IV. Ales u res de temps. Voir Caleudrier juif
V. Monnaies. Au temps de Notre-Seigneur, les Juifs possedaient encore des monnaies frappees par les princes Asmoneens. Mais en dehors du Temple, ou seule la monnaie juive avait cours, en particulier pour I'impot du demi-sicle (voy- Exod. XXX, II sv.), on ne se servait guere que de monnaies grecques ou romaines.
Toutefois S. Matthieufait mention des j'/- ^/^^■(d'argent), que les Princes des pretres donnerent a Judas pour prix de sa trahison. Le side valait 4 drachmes (0,88 centimes) et par consequent un peu plus de 3 francs 50. Le side d'*?/' valait environ 40 francs.
Les monnaies grecques etaient : La drachmc 0,88 cent. — Uobole etait la 6^ partie de la drachme. — Le didrachme ou double drachme = i fr. 76. — Le statcre, equivalent au side d'argent = 3 fr. 3c. C'etait la monnaie la plus repandue. — La mine, valant loo drachmes = 88 frs. — Le /(7/tv//,valant 6.000 drachmes = 5.500 fr., en chiffrcs ronds.
Les monnaies romaines etaient : Le denier = 0,78 centimes environ. — YJas, dizieme partie du denier = 7 centimes li. Le quadrant ou quart de I'as, environ 2 centimes. — Le lepte ou minutum de la Vulgate, la plus petite monnaie divisionnaire du denier, etait la quatrieme partie du quadrant, un demi-centime
VI. Folds. Chez les Hebreux les poids etaient, du moins primitivement, en pierre Des agents du Sanhedrin en verifiaient de temps a autre la valeur. Le seul poids dont fasse mention I'Evangile (Jean, xii, '})y, xix, 39) est la livre romaine. Elle etait estimee 326 grammes, et se subdivisait en 13 onces. Chez les Juifs l'unite de poids etait le side - \.\ grammes 200; 50 sides formaient une mine = 708 gr. 50; 60 mines formaient i talent --- 42 kilogs, 533 gr.
— Uobole etait la vingtieme partie du side, elle valait done o gr., 70S.
Nazareth, litt. fleur ou rejeton, ou s'est tenue cachee la fleur la plus parfaite quise soit epanouie sur la terre, ou a germe le rejeton qui s'est eleve comme un signe a la vue des peuples, et vers lequel toutes les nations sont accourues {Is. xi);
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Nazareth, aujourd'hui Nazirah, appelee quelquefois par les Arabes la cite blanche a causes de ses collines crayeuses et de ses maisons blanches, etait une petite ville de la basse Galilee, batie en amphitheatre sur un pli de terrain au pied du groupe de montagne qui ferme au nord la plaine d'Esdrelon.a trois journeesde Jerusalem, a deux heures du mont Thabor. Elle compte aujourd'hui plus de 6,000 ames, dont 1,200 catholiques latins; sa populalation devait etre a peu pres de moitie moindreil y a dix-huit siecles. Cependant I'Ancien Testament ne la nomme pas, et elle n'avait aucune celebrite avant J.-C. {[ean, i, 46"). I.e batiment le plus remarquable de la ville est le couvent des Franciscains, dans Tinterieur duquel s'eleve la celebre eglise de I'Annonciation. Cette eglise a ete construite sur la place meme qu'occupait la maison dela sainte Viergc. Au-dessousduchoeurestunechapellesouterraine; on y descend par un large escalier de marbre qui a dix-sept marches; dans le fond, sur I'emplacement oil s'arcomplit le mystere de I'incarnation, est un autel eclaire par plusicurs lampes qui ne s'eteignent jamais, et sur le marbre blanc on lit ces mots : Id le Verbe a etc fait chair. En efifet, une ancienne tradition rapporte que ce fut la que Gabriel apparut a la sainte Vierge et lui dit : [e vous salue, Mane, pleine de grace. On montre encore a Nazareth I'endroit oil etait I'atelier de saint Joseph, aujourd'hui couverti encha pelle; la fontaine de Marie, oil la sainte Vierge venait puiser I'eau; enfin, a quelque distance de la ville, le rocher du haut duquel les compatriotes du Sauveur voulurent le precipiter {Luc, iv, 29).
