Dixit autem rex Amasas
Convoca mihi omnes viros Juda in diem tertium, et tu adesto prassens, 5. Abiit ergo Amasa ut convocaret
•'' Supr. 16,
tribu. — Vf'cu aux depens dti loijViit., mange quelque chose du roi.
43. Dix parts, puisque nous sommes dix tribus sur douze. — Cetie injure, de nous avoir laisses de cote dans la reinstallation de David. — Les premiers : allusion au vers. 10, peut-etre aussi au vers. 18.
CHAP. XX
I. Z«, a Galgala. — Un homme perversj Vulg. un homme de Belial : voy. Dent.
xiii, 13. — Bochri est peut-etre un nom de famille : descendant de Bechor, fils de Ben-
jamin : voy. Gen. xlvi, 21. — Notes nhivons rien de commun avec David; que chaciin s'en retourne dans sa maison !
2. Depicis Ic Joitrdain, plus exacflement depuis Galgala, qui n'en etait pas eloign^.
4. Dit a Amasa : David commen(^ait ainsi a remplir la promesse qu'il lui avait faite de lui donner le commandement de I'armee h. la place de Joab (xix, 13 sv.).
5. // tarda : soit a cause de la repugnance des hommes dejuda a semettre sous les ordres d'un chef qui avait commande les troupes d' Absalom, soit peut etre parce que
I)EUXI£:ME LIVRE DES ROIS. Chap. XX, 6—19.
il tarda au-dela du temps que le roi lui avait fixe. ^Alors David dit a Abisai : " Seba, fils de Bochri, va maintenant nous faire plus de mal qu'Absalom. Toi done, prends les servitcurs de ton maitre et poursuis-le, de peur qu'il ne trouve des villes fortes et ne se derobe a nos yeux. " 7Avec Abisai partirent les gens de Joab.les Cerethiens et les Phelethiens, et tous les vaillants hommes ; ils sortirent de Jerusalem afin de poursuivre Seba, fils de Bochri.
s Lorsqu'ils furent pres de la grande pierre qui est a Gabaon, Amasa arriva devant eux. Joab avait pour vetement une tunique inihtaire, et sur cette tunique etait ceinte une epee attachee a ses reins dans son fourreau. Comme il s'avangait, I'epee tomba. 9Et Joab dit a xAmasa : "-Te portes-tu bien, mon fi-ere? " Et de la main droite il saisit la barbe d'Amasa pour le baiser. 1° Amasa ne prit pas garde a I'epee qui etait dans la main de Joab, et Joab Ten frappa au ventre et repandit ses entrailles a terre, sans lui porter un second coup; et Amasa mourut. Puis Joab et son frere Abisai' se mirent a la poursuite de Seba, fils de Bochri. "Mais un des jeunes hommes de Joab resta pres d'Amasa, et il disait : " Qui est favo-
rable a Joab, et qui est pour David, qu'il suive Joab! " ^^Qr Amasa baigne dans son sang gisait au milieu de la route. Get homme, voyant que tout le peuple s'arretait, tira Amasa hors de la route dans un champ et jeta sur lui un manteau, parcc qu'il voyait que toils ceux qui arrivaient pres de lui s'arretaient. ^sLorsqu'il fut ote de la route, chacun passa apres Joab a la poursuite de Seba, fils de Bochri.
^■^Joab traversa toutes les tribus d'Israel jusqu'a Abel et Beth-Maacha, et tous les hommes d'elite se rassemblerent et le suivirent. ^slls vinrent assieger Seba dans Abel-Beth-Maacha, et ils eleverent contre la ville une terrasse, qui atteignait le rempart; et tout le peuple qui etait avec Joab s'effor^ait a faire tomber la muraille. ^^Alors une femme avisee se mit a crier de la ville : " Ecoutez, ecoutez, je vous prie! Dites a Joab :
Approche jusqu'ici, je veux te parler.
17 II s'approcha d'elle, et la femme dit : " Es-tu Joab? " II repondit :
" G'est moi. " Et elle lui dit : " Ecoute les paroles de ta servante. " II repondit : '^ J'ecoute. " ^^Et elle dit : " Autrefois on avait coutume de dire : Que Ton consulte Abel,— et tout s'arrangeait ainsi. ^9je suis une des villes paisibles ct fideles en Israel; toi, tu
lui-meme hesitait de s'attacher irrdvocablement k David.
6. l^oi dojic, accompagne de ton frere Joab : ce detail, omis par suite de la brievete du recit, semble exige par le contexte. II est certain du nioins que David admettait implicitement le^ concours de Joab. — Les serviteiirs^ les troupes permanentes qui se trouvaient a Jerusalem, sans attendre la levee des guerriers de Juda. — Et 7ie se derobe a nos yeux, ne nous echappe (Vulg.). LXX, ?te fwies oinbrage les yeux, ne trouble notre regard, c'est-a-dire ne nous cause de I'ennui et de I'embarras. Keil, ne 12011s arrache les yeux, nous cause des dommages sensibles : comp. Deut. xxxii, 10; Zach. ii, 12.
7. Les gens de Joab, la troupe commandde par lui. — Cerethiens, etc. : voy. viii, 18. — L^es vaillants hommes, probablement les 600 veterans de David (xv, 18).
8 sv. La grande pierre : quelque rocher
isole. — Gabaon : voy. Jos. ix, 3. — Amasa, qui revenait a Jerusalem (vers 4) apres avoir leve des troupes en Juda et en Benjamin, rencontra I'armee d'Abisai au N. O. de la capitale. — Joab avait pour vetement litre tunique tnilitaire, ou bien un manteau, etc. : ces details sont donnes pour faire comprendre comment Joab put aborder Amasa I'epee a la main sans exciter sa defiance. — Ltpee, sortant du fourreau, tomba, comme par megarde. Joab la ramassa de la main gauche, et(/i? A? droite saisit la barbed'' Amasa, comme font encore aujourd'hui les Arabes et les Turcs pour exprimer leur amitie, etc. D'apres une autre explication, Joab aurait eu sur lui deux epees, Tune cachee sous son manteau, I'autre attachee visiblement a sa ceinture. II aurait laisse a dessein tomber cette derniere, afin de paraitre desarme, et aurait frappe de la premiere Amasa. Comp. I'acflion d'Ahod y/i-^^. iii, 21.