‹ La Sainte BibleChapitre 483 sur 735 · Les bandes armees qui faisaient des razzias : voy. v · texte numérisé non relu

Les bandes armees qui faisaient des razzias : voy. v

24. Apres cc'la, sans doute quelques annees apres. — Betihadad^ celui dont il est parle I Rois, xx, i.

25. La tete, la pire partie, d^un dne, animal impur dont on ne pouvait manger que dans un extreme besoin. — 80 sides, un peu plus de 200 fr. — Cab, environ un quart de litre. — Fiejite de pigeoii : faut-il entendre ces mots dans leur sens naturel? ou bien est-ce une locution designant le fruit d'une plante agousse, analogue a X^Jiente de moineau des ArabesPOuoi qu'il en soit, I'histoire atteste que plus d'une fois des assieges ont ^te reduits a cette extremite.

27. Avec le prodiiit, etc. : il ne me reste ni ble, ni vin. — Le foi, s'apercevant a un geste ou au maintien de la femme qu'elle a autre chose a lui dire, ajouta.

28. Ceite fe)nme : deux femmes, ce semble, se trouvaient \h, I'une montrant et accusant I'autre.

29. L'histoire profane ne fournit aucun exemple d'une pareille atrocite ; mais Jehovah I'avait annoncee d'avance aux Israelites comme un chatiment de leur infidelite(Z/z/. xxvi, 29; Deu^. xxviii, 53). Elle se renouvela une 2^ et une 3« fois lorsque Jerusalem fut assidgee par Nabuchodonosor i^Lametit. iv, 10) et ensuite par Titus (Josephe, Bell.Jud. V, iii, 4).

532 QUATRIEME LIVRE DES ROIS. Chap. VI, 30—33; VII, 1—6.

rons. Mais elle a cache son fils." 3oLorsque le roi entendit les paroles de cette fernme, il dechira ses vetements en passant sur la muraille; et le peuple vit qu'il avait par dessous un sac sur son corps.

31 Le roi dit : " Que Dieu me traite dans toute rigueur, si la tcte d'Elisee, fils de Saphat, reste aujourd'hui sur lui!" s^Or, pendant qu'Elisee etait assis dans sa maison, et que les anciens etaient assis aupres de lui, le roi envoya I'un de ses serviteurs.

Mais avant que le messager fut arrive, Elisee dit aux anciens : " Savczvous que ce fils d'assassin envoie quclqu'un pour m'oter la tete.' Faites attention : quand le messager viendra, fermez la porte et arretez-le a la porte : voici que le bruit des pas de son maitre se fait entendre derriere lui." 33 II leur parlait encore, et dcja le messager etait descendu vers lui ; et il dit : " Ce mal vient de Jehovah; qu'ai-je a esperer encore de Jehovah? "

CHAP. VII

Siege et famine de Samarie : suite.

Ch. VII.

^jLisee dit : " Ecoutez la parole de Jehovah : "Demain.a cette heure, on aura une mesure de

fleur de farine pour un side, et deux mesures d'orge pour un side, a la porte de Samarie." ^L'officier sur la main duquel s'appuyait le roi repondit a I'homme de Dieu : " Quand Jehovah ferait des fenetres au del, cela pourrait-il arriver? " Elisee dit : " Tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras point."

^11 y avait a I'entree de la porte quatre lepreux, qui se dirent I'un a I'autre : " Pourquoi resterions-nous ici jusqu'a ce que nous mourions?

4 Si nous prenons le parti d'entrer

dans la ville, la famine est dans la ville, et nous y mourrons; si nous restons ici, nous mourrons egalement.

Venez done et jetons-nous dans le camp des Syriens; s'ils nous laissent la vie, nous vivrons, et s'ils nous font mourir, nous mourrons." 5 Us partirent au crepuscule pour se rendre au camp des Syriens ; et lorsqu'ils furent arrives a I'entree, ils n'y virent personne. ^Jehovah avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de chars et un bruit de chevaux, le bruit d'une grande armee,et ils s'etaientdit I'un a I'autre:" Voici que le roi d'Israel a pris a sa solde contre nous les rois desHetheens et les rois desEgyptiens

30. Dechira ses veieiiietifs, en signe d'horreur. — Utt sac^vnAG. vetement de penitence. Joram esperait sans doute apaiser la colere de Jehovah comme avait fait autrefois son pere (I Rois, xxi, 29); mais son cceur n'etait ni humble ni repentant (comp. vers. 31).