Oliviers (Mont des). — A I'est de Jerusalem et contigue a ses anciennes murailles, s'etend, du N. au S., la vallee de Josaphat, d'abord largement ouverte, puis se retrecissant a partir de Gethsemani, et finissant par n'avoir plus que lalargeurdu Cedron : on appelle ainsi le torrent forme, en hiver, par les eaux de pluie qui se rassemblent au fond de la vallee. Quand on sort de la ville sainte pour se rend re dans la vallee de Josaphat, on passe par la porte Saint-Etienne, au N.-E. La, on montre le rocher sur lequel S. Etienne tomba en priant pour ses persecuteurs, et le lieu oil ceux-ci mirent leurs vetements aux pieds d'un jeune homme nomme Saul.
En descendant au fond de la vallee, on passe un pont en pierre d'une seule arche, jete sur le torrent de Cedron, et on se trouve au pied de la montagne des Oliviers. A quelques pas sur la gauche est I'entree de I'eglise souterraine qui renferme le tombeau de la sainte Vierge, tom-
beau qui n'a pas garde sa proie, — et ceux de S. Joseph, de S. Joachim et de Ste Anne : on sait que les anciens sepulcres dont la Palestine est couverte, etaient presque tous des tombeaux de famille.
Entre cette eglise et I'enclos deCietsemani passe le chemin qui conduit sur la montagne des Oliviers. Vers le sommet, on venere, imprimee dans le rocher, la derniere trace des pieds du Sauveur quittant la terre pour remonter au ciel; il n'y a plus que celle du pied gauche, I'autre ayant ete enlevee ou effacee. Au temps de N.-S., les flancs de la montagne etaient converts de riches plantations d'oliviers, de figuiers et de palmiers; on n'y aperroit plus aujourd'hui que quelques buissons de nopals, quelques palmiers chetifs et de pales oliviers. On croit que c'est sur le versant oriental que Jesus a frappe de sterilite un figuier sur le bord du chemin {Alatth. xxi, 18, 19). On trouve bientot, en descendant, une petite vallee, fertile encore en grenadiers et en figuiers : c'est, croit-on, I'emplacement du village de Bethphage (litt. maison. ou lieu des figues). En descendant, durantvingt minutes, par une pente rapide et pierreuse, on trouve derriere une colline, sur le versant qui regarde le Jourdain et la mer Morte, le village de Bethanie {maison des dattes), appele aujourd'hui el Azaryeh (de el Azar, forme arabe du nom de Lazare), et habite par des Arabes; il ne renferme plus qu'une vingtaine de inasures et quelques tas de decombres, au milieu desquels une tribu de Bedouins vient parfois dresser ses tentes; sa distance de Jerusalem est de trois a quatre kilometres. Ees pelerins y visitent le tombeau de Lazare, q.\.\b. pierre du Collogue, sur laquelle on croit que N.-S. etait assis lorsque Marthe, venant a sa rencontre, lui dit : " Seigneur, si vous aviez ete ici mon frere fie serait pas mort."ytV7//, xi, 21.
Palestine. -^ Depuis les Machabees jusqu'a la destrudlion de Jerusalem par Titus nous trouvons, aiissi bien dans le Nouveau Testament que dans les historiens profanes, la Palestine divisee en quatre provinces, savoir : la Galilee, la Samarie, la Judee et la Peree; cette derniere a I'estdujourdain, les trois autres aPouest, en allant du nord au midi.
I. Le nom de Galilee vient de I'hebreu gelil haggoiim, cercle ou distrifl des Gentils. On designait ainsi cette province a cause des nombreux paiens qui y avaient ete amenes du fond de I'Assyrie, apres la chute de Samarie et du royaume d'Israel. C'est surtout la Galilee septentrionale ou haute (jalileequietaithabi tee par les paiens {Isdie, ix, i ; Matth.xv, 15). Elle etait bornee au N. par le territoire de Tyr et I'Anti-
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Liban, a I'E. par le Jourdain et les lacs qu'il traverse, au S. par la plaine d'Esdrelonet la Samarie, et al'O. par cette partie de la Phenicie qui s'etendait le long de la Mediterran^e depuis Tyr juscju'au ('armel. La Galilee etait moins grande (|uela Judee, mais un peu plus grande que la Samarie. Sa longueur du N. au S. etait d'environ vingt lieues, sa largeur de I'O. a I'E. de rieuf a onze lieues. Mais sa population etait tres forte a raison de sa grande fertilite, et, dans la guerre contre les Remains, josephe y rassembla sans beaucoup de peine une armee de 100,000 hommes. Formee de montagnes au nord, et d'une grande plaine au midi, elle se divise en haute et basse (lalilee. C'est en Galilee que N.-S. passa la plus grande partie de sa vie. Les principales villes illustrees par la presence de Jesus, telles (jue Nazareth et Capharnaiim, sontl'objet d'un article special.
