‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 449 sur 506 · Assi's, sur la place ou Paul prechait · texte numérisé non relu

Assi's, sur la place ou Paul prechait

9. Ef il marchait. Cet imparfait a sans doute pour but, dans I'intention du narrateur, d'indiquer que des lors le boiteux marcha autant et aussi souvent qu'il le voulut. Comp. 1 Cor. xiv, 18.

10. En lycaonien. S. Paul s'etait servi de la langue grecque que la foule comprenait. Mais les temoins du prodige expriment leur admiration en lycaonien, leur idiome habituel. Cet idiome, au dire de quelques philologues, avait de I'affinite avec le cappadocien, et par suite avec le persan.

11. Les vieilles legendes paiennes de divinites descendues parmi les liommes sous la forme humaine etaient encore vivaces dans la croyance des peuples, surtout en Asie Mineure. Les pa'i'ens de Lystres prirent done Barnabe, le plus age et le plus

majestueux des deux Apotres, pour Jupiter, et Paul, qui etait le plus jeune et le plus eloquent, ie chefde la parole., pour Mercure, le messager et Tinterprete des dieux.

12. Qui e'iaii, dont le temple etait. —Des bandelettes^ ou des guirlandes pour couronner, selon la coutume, les autels, les pretres et les vi(5limes. — Devant les portes de la ville, ou peut-etre du temple.

13. Dechirerent leurs 7'ctenients, en signe de douleur et de sainte colere. Ainsi faisaient les Juifs pour exprimer une profonde douleur, pour manifester une vive indignation.

14. Ces vanite's. Pour amener leurs auditeurs, paiens grossiers, h, la connaissance du seul vrai Dieu, Paul et Barnabe mettent sa grandeur en opposition avec la vanite des divinites paiennes, lis reprennent ainsi un

ACTUS APOSTOLORUM. Cap. XIV, 7—25.

in circuitu regionem, et ibi evangelizantes erant.

7. Et quidam vir Lystris infirmus pedibus sedebat, claudus ex utero matris suae, qui nunquam ambulaverat. 8. Hie audivit Paulum loquentem. Qui intuitus eum, et videns quia fidem haberet ut salvus fieret, 9, dixit magna voce : Surge super pedes tuos rectus. Et exsilivit, et ambulabat.

10. Turbas autem cum vidissent quod fecerat Paul us, levaverunt vocem suam Lycaonice dicentes : Dii similes facti hominibus, descenderunt ad nos. 11. Et vocabant Barnabam Jovem, Paulum vero Mercurium : quoniam ipse erat dux verbi. 12. Sacerdos quoque Jovis, qui erat ante civitatem, tauros, et coronas ante januas afferens, cum populis volebat sacrificare. 1 3. Quod Vibi audierunt Apostoli, Barnabas et Paulus, conscissis tunicis suis exsilierunt in turbas clamantes, 14. et dicentes : Viri, quid hasc facitis? et nos mortales sumus, similes vobis homines, annuntiantes vobis ab his vanis convert! ad Deum vivum, "qui fecit coelum et terram, et mare et omnia quae in eis sunt : 15. qui in prasteritis generationibus dimisit omnes gentes ingredi vias suas.

16. Et quidem non sine testimonio semetipsum reliquit, benefaciens de ccelo, dans pluvias, et tempora fructifera, implens cibo, et lastitia corda nostra. 17. Et haec dicentes, vix sedaverunt turbas ne sibi immolarent.

18. Supervenerunt autem quidam ab Antiochia, et Iconio Judaei:

et persuasis turbis, lapidantesque Paulum, traxerunt extra civitatem, existimantes eum mortuum esse.

19. Circumdantibus autem eumdiscipulis, surgens intravit civitatem,

Et postera die profectus est cum Barnaba in Derben. 20. Cumque evangelizassent civitati illi, et docuissent multos, reversi sunt Lystram, et Iconium, et Antiochiam, 21. confirmantes animas discipulorum, exhortantesque ut permanerent in fide : et quoniam per multas tribulationes oportet nos intrare in regnum Dei. 22. Et cum constituissent illis per singulas ecclesias presbyteros, et orassent cum jejunationibus, commendaverunt eos Domino, in quem crediderunt.

23. Transeuntesque Pisidiam, venerunt in Pamphyliam, 24. et loquentes verbum Domini in Perge, descenderunt in Attaliam : 25. *et /'Suprais, inde navigaverunt Antiochiam, un- i-

argument cher aux prophetes, specialement a Isaie, qui s'est plu souvent a peindre le neant des idoles afin de tirer les paiens de leur aveuglement et de les amener au monotheisme. Voy. Isaie xl, 18 sv.; xli, 24, 29; xliv, 6-23; etc.

15. ^ laisse iouies les natiofts. Avant la venue da Messie, le peuple d'Israel seul recjut de Dieu des revelations speciales. Aux autres nations Dieu ne parla que par les lumieres de leur raison, la voix de leur conscience et le speclacle de la nature.

18. Alors survinreiit d'Aniioche de Pisidie. — Ayanl gagne le peuple par leurs artifices, leurs mensonges et leurs calomnies. — Le trainerent hors de la ville : chez les Grecs et les Remains il n'etait pas permis d'enterrer lesmortsdans I'interieurdesvilles.

20. lis retoui-ncreiit... Bien qu'ils aient eu a endurer des vexations a Lystres, Iconium et Antioche, Paul et Barnabe y revinrent pour preparer les neophytes aux persecu-

tions de I'avenir. A cette fin, ils leur rappellent qu'a I'exemple de leur divin Maitre, les Chretiens doivent passer par I'epreuve et acheter par la souffrance le royaume des cieux. — hh'onutji?, c'est la que S. Paul convertit, d'apres une antique tradition, la celebre vierge et martyre, sainte Thecle.

21. // tious fauf, etc. A cause de la perpetuelle opposition qui, depuis la chute de nos premiers parents, regne entre Dieu et le monde, la loi du royaume de Dieu sur la lerre c'est la lutte, la souffrance, la tribulation sous toutes ses formes.

22. Instiiiiereiit^ ordonnerent. Le verbe grec, /stpotovEiv, qui signifie proprement clire^ designer pa)' mains levees, designe chez les anciens Peres le rite de I'ordination sacramentelle. — Des Anciens^ c'est-k-dire des chefs, pretres ou eveques, charges d'administrer les Eglises. Voy. xi, 30.

24. Perge : Voy. xiii, 13. — Atlalie, ville maritime de Pamphylie.aujourd'hui Adalia.

ACTES DES APOTRES. Chap. XIV, 26, 27; XV, i— 10.

avoir ete recommandes a la grace de Dieu, pour I'deuvre qu'ils venaient d'accomplir.

26Des qu'ils furent arrives, ils assemblerent I'Eolise, et raconterent

tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porta de la foi. ^7 Et ils demeurerent a Antioche assez longtemps avec les disciples.

Ch. XV.

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