Frappa, mit en ddroute
Dieu, qui avait commence, par I'extermination des pretres de Baal, a ramener les Israelites a son culte, leur accorda cette vicloire (et la suivante), visiblement son oeuvre, afin d'achever de leur montrer qu'il etait le seul vrai Dieu tout-puissant.
TROISIEME LIVRE DES ROIS. Chap. XX, 22—34.
roi d'Israel sortit, frappa les chevaux et les chars, et fit eprouver aux Syrians une grande defaite.
22Alors le prophete s'approcha du roi d'Israel et lui dit : " Va, fortifietoi, examine et vois ce que tu as a faire; car, au retour de I'annee, le roi de Syrie montera centre toi. "
23 Les serviteurs du roi de Syrie lui dirent : " Les dieux d'Israel sont des dieux de montagnes ; c'est pourquoi ils ont ete plus forts que nous; mais combattons-les dans la plaine, et surement nous serons plus forts qu'eux. 24Fais encore ceci : ote chacun des rois de son poste, et mets des chefs a leur place, ^Set forme-toi une armee egale a celle que tu as perdue, avec autant de chevaux et autant de chariots. Nous les combattrons alors dans la plaine, et surement nous serons plus forts qu'eux. " II se rendit a leur conseil et fit ainsi. ^SAu retour de I'annee, Benhadad passa les Syriens en revue, et monta vers Aphec pour combattre Israel. 27 Les enfants d'Israel furent aussi passes en revue; ils re^urent des vivres et ils s'avancerent a la rencontre des Syriens. lis camperent vis-a-vis d'eux, semblables a deux petits troupeaux de chevres, tandis que les Syriens remplissaient le pays.
28 Un homme de Dieu s'approcha et dit au roi d'Israel : " i\insi parle Jehovah : Parce que les Syriens ont
dit : Jehovah e.st un dieu des montagnes, et non un dieu des vallecs, je livrerai entre tes mains toute cette grande multitude, et vous saurez que je suis Jehovah. " 29 lis camperent sept jours en face les uns des autres. Le septieme jour, le combat s'engagea, et les enfants d'Israel tuerent aux Syriens cent mille hommes de pied en un jour. 3oLe reste s'enfuit a la ville d'Aphec, et la muraille tomba sur vingt-sept mille hommes qui restaient.
Benhadad s'etait enfui et il allait dans la ville de chambre en chambre.
3iSes serviteurs lui dirent : " Nous avons appris que les rois de la maison d'Israel sont des rois elements ; permets que nous mettions des sacs sur nos reins et des cordes a nos tetes, et que nous sortions vers le roi d'Israel : peut-etre qu'il te laissera la vie. " 32 1 Is se mirent des sacs sur les reins et des cordes autour de la tete, et s'etant rendus aupres du roi d'Israel, ils dirent : " Ton serviteur Benhadad dit : Daigne me laisser la vie! " Achab repondit : " Est-il encore vivant? II est mon frere. " 33Ces hommes tirerent de la un heureux augure, et saisissant avec empressement cette parole, ils dirent : Benhadad est ton frere. " Et il dit : " Allez, amenez-lc. " Benhadad vint vers lui, ct Achab le fit monter sur son char. 34Benhadad lui dit : " Je te rendrai les villes que
22. Fortifie-toi militairement : assemble des troupes, eleve des fortifications, cherche des allies. — Au retour de Pannce : a cette epoque, comma dans les premiers siecles de Rome ; les expeditions militaires commen- ^aient au printemps pour finir a I'automne. II faut aller jusqu'au temps de Salmanasar, et surtout des guerres mediques, pour trouver des invasions qui durent des annees.
23. Les dieux : Keil propose de traduire le Dieu, peut-etre avec raison. — Des dieux (ou 7iti dieu) de montagnes, qui n'ont de pouvoir que sur les montagnes. Ce qui avait pu leur donner cette idee, c'est que le temple de Jehovah etait bati sur le mont Moria, et que, dans le royaume d'Israel surtout, il y avait beaucoup d'autels eleves sur des coUines. II se pent, d'ailleurs, que les chefs
syriens n'aient mis cette idee en avant que pour relever le courage de la masse de leurs gLierriers,eu.\-memes sachant fort bien qu'ils avaient un serieu.x interet a livrer bataille dans une plaine, ou leurs nombreux cavaliers et chariots pouvaient se deployer aisement.