2. La Samarie, la plus petite des quatre provinces de la Palestine, avait pour limites : au N. la Galilee, a I'E. le Jourdain, au S. la Judee; a TO. elle ne s'etendait pas jusqu'a la mer, car le pays de la (;6te a partir du Carmel appartenait a la Judee. Les villes principales etaient Samarie, Scytlwpolis et Sichem Cette derniere etait situee dans une vallee entre le mont Hebal au N. et le mont (iarizim au S., a deux lieues S. de .Samarie; I'empereiir Vespasien en fit une colonie romaine, qui recent le nom de Flavia Neapolis, d'ou les Arabesont fait Nablous ow Naplouse, nom a<5luel de la ville et de tout le pays.
3. Sous le nom de Judee, souvent employe par les Romains pour designer la Palestine entiere, nous comprenons ici la province qui touchait au N. a la Samarie, a I'E. au Jourdain eta la mer Morte, au S. au desert, a I'O. a la Mediterranee. Les principau.x endroits mentionnes dans I'Evangile sont I'objet d'articles speciaux. Noy. Jerusalem, Bethlcem,JerieIio, etc.
4. Le nom de Peree, c'est-a-dirert'/^-</<'A^, est la traduction grecque du mot hehreu Heber, et designe, dans son acception generale, tout le pays des Juifs au-dela (a I'E.) du Jourdain. Cette province, qui correspondait a peu pres a I'ancien pavs de Galaad et a celui de Basan, fut divisee dans la periode greco-romaine en cinq districts, s'etendant du N. au S., dans la meme longitude, a partir du mont Hermon, au i)ied de I'Anti-Liban, jusqu'a la mer Morte : \J Ittiree et la Trachonitide, la Gaulonitide, VAuraniiide, la BataneecX. la Feree proprement dite. Les principales villes etaient Pella, Gerusa, Philadelphie, Hesebon, et Macheronte.
II faut mentionner aussi la Decapole ou territoire de dix villes confederees, dans
lesquelles se fai.sait surtout sentir I'influence grecque. Damas, Scythopolis, Philadelphie, Pella, Gadara en faisaient partie. Mais ces di.x villes n'avaient aucune unite geographique, et Ton ignore quel etait, d'une maniere precise, leur regime politique.
Lorsque N.-S. vint au monde, ces quatre provinces formaient, sous le nom de fudee, un royaume gouverne par Herode, prince idumeen, par consequent etranger a la race juive, et qui devait le trone a la faveur des Romains. Herode mourut I'an de Rome 750, Jesus etant dans sa premiere annee. II avait partage sa succession entre trois de ses enfants ; Archelaiis etait son successeur au trone, avec la Judee, la Samarie et I'Idumee; Herode Antipas avait la Galilee et la Peree, avec le titre de tetrarque; et Philippe etait tetrarque des pays de Batanee, de Gaulonitide, de Trachonitide et d'lturee. Vers le milieu de I'annee 759, Archelaiis fut api)ele a Rome pour rendre compte de son administration; comme il ne put se justifier, I'empereur .Auguste le declara dechu de sa principaute et I'envoya en exil a Vienne dans les Gaules. La Judee, qui avait juscju'alors le titre d'alliee dp. peuple romain, fut reunie a I'empire et annexee a la province de Syrie. Nous voyons s'y succeder une serie de procu'ateurs romains, subordonnes pour les grandes questions au propreteur de Syrie : Coponius, M. Ambivius, Annius Rufus, Valerius Gratus, et enfin, I'an 25 de notre ere, Pontius Pilatus. Sur Herode Antipas et Philippe, voy. plus haut Herode (Famille d').
Paque : voy. Cene pasc.\le et FI;tes