le Sei-
gneur? 2Si pour d'autres je ne suis pas apotre, je le suis au moins pour vous, car vous etes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur. 3Voila
famille l'occasion d'un festin religieux. Ce qui iretait pas consomme" soit par les pretres, soit par Poffrant, se vendait sur les marches : les Chretiens pouvaient-ils se permettre l'usage de ces viandes ? — Nous savons : la pensee, brusquement interrompue par une explication sur le caraclere de la vraie science (vers. 2 et 3), se poursuit avec le vers. 4. — D'autrespretant a l'Apotre une ironie difficile a saisir : nous savons que nous sommes tons eclat) es. — Enfle : ceux qui rnangeaient de ces viandes le faisaient sans doute au norn d'une science plus profonde. qui dedaignait les scrupules des .unes timordes. — E(iifieex\ nous et dans les autres le temple de Dieu.
2. Presume de sa science, litt. de savoir qtcclque chose. — // Ji'a encoie rien connu : sa science n'a pas les qualk^s de la connaissance chretienne, laquelle est accompagnee d'humilite et de charite.
3. La phrase pleine serait : Si quelqu'un unit a la science l'amour de Dieu et de ses freres, celui-la non seulement possede la vraie science chretienne, mais encoie il est connu de Dieu, et l'objet de ses faveurs.
4. Qu'une idole n'est rien : pensee sou vent exprimee dans l'ancien Testament : les idoles sont vanite (Ps. xevi (95), 5 ; ne'ani {Is. xli, 24; xliv, 9 sv. etc.), un vain souffle, (Jc'r. ii, 5 etc.). 11 serait plus conforme a la grammaire de traduire : qu'il n'y a aucune
EPIST. B. PAULI AP. AD CORINTH. I\ Chap. VIII, 2— 13; IX, 1-3. 91
vero aedificat. 2. Si quis autem se existimat scire aliquid, nondum cognovit quemadmodum oporteat eum scire. 3. Si quis autem diligit Deum, hie cognitus est ab eo. 4. De escis autem, quae idolis immolantur, scimus quia nihil est idolum in mundo, et quod nullus est Deus, nisi unus. 5. Nam etsi sunt qui dicantur dii sive in ccelo, sive in terra (siquidem sunt dii multi, et domini multi :) 6. nobis tamen unus est Deus, Pater, ex quo omnia, et nos in ilium : et unus Dominus Jesus Christus, per quern omnia, et nos per ipsum.
7. Sed non in omnibus est scientia. Quidam autem cum conscientia usque nunc idoli, quasi idolothytum manducant: et conscientia ipsorum cum sit infirma, polluitur. 8. F.sca autem nos non commendat Deo.
Neque enim si manducaverimus, abundabimus : neque si non manducaverimus, deficiemus. 9. Videte autem ne forte haec licentia vestra ofFendiculum flat infirmis. 10. Si enim quis viderit eum, qui habet scientiam, in idolio recumbentem :
nonne conscientia ejus, cum sit infirma, aedincabitur ad manducan-
dum idolothyta? 1 i.aEt peribit infirmus in tua scientia frater, propter quern Christus mortuusest? 12. Sic autem peccantes in fratres, et percutientes conscientiam eorum infirmam, in Christum peccatis. 13/Quapropter si esca scandalizat fra'trem meum : non manducabo carnem in aeternum, ne fratrem meum scandalizem.
— *— CAPUT IX. —
Non accipiebat Paulus vicftum a Corinthiis quibiis conrionabatur, ut omnem amputaret offendiculi occasionem, licet hoc sibi fuisse licitum multis probet argumentis : sed in omnem formam se vertit, quo plures ad Dei cultum adducat : Corinthios exhortando ad imitationem eorum qui in stadio currunt, aut in agone certant, suum quoque ait se domare corpus.
ON sum liber? Non sum \postolus? Nonne Christum Jesum Dominum nostrum vidi? Nonne opus meum vos estis in Domino? 2. Et si aliis non sum Apostolus, sed tamen vobis sum : nam signaculum Apostolatus mei vos estis in Domino. 3. Mea defensio apud eos, qui me interrogant, haec est.
Rom. 14,
* Rom. 14,
idole dans le monde ; la pensee est la meme, savoir, non pas que les divinites paiennes manquent absohiment d'existence (comp.
vers. 5 et x, 20), mais qu'aucune d'elles n'a l'etre que les paiens Iui attribuent, par ex., qu'a Tidole d'un Jupiter, d'un Apollon, ne correspond aucune realite. D'ou la conclusion — non exprimee — que les viandes offertes a ces idoles ne different pas des viandes communes.
5. II y a de la sorte, S. Paul s'exprime du point de vue des idolatres. — Beaucoup de dieux... seigneurs, honores comme tels.
6-7. J.-C.par qui stmt toutes chases, Jean, i, 2, et par qui comme Homme-Dieu, nous, Chretiens, nous sommes, nous avons le salut et la vie.
7. Ouelqucs-uns, conservant encore le vieux preiuge que Tidole est un ctre reel.
8. Comp Rom xiv, 13-23. Le sujet traite ici a, en effet, quelque analogie avec celui que I'Apdtre traite Rom. xiv et xv; mais il y a cette difference que la des Chretiens faibles dans la foi regardaient comme etant en-
core en vigueur des lois mosaiques abolies par l'Evangile, tandis qu'ici ils veulent eviter toute participation a des acles du paganisme, dans lesquels il pouvait reellement y avoir peche.