Erat autem vir quispiam in
" Infr. 28, 3.
Eccli.46,23.
des cadavres, mais dans une propriete situee sur la colline en dehors de la ville : comp. II /iois, xxi, 18; II Par. xxxiii, 20; Jean, xix, 41. — Descendil, sans doute pour y trouver de quoi subsister, an desert de Pharan qui, pris dans son sens large, s'etendait au nord jusqu'au desert de
Bersabd, a une journc'e de marche de Maon.
2. Carmel, non la montagne, mais la ville de ce nom, situee sur un plateau a 2 kil. au N. O. de Maon {Jos. xv, 54). — La tonte des brebis etait une occasion de fete et de festin {Gen. xxxviii, 12 sv. H Sam. xiii, 23 sv.).
PREMIER LIVRE DES ROIS. Chap. XXV, 3—20.
riche, ayant ses biens a Carmel ; il avait trois mille brebis et mille chevres, et il se trouvait a Carmel pour la tonte de ses brebis. 3Le nom de cet homme etait Nabal, et celui de sa femme x-^bigaTl ; c'etait une femme pleine de sens et de belle figure ; mais I homme etait dur et mechant; il etait de la race de Caleb.
4 David apprit au desert que Nabal tondait ses brebis. 5 II envoya vers lui dix jeunes gens, auxquels il dit : " Montez a Carmel et allez trouver Nabal ; vous le saluerez de ma part, ^et vous lui parlerez ainsi : Pour la vie! Que la paix soit avec toi, qu'elle soit avec ta maison et avec tout ce qui t'appartient. 7Et maintenant j'ai appris que tu as les tondeurs. Or tes bergers ont ete avec nous; nous ne leur avons cause aucune peine, et rien du troupeau ne leur a ete enleve pendant tout le temps qu'ils ont ete a Carmel. ^Interroge tes serviteurs, et ils te le diront. Que ces jeunes gens trouvent done grace a tes yeux, puisque nous venons dans un jour de joie. Donne, je te prie, a tes serviteurs et^a ton fils David ce que ta main pourra trouver. "
9Lorsque les gens de David furent arrives, ils repeterent toutes ces paroles a Nabal au nom de David, et ils attendirent. 1° Nabal repondit aux serviteurs de David : " Qui est David, et qui est le fils d'Isai? lis sont nombreux aujourd'hui les serviteurs qui s'echappent de chez leurs maitres. II Et je prendrais mon pain et mon eau, et mon betail que j'ai tue pour mes tondeurs, et je les donnerais a des gens qui viennent je ne sais
d'ou.'' " 12 Les serviteurs de David, rebroussant chemin, s'en retournerent, ct lorsqu'ils furent arrives, ils redirent toutes ces paroles a David.
isAlors David dit a ses hommes :
" Que chacun de vous ceigne son epee! " Et ils ceignirent chacun leur epee. David aussi ceignit son epee et environ quatre cents hommes monterent a sa suite; il en resta deux cents pres des bagages.
M Un des serviteurs de Nabal vint dire a Abigail : " David a envoye du desert des messagers pour saluer notre maitre, qui les a rudoyes. ^sEt pourtant ces gens se sont montres fort bons pour nous; ils ne nous ont cause aucune peine, et rien ne nous a ete enleve tout le temps que nous avons chemine avec eux,lorsque nous etions dans la campagne. ^^Ils nous ont servi de rempart aussi bien la nuit que le jour, tout le temps que nous avons ete avec eux, gardant les troupeaux. i7Reconnais maintenant et vols ce que tu as a faire ; car la perte de notre maitre et de toute sa maison est certaine, et il est trop mechant pour qu'on puisse lui parler. "
i^Aussitot Abigail prit deux cents pains, deux outres de vin, cinq moutons appretes, cinq mesures de grain roti, cent masses de raisin sec et deux cents de figues seches, et les ayant mis sur des anes, i9elle dit a ses serviteurs : " Passez devant moi, je vous suis. " Mais elle ne dit rien a Nabal, son mari. ^oComme elle descendait, montee sur un ane, en un endroit convert de la montagne, voici que David et ses hommes descendaient en face d'elle, et elle les rencontra. —
3. Nabal, c.-a-d. insetise : peut-etre un surnom que le peuple donnait a cet homme denue de sens. — Abioa'il, signifie pcre de la joie. — De la j-ace de Caleb. Au lieu de fCalebi, le chetib porte Kelibbo, litt. selo}i son c^Hf, c.-a-d. qui se laisse aller a tous ses caprices, qui fait a sa tete : cette lecon parait preferable. LXX, il etait cynique.
6. Poiir la vie! probablement formule elliptique de salutation, dans laquelle sont sous-entendus les mots, sois heiircux. La
Vulg. ayant lu bachai, traduit, avec mes freres et avec toi soil la paix., etc. D'autres, avec les LXX, au temps fai'orable sois c?t paix, etc. ha paix; ici, la sante, le bien-etre.