31. La tete : la decapitation, alors en usage dans tout I'Orient, n'etait pas inconnue aux Israelites, quoique la loi ne mentionne pas cette peine. On ne voit pas clairenient la cause de cette subite explosion de fureur de Joram contre Elisee. Peut-etre le roi s'imaginait-il que le prophcte aurait pu, s'il I'avait voulu, procurer la ddlivrance de la ville?

32. Les anciens de la ville, peut-etre du pays (comp. I Rois, xx, 7), s'etaient reunis aupres d'Elisde pour lui demander conseil et assistance. — Envoya (pour decapiter Elisde) Ptin de ses serviteurs; litt., tin honime de devant lui, un de ses gardes, toujours prets a executer ses ordres. — D'au-

tres, avec la Vulg., envoya devant (ou avant) lui unlionune. — Ce fils d\issassin, d'Achab, meurtrier de Naboth et des prophetes de Jehovah. — Arretez-le a la porte : Elisee demande aux anciens, non de resister a I'autorite du roi, mais de retarder I'execution d'un ordre donne precipitamment, jusqu'^ I'arrivee prochaine de Joram.

33. Descendu des muraiiles dans les rues de la ville. — // dit : les paroles qui suivent semblent ne pouvoir etre attributes qu'a Joram. Le texte hebreu, auquel les LXX et la Vulg. sont conformes, aurait done subi tres anciennement une Idgere alteration.

Plusieurs critiques, apres le nicssa^^er, ajoutent ou sous-entendent les mots, et le roi aprcs lui, sautes par un copiste. Le plus simple serait peut-etre de lire le roi au lieu de le messager, deux mots qui ont en hebreu une grande ressemblance {haimnclek, hamiiuileak). — Ce mal, etc. Ces paroles sont diversement interpretees dans leur rapport

LIBER QUARTUS REGUM. Cap. VI, 30—33; VII, 1—6. 533

Da filium tuum, ut comedamus eum. Quas abscondit filium suum.

30. Quod cum audisset rex, scidit vestimenta sua, ettransibat permurum. Viditque omnis populus cilicium, quo vestitus erat ad carnem intrinsecus.

31. Et ait rex : Haec mihi faciat Deus, et base addat, si steterit caput Elisei filii Saphat super ipsum hodie. 32. Eliseus autem sedebat in domo sua, et senes sedebant cum eo. Prasmisit itaque virum : et antequam veniret nuntius ille, dixit ad senes : Numquid scitis quod miserit filius homicidas hie, ut prascidatur caput meum? videte ergo, cum venerit nuntius, claudite ostium, et non sinatis eum introire : ecce enim sonitus pedum domini ejus post eum est. ^3- Adhuc illo loquente eis, apparuit nuntius, qui veniebat ad eum. Et ait : Ecce, tantum malum a Domino est : quid amplius exspectabo a Domino.^

— :;:— CAPUT VII. — :i:—

Eliseus in Samaria praedicit fore frumenti abundantiam : quam leprosi quatuor in Samaria annuntiant, territis a Deo Syris, ac omnibus relitflis obsidionem solventibus : dux autem Elisei verbo incredulus, a turba conculcatur in porta Samarias.

IXIT autem Eliseus : Audite verbum Domini :

Hasc dicit Dominus : In t tempore hoc eras modius si mi las uno statere erit, et duo modii hordei statere uno, in porta Samaria. 2. Respondens unus de ducibus, super cujus manum rex incumbebat, homini Dei, ait : Si Dominus fecerit etiam cataractas in coelo, numquid poterit esse quod loqueris.^ Qui ait: Videbis oculis tuis, et inde non comedes.

3. Ouatuor ergo viri erant leprosi juxta introitum portas : qui dixerunt ad invicem : Quid hie esse volumus donee moriamur.'^ 4. Sive ingredi voluerimus civitatem, fame moriemur : sive manserimus hie, moriendum nobis est : venite ergo, et transfugiamus ad castra Syrian :

si pepercerint nobis, vivemus : si autem occidere voluerint, nihilominus moriemur. 5. Surrexerunt ergo vesperi, ut venirent ad castra Syrias.

Cumque venissent ad principium castrorum Syrias, nullum ibidem repererunt. 6, Siquidem Dominus sonitum audiri fecerat in castrisSyriae, curruum, et equorum, et exercitus plurimi : dixeruntque ad invicem :

Ecce mercede conduxit adversum nos rex Israel reges Hethsorum,

avecle contexte. Salon Keil elles expriment le sentiment d'un homme desespdre, mais qui a conserve un reste de foi, et qui attend du prophete un mot d'esperance. Selon d'autres, Joram irrite essaierait de justifier en presence d'Elisee la sentence de mort portee contre lui : ce inal, le siege avec ses horreurs, vient de Jehovah^ dont tu es le prophete. Ou'ai-je encore a attendre de lui, ou quel management ai-je encore a garder avec lui, pour que je te laisse vivre plus longtemps? Voyons, qu'as-tu a dire pour qu'il soit sursis a I'execution de ma sentence?

