‹ La Sainte BibleChapitre 230 sur 735 · Entre^ quand il sera endormi · texte numérisé non relu

Entre^ quand il sera endormi

8. Et(t une frayeur, lorsque, s'etant eveille, il sentit une personne k ses pieds ; alors il se pencha de ce cote, et constata, par la vue ou le toucher, que c'etait une femme.

LIBER RUTH. Cap. Ill, i— 15.

— :i:— CAPUT III. — :>— Ruth socrus suae consilio obsecuta ad pedes Booz dormientis recumbens, nuptias verecunde postulat; accepto L-eto response, sex hordei modios ad socrum defert.

iOSTOUAM autem reversa est ad socrum suam, audivit ab ea : Filia mea, quasram tibi requiem, et providebo ut bene sit tibi. 2. Booz iste, cujus puellis in agro juncta es, propinquus noster est, et hac nocte aream hordei ventilat. 3. Lavare igitur, et ungere, et induere cultioribus vestimentis, et descende in aream : non te videat homo, donee esum potumque finierit. 4. Quando autem ierit ad dormiendum, nota locum in quo dormiat : veniesque et discooperies palHum, quo operitur a parte pedum, et projicies te, et ibi jacebis : ipse autem dicet tibi quid agere debeas. 5. Quas respondit :

Quidquid prasceperis, faciam.

6, Descenditque in aream, et fecit omnia, quas sibi imperaverat socrus.

7. Cumque comedisset Booz, et bibisset, et factus esset hilarior, issetque ad dormiendum juxta acervum manipulorum, venit abscondite, et

discooperto pallioa pedibus ejus, se projecit. 8. Et ecce, nocte jam media expavit homo, et conturbatus est :

viditque mulierem jacentem ad pedes suos, 9. et ait ilh : Quas es.? Illaque respondit : Ego sum Ruth ancilla tua : expande pallium tuum super famulam tuam, quia propinquus es. 10. Et ille, Benedicta, inquit, es a Domino filia, et priorem misericordiam posterioresuperasti :

quia non es secuta juvenes pauperes, sive divites. 1 1. Noli ergo metuere, sed quidquid dixeris mihi, faciam tibi. Scit enim omnis populus, qui habitat intra portas urbis meas, mulierem te esse virtutis. 12. Nee abnuo me propinquum, sed est alius me propinquior. 13. Quiesce hac nocte : et facto mane, si te voluerit propinquitatis jure retinere, bene res acta est : sin autem ille noluerit, ego te absque uUa dubitatione suscipiam, vivit Dominus : dormi usque mane.

14. Dormivit itaque ad pedes ejus, usque ad noctis abscessum.

Surrexit itaque antequam homines se cognoscerent mutuo, et dixit Booz : Cave ne quis noverit quod hue veneris. 15. Etrursum, Expande, inquit, pallium tuum, quo ope-

9. Le pan de ton manteau, litt. ton aile^ dans le sens de extreniite : image enipruntee, non ^ I'oiseau qui couvre ses petits de ses ailes pour les proteger, mais a I'epoux qui ^tend sur sa femme la couverture du lit nuptial. Sens : prends-moi pour femme, en vertu de la loi du levirat {Lev. xxv) ; tu le peux et tu le dois, car, en qualite de proche parent, tti as droit de 7-acIiat^ litt. tries goel, redempteur : voy. la note du vers. i.

10. Le -premier amour de Ruth est celui qu'elle avail pour JNIahalon durant sa vie ; le dernier, celui qu'elle a pour lui apres sa mort; celui-ci surpasse I'autre, est plus excellent et plus fort, fait plus d'honneur \ sa vertu, en ce que Ruth, au lieu d'imiter les jeunes veuves qui recherchent la faveur des jeunes gens, ne songe qu'i\ procurer une posterite h, son mari defunt, en devenant la femme de Booz, son parent, d^jk avance en age. Ou bien : cette dernihe bonte que tu )ne tdmoignes est plus grande que la premiere : le premier acfle de bontd de Ruth aurait etd

d'accompagner sa belle-mere en Israel, au lieu de rester dans sa patrie et d'y contracler un nouveau mariage ; le second serait de preferer un homme S.ge comme lui aux jeunes gens, et cela pour sauvegarder I'existence de la famille de son premier mari.

