Voyez la note du vers
66. " Tout ceci, dites-vous, n'est que mystere et allegorie; manger et boire, c'est croire; manger la chair et boire le
EVANGELIUM SECUNDUM JOANNEM. Cap. VI, 59—72. 361
•'Supr. 3,
59. Hie est panis, qui de coelo descendit. Non sicut manducaverunt patres vestri manna, et mortui sunt. Oui manducat hunc panem, vivet in asternum.
60. Hasc dixit in synagoga docens, in Capharnaum. 61. Multi ergo audientes ex discipulis ejus, dixerunt : Durus est hie sermo, et quis potest eum audire.^ 62. Sciens autem Jesus apud semetipsum quia murmurarent de hoc discipuh ejus, dixit eis : Hoc vos scandalizat.?
63. "Si ergo videritis FiHum hominis ascendentem ubi erat prius.^
64. Spiritus est, qui vivificat : caro non prodest quidquam : verba, quae ego locutus sum vobis, spiritus et vita sunt. 65. Sed sunt quidam ex vobis, qui non credunt. Sciebat enim ab initio Jesus qui essent non
credentes, et quis traditurus esset eum.
66. Et dicebat : Propterea dixi vobis, quia nemo potest venire ad me, nisi fuerit ei datum a Patre meo. 67. Ex hoc multi discipulorum ejus abierunt retro : et jam non cum illo ambulabant. 68. Dixit ergo Jesus ad duodecim : Numquid et vos vultis abire.'' 69. Respondit ergo ei Simon Petrus : Domine, ad quern ibimus.'' verba vitae asternas habes. 70. "Et nos credidimus, et cognovimus quia tu es Christus Fihus Dei.
7 I. Respondit eis Jesus : Nonne ego vos duodecim elegi:et ex vobis unus diabolus est.^ 72. Dicebat autem Judam Simonis Iscariotem : hie enim erat traditurus eum, cum esset unus ex duodecim.
"Matth. 16, 16. Marc. 8, 29. Luc. g,
gang, c'est les regarder comme separes k la croix, et chercher la vie dans les blessures de notre Sauveur. — Si cela est, mon Sauveur, pouiquoi ne parlez-vous pas simplement, et pourquoi laisser munmuer vos auditeurs jusqu'au scandale et jusqu'a vous abandonner, plutot que de leur dire nettement votre pense'e? Ouand J.-C. a profere des paraboles,quoique beaucoup moins embrouillees que cette longue allegoric qu'on lui attribue, il en a si clairement explique le sens qu'il n'y a plus eu a raisonner ni a questionner apres cela; et si quelquefois il n'a pas voulu s'expliquer aux Juifs, qui meritaient par leur orgueil qu'il leur parlat en enigme, il n'a jamais refuse a ses Apotres une explication simple et naturelle de ses paroles, apres laquelle personne ne s'y est jamais tronipe. Ici, plus on murmure centre lui, plus on se scandalise de si etranges paroles, plus il appuie, plus il repele, plus il s'enfonce, pour ainsi parler, dans I'embarras et dans I'enigme. II n'y avait qu"un mot a leur dire : Qu'est-ce qui vous trouble? Manger ma chair, c'est y croire; boire mon sang, c'est y penser, et tout cela n'est autre chose que mediter ma mort. C'etait fait, il ne restait plus de difficulte, pas une ombre. II ne le fait pas neanmoins; il laisse succomber ses propres disciples a la tentation et au scandale, faute de leur dire un mot. Cela n'est pas de vous, mon Sauveur; non cela assure'ment n'est pas de vous; vous ne venez pas troubler les homnies par de grands mots qui n'aboutissent a rien," etc. Bossiict.