Ce qui suit continue le recit et n'aurait pas du etre reporte k un autre chapitre.

CHAP. VII

I. Elisce dif, en reponse a Joram (vi, ;^'i). — Uf7e Jiiest/re, litt. len scali ou satutii, environ 13 lit. — Side, environ 2 fr. So. — ■ A la parte : toutes les affaires se traitaient aux

portes des villes ; peut-etre y avait-il k Samarie une porte speciale pour le marche aux grains.

2. Sur la main duqjiel : voy. v, 18. — Repondit ironiquement. — Des fenelres an del : allusion k Geji. vii, 11 : lors meme que Dieu ouvrirait les fenetresdu ciel pour faire tomber un deluge de farine, etc.

3. A Ventrce de la p07-fe (comp. Lev. xiii, 46), sans doute dans un petit batiment construit pour les lepreux, comme on en voit encore k Jerusalem sur le cote de la porte de Sion.

6. A pris a sasolde : comp. II Sam. x, 17; I Paral. xix, 6 sv. — Hetheens : voy. I Rois, X, 29. — Les rois des Egyptiens : partout ailleurs la Bible presente I'Egypte comme une monarchie obeissant a un seul souverain. Peut-etre, a cette epoque(XXIIe dynastic, dont I'histoire a laisse peu de traces sur les monuments), le pharaon avait-il associe k son regne un ou plusieurs princes.

OUATRIEME LIVRE DES ROIS. Chap. VII, 7-20.

pour venir nous attaquer. 7Et, se levant, ils prirent la fuitc au crepuscule, abandonnant leurs tentes, leurs chevaux et leurs anes, le camp tel qu'il etait, et ils s'enfuirent pour sauver leur vie. ^Les lepreux, arrives a I'entree du camp, penetrerent dans une tente, et, apres avoir bu et mange, ils en emporterent de I'argent, de I'or et des vetements qu'ils allerent cacher. Ils revinrent, penetrerent dans une autre tente et en emporterent des objets qu'ils cacherent de la meme maniere. 9Alors ils se dirent I'un a I'autre : " Nous n'agissons pas bien. Ce jour est un jour de bonne nouvelle ; si nous gardons le silence et si nous attendons jusqu'a la lumiere du matin, nous trouverons le chatiment. Venez done ct allons informer la maison du roi." ^^Ils partirent, et ayant appele les gardes de la porte de la ville, ils leur firent ce rapport : " Nous sommes entres dans le camp des Syriens, on n'y aper^oit personne, on n'y entend aucune voix d'homme; il n'y a que des chevaux et des anes attaches, et les tentes comme elles etaient." ^^Les gardes de la porte pousserent des cris, et ils porterent la nouvelle a I'interieur de la maison du roi.

^^Le roi se leva de nuit, et il dit a ses serviteurs : " Je veux vous apprendre ce que nous font les Syriens.

Sachant que nous souffrons de la faim, ils ont quitte leur camp pour se cacher dans les champs, et ils se sont dit : Quand ils sortiront de la ville, nous les saisirons vivants, et nous entrerons dans -la ville." ^sL'un des serviteurs du roi repondit : Que Ton

prenne cinq des chevaux qui sont encore dans la ville, — ils sont comme toute la multitude d'lsrael qui y est restee, ils sont comme toute la multitude d'lsrael qui se meurt, — et envoyons reconnaitre ce qui se passed ^4 On prit deux chars avcc les chevaux, et le roi envoya des hommes a la recherche de I'armee des Syriens, en disant : " Allez et voyez." ^slls allerent apres eux jusqu'au Jourdain, et ils virent toute la route couverte de vetements et d'objets que les Syriens avaient jetes dans leur precipitation. A leur retour, les messagers rapporterent tout au roi.

^^Aiissitot le peuple sortit et pilla le camp des Syriens, et Ton eut une mesure de fleur de farine pour un side, et deux mesures d'orge pour un side, selon la parole de Jehovah.

17 Le roi avait confie la garde de la porte a I'officier sur la main duquel il s'appuyait; mais cet officier y fut foule aux pieds par le peuple, et il mourut, selon la parole qu'avait dite I'homme de Dieu quand le roi etait descendu vers lui. ^^11 arriva scion que I'homme de Dieu avait dit au roi : " On aura deux mesures d'orge pour un side et une mesure de fleur de farine pour un side, demain, a cette heure, a la porte de Samarie." ^9Et I'ofificier avait repondu a I'homme de Dieu : " Quand Jehovah ferait des fenetrcs au del, cela pourrait-il arriver? " Et Elisee avait dit : " Tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras point. " 20 Et c'est ce qui lui arriva : Ic peuple le foula aux pieds a la porte, et il mourut.

