I. Pour rintelligence de ce chapitre
faut se rappeler deux points de droit en vigueur chez les Israelites et fondes en partie sur la coutume, en partie sur la Loi :
1. Ouand un homme tombe dans la pauvrete avait du vendre son heritage de famille, le plus proche parent pouvait le racheter ;
2. Quand une femme devenait veuve sans enfants, son plus proche parent devait, sans pourtant y etre absolument oblig^, la prendre pour epouseet susciter une posterite au mari defunt. Ce plus proche parent s'appelait^^'"fli'7, c.-a-d. ?rde!iip/citr, ?Ly?i.ni le droit de rachat. S'il refusait d'user de ce droit ou de remplir cette obligation, un autre parent plus eloigne pouvait le faire a sa place : de la plusieurs ^^i'/j- (ii, 20). C'etait un moyen, non seulement de conserver les heritages dans chaque famille, mais encore de perpe'tuer les families elles-memes. — Dans le cas present, Elimelech avait possdde pres de Bethleem un heritage que Noemi avait €x.€ reduite a vendre (iv, 3), et Booz, parent d'Elimelech, non le plus proche (iii, 12),
etait un des goels. Connaissant sa bonte, Noemi desirait vivement qu'il acceptat les devoirs de cette situation, en consentant k racheter I'heritage aliene et a epouser Ruth. De la les instru(!;l;ions qu'elle donne a celle-ci. To?i repos, une vie tranquille sous la protection d'un mari.
2. Cefte nuit : le vannage se faisait le soir, a I'heure de la brise, qui facilitait I'operation ; puis le proprietaire passait la nuit pres du monceau de grain, pour le garder contre les voleurs. — Dans Vaire, place unie, a ciel ouvert, de forme ronde, de 15 a 16 metres de diametre, et fortement foul^e et durcie.
3. Descends : on choisissait, pour etablir une aire, un lieu eleve ; mais Bethleem dtant batie sur une hauteur dominant tout ce qui I'entoure, I'auteur pouvait et devait dire : descends vers raire.