IX, I
ergo vocem eorum audi : verumtamen contestare eos, et prasdic eis jus regis, qui regnaturus est super eos.
lo. Dixit itaque Samuel omnia verba Domini ad populum, qui petierat a se regem, li.et ait : Hoc erit jus regis, qui imperaturus est vobis : Filios vestros toilet, etponet in curribus suis, facietque sibi equites et pra^cursores quadrigarum suarum, I 2. et constituet sibi tribunos, et centuriones, et aratores agrorum suorum, et messores segetum, et fabros armorum et curruum suorum. 13. Filiasquoque vestras faciet sibi unguentarias, et focarias, et panificas. 14. Agros quoque vestros, et vineas, et oliveta optima toilet, et dabit servis suis. i5.Sed et segetes vestras, et vinearum reditus addecimabit, ut det eunuchis et famulis suis. 16. Servos etiam vestros, et ancillas,et juvenes optimos,et asinos auferet, et ponet in opere suo.
ly.Greges quoque vestros addecimabit, vosque eritis ei servi. 18. Et clamabitis in die ilia a facie regis vestri, quem elegistis vobis : et non exaudiet vos Dominus in die ilia, quia petistis vobis regem.
19. Noluit autem populus audire vocem Samuelis, sed dixerunt : Nequaquam : rex enim erit super nos.
20. et erimus nos quoque si cut omnes gentes : et judicabit nos rex noster, et egredietur ante nos, et
pugnabit bella nostra pro nobis.
21. Et audivit Samuel omnia verba populi, et locutus est ea in auribus Domini. 22. Dixit autem Dominus ad Samuelem : Audi vocem eorum, et constitue super eos regem. Et ait Samuel ad viros Israel : Vadatunusquisque in civitatem suam.
— :;:— CAPUT IX. — :!=— Stirps Saulis, qui qua^rendo patris asinos pervenit ad Samuelem, cui revelatur ungendus rex, cum quo pransus est, ac nocfte hospitio leceptus.
Terat virde Benjamin nomine Cis, filius Abiel, filii Seror, filii Bechorath, filii Aphia, filii viri Jemini, fortis robore. 2. Et erat ei filius vocabulo Saul, electus et bonus : et non erat vir de filiis Israel melior illo : ab humero et sursum eminebat super omnem populum.
3. Perierant autem asinas Cis patris Saul : et dixit Cis ad Saul filium suum : Tolle tecum unum de pueris, et consurgens vade, et quaere asinas. Qui cum transissent per montem Ephraim, 4. et per terram Salisa, et non invenissent, transierunt etiam per terram Salim,et nonerant:
sed et per terram Jemini,et minime repererunt. 5. Cum autem venissent in terram Suph, dixit Saul ad puerum, qui erat cum eo : Veni et revertamur, ne forte dimiserit pater meus
CHAP. IX
1. Un Jioiiunc de Benjamin : c'est a un homme de Juda que le sceptre devait appartenir {Gen. xlix, 10); Dieu adapta son choix aux sentiments du peuple qui, impatient et incredule, recherche dans le roi qu'il reclame des qualitds plutot exterieures que morales. —Fils d'Alnel, de Ner selon I Pa7'al. viii, 33 et ix, 39; mais, comme des anneaux sont souvent omis dans les series genealogiques des Hebreux, Ner ou Abiel pouvait etre le grandpere de Cis. — .<4/;'///Vi,ou Abia(I Paral.vW., 8).
2. Saiil, c.-a-d. le deniande. — y^;/;/^, dans la force de Page, de 4oans environ, puisqu'il avait un tils en age de porter les armes (xiii, 2). La Vulg. traduit I'hebreu bacJioitr par
ele£lus, distingue : peut-etre avec raison. — // depassait de la tete : la tradition musulmane ne le connait que sous le nom de Thalotit, le grafid. Les anciens prisaient beaucoup ces avantages exterieurs dans un souverain ; Saiil est au physique un veritable heros d'Homere.
4. La inontagne d^ Ephraim s'etendait au sue! jusque sur le territoire de Benjamin, et Gabaa, patrie de Saiil (xi, 4), etait situee sur Tun de ses versants. — Pays de Salisa., oii se trouvait la ville de Baal-Salisa, pres de Galgala. — Pays de Salim : incertain.
