Oest toi qui es... Vulgate, sois son disciple, toi
31. iVexauce point. Bien que Dieu ne, rejette pas la priere d'un pecheur contrit et humilie, et que parfois meme il laisse des pecheurs accomplir des prodiges (voyez
EVANGELIUM SECUNDUM JOANNExM. Cap. IX, 22—41. 377
rogate : astatem habet, ipse de se loquatur. 22. Hsc dixerunt parentes ejus, quoniam timebant Juda^os :
jam enim conspiraverant Judasi, ut si quis eum coiifiteretur esse Christum, extra synagogam fieret.
23. Propterea parentes ejus dixerunt : Quia aetatem habet, ipsum interrogate.
24. Vocaverunt ergo rursum hominem, qui fuerat cascus, et dixerunt ei : Da gioriam Deo : nos scimus quia hie homo peccator est.
25. Dixit ergo eis ille : Si peccator est, nescio : unum scio, quia cascus cum essem, modo video. 26. Dixerunt ergo illi : Quid fecit tibi.? quomodo aperuit tibi oculos.'' 27. Respondit eis : Dixi vobis jam, et audistis : quid iterum vultis audire.^ numquid et vos vultis discipuli ejus fieri.'' 28. Maledixerunt ergo ei, et dixerunt : Tu discipulus ilhus sis :
nos autem Moysi discipuli sumus.
29. Nos scimus quia Moysi locutus est Deus : hunc autem nescimus unde sit. 30. Respondit ille homo, et dixit eis : In hoc enim mirabile est quia vos nescitis unde sit, et aperuit meos oculos : 31. scimus
autem quia peccatores Deus non audit: sed si quis Dei cultor est, et voluntatem ejus facit, hunc exaudit. 32. A sasculo non est auditum quia quis aperuit oculos caeci nati. 33. Nisi esset hie a Deo, non poterat facere quidquam. 34. Responderunt, et dixerunt ei: In peccatis natus es totus, et tu doces nos.? Et ejecerunt eum foras.
2S- Audivit Jesus quia ejecerunt eum foras : et cum invenisset eum, dixit ei : Tu credis in Filium Dei.?
36, Respondit ille, et dixit : Quis est, Domine, ut credam in eum.?
37. Et dixit ei Jesus : Et vidisti eum, et qui loquitur tecum, ipse est. 38. At ille ait : Credo Domine.
Et procidens adoravit eum. 39. Et dixit Jesus: In judicium ego in hunc mundum veni : ut qui non vident videant, et qui vident casci fiant.
40. Et audierunt quidam ex Pharisasis, qui cum ipso erant, et dixerunt ei : Numquid et nos casci sumus.? 41. Dixit eis Jesus : Si casci essetis, non haberetis peccatum :
nunc vero dicitis : Quia videmus.
Peccatum vestrum manet.
Matth. vii, 22), il ne saurait cependant perniettre qu'il fassent de vrais miracles, pour donner cr^ance a une erreiir ou pour prouver la prdtendue saintete d'un homme pervers.
33. Si cet homme li'etait pas Dieu. Avec beaucoup de force et de logique, I'argument tire des miracles est prdsente pour etablir la mission divine de Jesus.
34. Tout eniier, dans tout ton etre, dans ton ame et dans ton corps, car ton infirmite est la punition et le signe de tes iniquites.
35. All Fils de Vhomme, d'apres les meilleurs manuscrits, c'est-a-dire au Messie. D'autres manuscrits : an Fils de Dieu.
37. Tu Vas vu : le parfait pour le present : tu viens de le voir (vers. 35), tu I'as en ce moment sous les yeux. Car cet homme n'avait pas vu N.-S. avant le vers. 35. Maldonat.
39. Pour un jugevtejtf, litt. une separation, en grec, y.p!;j.a : I'effet de ma venue en ce monde est d'op^rer la separation des hommes en deux camps, celui des voyants et celui des aveugles, en d'autres termes, celui des croyants et celui des incredules. Ceux qui , ne voient pas, les humbles, les
pauvres en esprit, qui reconnaissent leur ignorance, seront eclaires de la lumiere de ma docflrine; ceux qui voient, qui sont sages a leurs propres yeux, les sages de ce monde pour qui la croix est une folic (I Cor. i, 18 sv.), seront frappes de cecite spirituelle. 11 ne faut pas presser la conjonc^lion ajin que: on sait ciu'elle indique souvent dans la Bible, non pas I'intentiofi, mais Ve'venevient ou le resultat.