II. Tout le peuple de Bethleem, litt. toute la porte (la ville) de mon peuple .-en Orient, les habitants ont coutume de se reunir sur la place publique, qui est, non au centre de la ville, mais tout prfes de la porte ; de Ik cette locution.

13. Je te racket erai., aussi vrai cjue JeJiovah est vivant. — Jusqu\xu matin, non jusqu'au jour, mais jusqu a la tin de la nuit (vers. 14) : il lui aurait ete difficile de rentrer dans la ville au milieu de la nuit.

14. Qti'on ne sac/ie pas, pour la bonne reputation de I'un et de I'autre.

15. Et tiens-le de ton cote. — Six mesures, probablement 6 sea, environ 12 litres. — // rentra; Vulg., elle 7-entra.

IJVRE DE RUTH. Chap. Ill, 16—18; IV, 1—9.

d'orge, qu'il chargea sur elle; puis il rentra clans la ville.

i*^Ruth etant revenue aupres de sa belle-mere, Noemi lui dit : " Ou'as-tu fait, ma fille? " Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle? ^'^" II m'a donne, ajouta-t-elle, ces six mesures d'orge, en disant : Tu ne

retourneras pas les mains vides chez ta belle-mere. " ^^ Ya Noemi dit :

" Reste ici, ma fille, jusqu'a ce que tu saches comment finira la chose; car cet homme ne se donnera point de repos qu'il n'ait termine cette affaire aujourd'hui. "

CHAP. IV. — Booz epouse Ruth. Genealogie de David.

Chap. IV. I^S^g^iOoz monta a la portc de la ville et s'y assit. Or voici que le proche parent dont Booz avait parle vint a passer. II lui dit : " Arrete-toi, assieds-toi ici, toi un tel. " Cet homme s'arreta et s'assit.

^Alors Booz prit dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit : " Asseyez-vous ici. " sLorsqu'ils se furent assis, il dit au proche parent : " La portion de champ qui appartenait a notre frere Elimelech, a ete vendue par Noemi, qui est revenue du pays de Moab. 4Et j'ai dit : je veux t'en informer et te dire : Achete-la en presence de ceux qui sicgent ici des anciens de mon peuple. Si tu veux user du droit de rachat, rachete-la, si tu ne veux pas, declare-le-moi, afin que je le sache; car il n'y a personne avant toi qui ait ce droit; moi, je viens apres

toi. " II repondit : " Je racheterai. " sEt Booz dit : " Le jour ou tu acquerras le champ de la main de Noemi, tu I'acquerras en meme temps de Ruth la Moabite, femme du defunt, pour faire revivre le nom du defunt dans son heritage.." ^Le proche parent repondit : " Je ne puis pas le racheter pour mon compte, de peur de detruire mon propre heritage. Pais usage de mon droit de rachat, car je ne puis racheter. "

7C'etait autrefois la coutume en Israel, en cas de rachat et d'echange, pour valider toute affaire, que VJiomnie otait son Soulier et le donnait a I'autre; cela servait de temoignage en Israel. ^Le plus proche parent dit done k Booz : " Acquiers pour ton compte. " Et il ota son Soulier. 9Et Booz dit aux anciens et a tout le peu-

16. Qii'as-tii fait^ CVulg.); litt. qui toi, en lat. qiicc ou plutot qnalis tie, dans quelle situation de succes ou d'insucces viens-tu? As-tu rdussi? Faffaireest-elle en bonne voie? D'autres, Est-ce toi, ou qui es-tu, ma fille? Dans I'obscuritd qui regne encore, Noemi n'est pas sure que la femme qui se presente devant sa maison soit sa belle-fille.

18. Tenninc cette affaire : il fallait pour cela remplir certaines formalites (iv, i sv.).

CHAP. IV

1. Monta it la parte, place devant la porta de la ville, ou se traitaient les aftaires publiques, et ou sans doute des sieges etaient disposes. Mofita, dans le sens moral, a cause du caractere de cette espece de forum. Comp. Dent, xvii, 8. — Le proche parent, hebr. <jv;f7, qui avait avant tout autre le droit de rachat. — Parle, iii, 12. — Toi nn tel: Booz prononga son nom (Vulg.),maisrauteurdulivrerignore ou ne croit pas ndcessaire de le produire.

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