Centurionis autem cu
' Matth. 7, 21. Rom. 2, 13. Jac. I,
« Matth. 8,
sage, que lui (vers. 40); mais cela n'arrive pas d'ordinaire : tout disciple, quand il a requ la plenitude de l'instru(5\ion, n'arrive qu'k eire cotmne son niaitre. Ce verset est pris dans un autre sens en S. Matthieu. x, 24.
43. En effet... Ce passage, dont la liaison avec ce qui precede est assez difficile k saisir, se rapporte, d'apres S. Matthieu, aux faux prophetes (guides avetigles, du v. 39). Pour ne pas donner imprudemment sa con-
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fiance aux hommes, il faut les juger d'apres leurs oeuvres. Voyez les notes sur Matth. vii, 16 et 18.
46 et suiv. Sur ce passage, voy, Matth. vii. 21. sv. et les notes.
CHAP. VII
I. Ses dhcours, et non pas ces : S. Luc ne pretend pas avoir rapporte ici tout le discours du Sauveur.
^VANGILE SELON S. LUC. Chap. VII, 3-
lade, qui allait mourir et il I'aimait beaucoup. sAyant entendu parler de Jesus, il lui deputa quelques anciens d'entre les Juifs, pour le prier de venir guerir son serviteur. 4Ceux-ci etant arrives vers Jesus, le prierent avec grande instance, en disant : "II merite que vous fassiez cela pour lui; 5car il aime notre nation, et il a meme bati notre synagogue. " ^ Jesus s'en alia done avec eux. II netait plus loin de la maison, lorsque le centuturion envoya quelques-uns de ses amis lui dire : " Seigneur, ne prenez pas tant de peine, car je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit ; 7aussi ne me suis-je pas meme juge digne de venir aupres de vous; mais dites un mot, et mon serviteur sera gueri. ^Car moi, qui suis soumis a des superieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis a I'un : Va, et il va; a un autre : Viens, et il vient ; et a mon serviteur : Fais cela, et il le fait." 9Ce qu'ayant entendu, Jesus admira cet homme, et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : "Je vous le dis en verite, en Israel meme je n'ai pas trouve une si grande foi. " ^^A leur retour dans la maison du centurion, les envoyes trouverent gueri le serviteur qui etait malade.
"Le jour suivant, Jesus se rendait a une ville appelee Nam ; plusieurs de ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.
^^Comme il arrivait pres de la porte de la ville, il se trouva qu'on emportait un mort, fils unique de sa mere, et celle-ci etait veuve, et beaucoup de
gens de la ville I'accompagnaient.
13 Le Seigneur I'ayant vue, fut touche de compassion pour elle, et lui dit :
" Ne pleurez pas. " i4Et s'approchant, il toucha le cercueil; ceux qui le portaient s'arreterent; puis il dit : "Jeune homme, je te le commande, leve-toi." ijAussitot le mort se leva sur son scant, et commenga a parler, et Jesus le rendit a sa mere. '^Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophete a paru parmi nous, et Dieu a visite son peuple. " i7Et le bruit de ce prodige se repandit, a I'honneurde Jesus, dans toute la Judee et dans tout le pays d'alentour.
^^Les disciples de Jean lui ayant rapporte toutes ces choses, i9il en appela deux, et les envoya vers Jesus pour lui dire : " Etes vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre.-' " ^o Etant done venus a lui : " Jean-Baptiste, lui dirent-ils, nous a envoyes vers vous pour vous demander : Etcs-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre .''" — ^^ A ce moment meme, Jesus guerit un grand nombre de personnes affligees par la maladie, les infirmites, ou les esprits malins, et accorda la vue a plusieurs aveugles.
— 22pyjs ji repondit aux envoyes : " Allez rapporter a Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lepreux sont purifies, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont evangelises. ^sHeureux celui pour qui je n'aurai pas ete une occasion de chute! "
3. Quelques auciens, quelques-uns des plus notables habitants de Capharnaiim. — De venir : au vers. 6, sa foi et sa confiance s'etant accrues, il jugera inutile que Jesus vienne dans sa maison.
6. Je ne suis pas digne : S. Matthieu (viii, 5 sv.) met ces paroles dans la bouche meme du Centurion. C'est ici le cas d'appliquer la remarque de saint Jerome, que, " dans les saintes Ecritures, les Apotres et les hommes apostoliques consid^rent nioins les inois que le se/is, et ne cherchent pas a
suivre servilement la lettre, pourvu qu'ils respeftent la pense'e." On doit done dire que S. Matthieu, condensant les faits et supprimant les personnages intermediaires, attribue au Centurion les paroles prononcees en son nom.
9. Jesus admira : le Centurion de Capharnaiim est le modele accompli de toute ame qui cherche Dieu. Le Sauveur, en louant son humilite et sa foi, a montie que c'est ainsi qu'il fautvenira lui. L'Eglise s'en souvient, et nul ne s'approche de la table ou Jesus
EVANGELIUM SECUNDUM LUCAM. Cap. VII, 3—23. 227
jusdam servus male habens, erat moriturus : qui illi erat pretiosiis. 3. Et cum audisset de Jesu, misit ad eum seniores Judaeorum, rogans eum ut veniret, et salvaret servum ejus. 4. At illi cum venissent ad Jesum, rogabant eum sollicite, dicentes ei : Quia dignus est ut hoc illi prasstes. 5. Diligit enim gentem nostram : et synagogam ipse asdificavit nobis. 6. Jesus autem ibat cum illis. Et cum jam non longe esset a dome, misit ad eum centurio amicos, dicens : *Domine noli vexari :
non enim sum dignus ut sub tectum meum intres : 7. propter quod et meipsum non sum dignum arbitratus ut venirem ad te, sed die verbo, et sanabitur puer meus. 8. Nam et ego homo sum sub potestate constitutus, habens sub me milites : et dico huic, Vade, et vadit : et alii, Veni, et venit : et servo meo, Fac hoc, et facit. 9. Quo audito Jesus miratus est : et conversus sequentibus se turbis, dixit : Amen dico vobis, nee in Israel tantam hdem inveni. 10. Et reversi, qui missi fuerant domum, invenerunt servum, qui languerat, sanum.
II. Et factum est : deinceps ibat in civitatem, quae vocatur Naim :
et ibant cum eo discipuli ejus, et turba copiosa. 12. Cum autem appropinquaret portas civitatis, ecce defunctus efFerebatur filius unicus matris suae : et hasc vidua erat :
'■ Infra 2.), 19. Joan. 4,
et turba civitatis multa cum ilia.
13. Quam cum vidisset Dominus, misericordia motus super earn, dixit illi : Noli flere. 14. Et accessit, et tetigit loculum. (Hi autem, qui portabant, steterunt.) Et ait : Adolescens, tibi dico, surge. 15. Et resedit qui erat mortuus, et ccEpit loqui. Et dedit ilium matri suae.