Adducunteum ad Pharisaeos
qui caucus fuerat. 14. Erat autem sabbatum quando lutum fecit Jesus, et aperuit oculos ejus. 15. Iterum ergo interrogabant eum Pharisasi quomodo vidisset. Ille autem dixit eis : Lutum mihi posuit super oculos, et lavi, et video, 16. Dicebant ergo ex Pharisaeisquidam : Non est hie homo a Deo, qui sabbatum non custodit. Alii autem dicebant : Quomodo potest homo peccator hasc signa facere.^ Et schisma erat inter eos. 17. Dicunt ergo casco iterum :
Tu quid dicis de illo, qui aperuit oculos tuos.? Ille autem dixit: *Quia propheta est.
18. Non crediderunt ergo Judaei de illo, quia cascus fuisset et vidisset, donee vocaverunt parentes ejus, qui viderat : I9.et interrogaverunt eos, dicentes : Hie est filius vester, quem vos dicitis quia ccecus natus est.^ Quomodo ergo nunc videt.^* 20. Responderunt eis parentes ejus, et dixerunt : Scimus quia hie est filius noster, et quia cascus natus est : 21. quomodo autem nunc videat,nescimus: autquis ejus aperuit oculos, nos nescimus: ipsum inter-
* Luc. 7, 16.
miracles de J.-C. n'ont pas seulement pour but de prouver sa mission divine, ils sont aussi les symboles exterieurs de son action spirituelle dans le monde et comme le commentaire de sa do<f\rine. Le Christ est la lumiere du monde (i, 9; viii, 12; xi, 9, etc.) : il rendra la vue aux aveugles; le Christ a le pouvoir de remettre les peches et de purifier les ames {MatlJi. ix, 2); il dira aux lepreux : Soyez purs {Afafi/i. viii, 3); le Christ est la vie et la resurrecflion (Jean, xi, 25) : il ressuscitera Lazare; le Christ est un pain de vie (vi, 32) : il nourrira avec quelques pains des milliers de personnes (vi, 1 1 sv.).
7. La fontaine de Siloe etait situee au pied de la montagne du temple, au sud-est de Jerusalem, en dehors des murs. Elle existe encore aujourd'hui. Pourquoi Notre- Seigneur a-t-il voulu que la guerison s'achevat pres de cette fontaine? Sans doute a cause de I'analogie et du symbolisme qui existe entre le nom de Siloe (en hebr. sckilodc/i, c.-a-d. eni'oye), et son propre caraiflere d'envoye par excellence. — Ni la boue, ni I'ablution n'avaient en soi la vertu de produire la guerison d'un aveugle; mais Jesus
se servit de ces moyens soit pour exciter la confiance et la foi de cet infirme, soit pour apprendre aux Juifs qu'il etait permis, le jour du sabbat, de porter aux malades des secours effeclifs; soit enfin pour signifier que, dans son royaume (I'Eglise), les graces interieures seraient produites et communiquees par des signes exterieurs, les sacrements.
13. Aux Pharisiens, membres du Sanhedrin, pour leur demander un jugement sur ce qui venait de se passer.
16. Les rabbins enseignaient qu'il n'etait pas permis, le jourdu sabbat, d'oindre avec de la salive I'oeil d'un malade.
17. Cest un prop/iete, un envoye de Dieu, qui parle et agit en son nom et de par son ordre.
18. Done. Cette particule indique qu'entre ce verset et ceux qui precedent existe un lien etroit. En effet, disent plusieurs interpretes, les Juifs refuserent de croire a I'infirmite native de I'aveugle et ii sa guerison, parce que son temoignage favorisait le parti de ceux qui voyaient en Jesus un prophete, un envoye divin.