41. Si vous etiez, si vous vous regardiez humblement comme des aveugles, ayant besoin d'une lumiere superieure, vous recevriez ma dodlrine, et 7>ous li'auriez point de peche. — Nous 7'oyons, nous possedons la sagesse et n'avons nul besoin de vos enseignements.
D'autres : Si vous etiez aveugles, c.-a-d. dans une ignorance invincible; si vous etiez reellement incapables de percevoir la lumiere spiriiuelle de ma doclrine, comme Test un aveugle de percevoir la lumiere du jour, vous seriez excuses par cette impuissance; mais il n'en est pas ainsi, puisque vous dites, en votre fol orgueil : nous possedons toute verite, toute sagesse.
EVANGILE SELON S. JEAN. Chap. X, i — 15.
Ch. X.
2° — Le bon Pasteur [CHAP. X, i — 21].
Portrait du bon et du mauvais pasteur [i — 6]. Jesus est le bon pasteur [7 — 18]. Nouvelle discorde entre les Juifs [19 — 21].
31 N v^rite, en verite, je vous le le dis, celui qui n'entre point par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. ^Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. 3C'est a lui que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom ses brebis, et il les mene aux paturages. 4Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.
s Elles ne suivront point un etrangcr, mais elles le fuiront, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des etrangers. "
6Jesus leur dit cette parabole; mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. 7jesus done leur dit encore :
" En verite, en verite, je vous le dis, je suis la porte des brebis. ^Tous
ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont point ecoutes. 9je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il sera sauve; il entrera, et il sortira, et il trouvera des paturages.
10 Le voleur ne vient que pour derober, egorger et detruire; moi, je suis venu pour que les Brebis aient la vie, et qu'elles soient dans I'abondance.
"Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
12 Mais le mercenaire, et celui qui n'est pas le pasteur, a qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse la les brebis et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. 13 Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis, ^4 Je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, ^Scommemon Pere me connait, et que je connais
CHAP. X
I. Cette parabole se rattache aux derniers versets du chap, prdc^dent : ces aveugles qui s'excluent eux-memes du royaume de Dieu, ce sont les Pharisiens, qui se regardant pourtant conime les guides et les pasteurs du pen pie. La parabole elle-meme porte I'empreinte des usages et des moeurs de rOrient. Dans ce pays, ou les brigands et les betes fauves guettent sans cesse les troupeaux, plusieurs bergers se reunissent le soir, et rassemblent pour la nuit leurs brebis dans un vaste espace environne de palissades ou demurs grossiers. Un portier veille a la porte, et comme il n'ouvre qu'a des visage^ connus, ce n'est qu'en escaladant les murs que les voleurs peuvent arriver jusqu'au troupeau. Des le matin, les bergers, apres avoir passd la nuit sous des tentes avec leur famille, viennent a la bergerie; chacun appelle le belier, chef de son troupeau; le belier reconnait la voix de son maitre et se met k sa suite, entrainant avec lui toutes les brebis.
Quant k I'application de la parabole, la bergerie, c'est I'Eglise, le royaume de Dieu;
le maitre de la bergerie, c'est Dieu le Pere; le vrai Pasteur, c'est Jesus-Christ avec tousles pasteurs legitimes qui tiennent sa place; le mercenaire, ce sont les pasteurs egoistes (Pharisiens), les mauvais direcfleurs des ames, et d'une maniere generale, ceux qui, sans vocation, s'arrogent la charge de docteurs et de guides du peuple chretien. La porte par laquelle on entre, c'est la do(flrine du Sauveur, la verite chr^tienne embrassee d'un coeur fidele. Le portier, suivant quelques interpretes serait Dieu, mais Dieu est le proprietaire du bercail et non un simple gardien. Aussi beaucoup de commentateurs, se rappelant que dans I'allegorie et la parabole il y a souvent des details qui ne sont qu'accessoires et de simples ornements, croient inutile de chercher quels peuvent etre, dans I'application de cette parabole, la charge et le nom du portier.
Si N.-S. figure aussi comme etant la porte de la bergerie (vers. 9), c'est qu'il n'est pas seulement le dofteur de la verite, mais qu'il est la verite meme, la vdrite essentielle et absolue.