24. Des chefs, des capitaines syriens : ils se montreraient plus devoues et plus braves que des vassaux, qui souvent n'accompagnent que par contrainte leur suzerain a la guerre.
26. Aphec, celle des villes de ce nom qui se trouve dans la plaine de Jezrael, non loin d'Eudor (I Rois, xxix, i).
27. Petits tro7ipeaux, ow simplement /r<7«peaux (LXX) : le mot hdbr. ne se trouve nuUe part ailleurs dans la Bible. Cette com-
LIBER TERTIUS RECiUM. Cap. XX, 22—34.
cussit equos et currus, et percussit Syriam plaga magna.
22, (Accedens autem propheta ad regem Israel, dixit ei : Vade, et confortare, et scito, et vide quid facias : sequenti enim anno rex Syrias ascendet contra te.)
23. Servi vero regis Syri« dixeruntei :Dii montiumsunt diieorum, ideo SLiperaverunt nos : sed melius est ut pugnemus contra eos in campestribus,et obtinebimus eos. 24.TU ergo verbum hoc fac : Amove reges singulos ab exercitu tuo, et pone principes pro eis : 25. et instaura numerum militum, qui ceciderunt de tuis, et equos secundum equos pristinos, et currus secundum currus, quos ante habuisti : et pugnabimus contra eos in campestribus, et videbis quod obtinebimus eos.
Credidit consilio eorum, et fecit ita.
26. Igitur postquam annus transierat, recensuit Benadad Syros, et ascendit in Aphec ut pugnaret contra Israel. 27. Porro filii Israel recensiti sunt, et acceptiscibariis profecti ex adverso, castraque metati sunt contra eos, quasi duo parvi greges caprarum : Syri autem repleverunt terram.
28. (Et accedens unus vir Dei, dixit ad regem Israel : Hasc dicit Dominus : Quia dixerunt Syri :
Deus montiumest Dominus, et non
est Deus vallium:daboomnem multitudinem hanc grandem in manu tua, et scietis quia ego sum Dominus.) 29. Dirigebantque septem diebus ex adverso hi, atque illi acies, septima autem die commissum est bellum : percusseruntque filii Israel de Syris centum millia peditum in die una. 30. Fugerunt autem qui remanserant in Aphec, in civitatem :
et ceciditmurussuperviginti septem millia hominum, qui remanserant.
Porro Benadad fugiens ingressus est civitatem, in cubiculum quod erat intra cubiculum. 31. Dixeruntque ei servi sui : Ecce, audivimus quod reges domus Israel clementes sint : ponamus itaque saccos in lumbis nostris, et funiculos in capitibus nostris, et egrediamur ad regem Israel : forsitan salvabit animas nostras. 32. Accinxerunt saccis lumbos suos, et posuerunt funiculos in capitibus suis, veneruntque ad regem Israel, et dixerunt ei : Servus tuus Benadad dicit :
Vivat, oro te, anima mea. Et ille ait : Si adhuc vivit, frater meus est. ^2- Q,uod acceperunt viri pro omine : et festinantes rapuerunt verbum ex ore ejus, atque dixerunt : Frater taus Benadad. Et dixit eis : Ite, et adducite eum ad me. Egressus est ergo ad eum Benadad, et levavit eum in currum suum. 34. Qui dixit
paraison peint bien la petite armee Israelite, pattagee en deux divisions et campee sur le penchant des coUines, en face de I'immense armee syrienne qui couvrait au loin la plaine de Jezrael.
28. l/u Jioiiiiiie de Dieu^ autre, probablement, que le prophete des vers. 13 et 22. — Dieii des iiwntagnes : voy. vers. 23.
30. La /nufaille de la ville tomba, on ne dit pas par ciuelle cause, et t'crasa les Syriens qui s'etaient mis a I'abri par derriere. — be cliainbrc en chainbfe; ou bien dans iin apparienient interieur, a I'interieur de quelque massive construcflion.
31. Sacs^ vetements de deuil et de penitence. — Des cordes a nos tetesj nous dirions, a nos cons : symbole d'une soumission absolue.