5. Pays de Stiph, au S. O. de la tribu de Benjamin; sur ce nom voy. i, i, note. — A^e .w//plus en peine ii Jiofre sujet qu'au sujet de ses anesses.
PREMIER LIVRE DES ROIS. Chap. IX, 6—22.
^Le serviteur lui dit : " Voici qu'il y a dans cette ville un homme de Dieu, tres considere ; tout ce qu'il dit arrive surement. Allons-y done; peut-etre nous fera-t-il connaitre le chemin que nous devons prendre. " 7Saul dit a son serviteur : " Allons-y; mais qu'apporterons-nous a \\\OTi\m.Q: de Dim?
Car il n'y a plus de vivres dans nos sacs, et nous n'avons aucun present a lui offrir. Avons-nous quelque chose?" ^Le serviteur repondit encore et dit a Saiil : Voici que je trouve sur moi le quart d'un side d 'argent ; je le donnerai a I'homme de Dieu, et il nous indiqueranotre chemin. — 9 Autrefois, en Israel, ceux qui allaient consulter Dieu, se disaient I'un a I'autre : "Venez et aliens au voyant. " Car celui qu'on appelle aujourd'hui prophete s'appelait autrefois voyant. — ^oSalil dit a son serviteur : " Ton avis est bon ; viens,allons. " Et ils se rendirent a la ville ou etait Thomme de Dieu.
"Comme ils gravissaient la montee qui mene a la ville, ils rencontrerent des jeunes filles sorties pourpuiser de I'eau, et ils leur dirent : " Le voyant est-il ici?" ^^Elles leurrepondirent en disant : " Oui, il y est, le voila devant toi; mais va promptement, car il est venu aujourd'hui a la ville, parce que le peuple a un sacrifice sur le haut lieu. ^sDes votre entree dans la ville, vous le trouverez, avant qu'il monte au haut lieu pour le repas ; car le peuple ne mangera point qu'il ne soit arrive, parce qu'il doit benir le sacrifice; apres quoi, les con-
vies mangeront. Montez done maintenant, vous le trouverez aujourd'hui." i4Et ils monterent a la ville.
Comme ils entraient dans la ville, ils rencontrerent Samuel, qui sortait pour monter au haut lieu. ^sOr, un jour avant I'arrivee de Saiil, Jehovah avait fait une revelation a Samuel, en disant : ^6" Demain, a cette heure, je t'enverrai un homme du pays de Benjamin, et tu I'oindras pour etre le chef de mon peuple d'Israel, et il delivrera mon peuple de la main des Philistins; car j'ai regarde mon peuple, parce que son eri est venu jusqu'a moi. " ^/Des que Samuel eut vu Saiil, Jehovah lui dit : "Voici I'hommedont je t'ai parle; e'est lui qui regnera sur mon peuple."
18 Saiil s'approcha de Samuel a I'interieur de la porte, et dit : " Indiquemoi, je te prie, oil est la maison du voyant. " i9Samuel repondit a Saiil :
" C'est moi qui suis le voyant. Monte devant moi au haut lieu, et vous mangerez aujourd'hui avee moi ; je te laisserai partir demain, et je te dirai tout ce qu'il y a dans ton ccEur. ^o Quant aux anesses que tu as perdues il y a trois jours, ne t'en inquiete pas, car elles sont retrouvees. Et a qui sera tout ce qu'il y a de precieux en Israel ? N'est-ce pas a toi et a toute la maison de ton pere.^ " ^r Saiil repondit : " Ne suis-je pas Benjamite, de la plus petite des tribus d'Israel? et ma famille n'est-elle pas la moindre de toutes les families de la tribu de Benjamin?
Pourquoi m'as-tu dit une telle parole? " 22 Samuel ayant pris Saiil et
6. Dajts cette ville : il montrait de la main la ville voisine situee sur une colline, savoir Rama de Benjamin, patrie de Samuel, selon Topinion commune ; une autre Rama situee dans la tribu de Juda, non loin de Bethleem, d'apres Keil et Hummelauer, ce qui s'accorde mieux avec x, 2 sv. Ce verset montre qu'on avait alors Fhabitude de consulter les prophetes en beaucoup de circonstances, et le verset suiv. que I'usage etait de leur offrir, comme c'est la coutume generale en Orient quand on se pr^sente devant un haut personnage, un don qui servait a leur entretien.