‹ La Sainte BibleChapitre 456 sur 735 · Saisissant... cede -parole, ils la repe · texte numérisé non relu

Saisissant... cede -parole, ils la repe

terent, afin de la fixer en quelque sorte et d'empecher Achab de la retirer. En Orient, si quelqu'un a qui on demande protecftion, a laisse echapper de ses levres un mot amical, ce mot est sacre, il doit etre tenu. C'est ce qu'on appelle chez les Arabes la loi du dakliel. D'autres traduisent les premiers mots du verset, ces hommes observaient avec soin si une parole favorable ne sortirait pas de la bouche d' Achab, sens qui s'accorde mieux avec le contexte. — Le fit nw7iter sur son char : le plus grand honneur qu'il put lui faire.

34. Les 7'iiles, parmi lesquelles se trouvait probablementRamoth-en-Galaad(xxii,3). — A ion pere A/nri : nous n'avons pas d'autres renseignements sur ces conquetes. — Des rues, litt. des emplacements pour y exposer des marchandises, ctablir des bazars;

• LA bAlNTK BIBLE. TOME IL

498 TROISIEME LIVRE DES ROIS. Chap. XX, 35—43; XXI, 1—6.

mon pere a enlevees a ton pere, et tu etabliras pour toi des rues a Damas, comme mon pere en avait etabli a Samarie. " " Et moi, repondit Achab, je te laisserai aller moyennant un traite d'alliance. " II fit alliance avec lui, et le laissa aller.

35 Un des fils des prophetes dit a son compagnon, dans la parole de Dieu : " Frappe-moi, je te prie. " Mais cet homme refusa de le frapper.

36 Et il lui dit : " Parce que tu n'as pas obei a la voix de Jehovah, des que tu m'auras quitte, le lion te frappera. " Et quand il I'eut quitte, le lion 1 ayant rencontre, le frappa.37ll trouva un autre homme, et il dit : " Frappemoi, je te prie. " Cet homme le frappa et le blessa. 3^A/ors le prophete alia se placer sur le chemin du roi, et il se deguisa avec un bandeau sur ses

yeux. 39Lorsque le roi passa, il cria vers le roi, en disant : " Ton serviteur etait sorti au milieu du combat; un homme s'eloigne et m'amene un homme en disant : Garde-le. S'il vient a s'echapper, ta vie en repondra, ou tu paieras un talent d'argent. — 40 Et pendant que ton serviteur agissait ca et la, I'homme disparut. " Le roi d'lsrael lui dit : " C'est la ton jugement ; tu I'as rendu toi-meme. " 41 Aussitot le prophete ota le bandeau de ses yeux, et le roi d'lsrael le reconnutpour un des prophetes. 42Alors il dit au roi : " Ainsi parle Jehovah : Parce que tu as laisse echapper de tes mains I'homme que j'avais voue a I'anatheme, ta vie sera pour sa vie et ton peuple pour son peuple. " 43 Le roi d'lsrael s'en alia chez lui, triste et irrite, et il arriva a Samarie.

CHAP. XXI. — La vigne de Naboth. Crime d'Achab et de Jezabel.

Cli. X.XI. Wwn'aiPres ces evenements, comme Xaboth de Jezrahel avait une vigne a Jezrahel, a cote du palais d'Achab, roi de Samarie, 2 Achab parla ainsi a Naboth : " Cede-moi ta vigne pour que j'en fasse un jardin potager, car elle est tout pres de ma maison; je te donnerai a la place une vigne meilleure, ou,si cela te convient, de I'argent pour sa valeur." 3 Naboth lui repondit : " Que Jehovah me garde de te donner I'heritage de mes peres! " '^Achab rentra dans sa mai-

son triste et irrite, a cause de cette parole que lui avait dite Naboth de Jezrahel : " Je ne donnerai pas I'heritage de mes peres." Et se couchant sur son lit, il detourna le visage et refusa de manger.

Sjezabel, sa femme, vint aupres de lui et lui dit : " Pourquoi as-tu I'ame triste et ne manges-tu pas.^ " ^ II lui repondit : "J'ai parle a Naboth de Jezrahel et je lui ai dit : Cede-moi ta vigne pour de I'argent; ou, si tu I'aimes mieux, je te donnerai une autre

il s'agit ici d'avantages purement commerciaux. — //yf/ alliance^ sans consulter Dieu (xxii, 5, 8), qui. avait livr^ Benhadad entre ses mains (vers. 13, 28), et sans prendre de garantie pour I'observation du traite : double faute.

35. U)i des fils (disciples) des propJicies : cette expression se rencontre ici pour la premiere fois. Elle designe les ecoles et colleges de prophetes qui existaient en ditTerentes villes du territoire d'lsrael, et probablement aussi de Juda, depuis le temps de Samuel (I Sam. xix, 20). — A son compagnon, k un autre prophete, qui devait savoir que le premier s'adressait k lui dans la parole de Dieu, sous I'empired'une inspiration divine (comp. xiii, 17, 18). — Frappe-nioi,

fais-moi une blessure : le prophete avait I'intention, non seulement de se faire passer pour un guerrier revenant du combat, mais encore de figurer a Achab ce qu'il avait a attendre du roi de Syrie imprudemment mis en liberte (Corn, a Lap.).

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