7. Abandonnant, non seulement pour ne pas perdre de temps, mais encore pour mieux assurer le secret de leur fuite. Darius, fils d'Hystaspe, fit de meme lorsqu'il se retira de la Scythie (Herod, iv, 16).

12. Joram soupconne, dans I'abandon de leur camp par les Syriens, un stratageme

semblable a celui qui avait amene la prise de Hai {Jos. viii, 3-19), ou k celui qui valut a Cyrus une grande vicfloire sur les Massagetes (Herod, i, 21 1).

1 3. Its sont, ou its seront, etc. Sens f^enerat : les hommes que nous enverrons ne courront pas un plus grand danger, en fai-

LIBER QUARTUS REGUM. Cap. VII, 7—20.

et i^gyptiorum, et venerunt super nos. 7. Surrexerunt ergo, et fugerunt in tenebris, et dereliquerunt tentoria sua, et equos et asinos in castris, fugeruntque, animas tantum suas salvare cupientes. 8. Igiturcum venissent leprosi illi ad principium castrorum, ingressi sunt unum tabernaculum, et comederunt et biberunt : tuleruntque inde argentum, et aurum, et vestes, et abierunt, et absconderunt : et rursum reversi sunt ad aliud taberiiaculum,et inde similiter auferentes absconderunt.

9. Dixeruntque ad invicem : Non recte facimus : base enim dies boni nuntii est. Si tacuerimus, et noluerimus nuntiare usque mane, sceleris arguemur : venite, eamus, et nuntiemus in aula regis, 10. Cumque venissent ad portam civitatis, narraverunt eis, dicentes : Ivimus ad castra Syrias, et nullum ibidem reperi mus hominem, nisi equos, et asinos alligatos, et fixa tentoria.

II, lerunt ergo portarii, et nuntiaverunt in palatio regis intrinsecus.

12. Qui surrexit nocte, et ait ad servos suos : Dico vobis quid fecerint nobis Syri : Sciunt quia fame laboramus, et idcirco egressi sunt de castris, et latitant in agris, dicentes : Cum egressi fuerint de civitate, capiemus eos vivos, et tunc civitatem ingredi poterimus. 13. Respondit autem unus servorum ejus :

Tollamus quinque equos, qui re-

manseruntin urbe (quiaipsi tantum sunt in universa multitudine Israel, alii enim consumpti sunt) et mittentes, explorare poterimus. 14. Adduxerunt ergo duos equos, misitque rex in castra Syrorum, dicens : Ite, et videte. 15. Qui abierunt post eos usque ad Jordanem : ecce autem omnis via plena erat vestibus, et vasis, qua^ projecerant Syri cum turbarentur : reversique nuntii indicaverunt regi.

16, Et egressus populus diripuit castra Syrias : factusque est modius similas statere uno, et duo modii hordei statere uno, juxta verbum Domini. 17. Porro rex ducem ilium, in cujus manu incumbebat, constituit ad portam : quem conculcavit turba in introitu porta;, et mortuus est, juxta quod locutus fuerat vir Dei, quando descenderat rex ad eum. 18. Factumque est secundum sermonem viri Dei, quem dixerat regi, quando ait : Duo modii hordei statere unoerunt, et modius similar statere uno, hoc eodem tempore eras in porta Samarias :

19, Quando responderat dux ille viro Dei, et dixerat : Etiamsi Dominus fecerit cataractas in coelo, numquid poterit fieri quod loqueris.^ Et dixit ei ; Videbis oculis tuis, et inde non comedes. 20. Evenit ergo ei sicut prasdictum fuerat, et conculcavit eum populus in porta, et mortuus est.

sant cette reconnaissance, que le reste de leurs concitoyens en demeurant dans la ville, car toute la multitude est en proie a la famine. Quelques interpretes essaient de preciser davantage : si les envoyes reviennent sains et saufs, ils partageront le sort des habitants restes dans la ville; s'ils sont pris et mis b. mort par les Syriens, ils auront le sort de leurs concitoyens gui out deja phi (au lieu du present, qui se vieurent). Vulgate, prenons les cinq chevatix qui restent dans la ville [il n y en a pas cVautres

dans la multitude d^Israi-l; tout le reste a peri)."

14. Les chevai(x, deux ou trois pour chaque char. — Des honimes, ceux qui montaient les deux chars.

15. Les Syriens s'enfuirent probablement par la grande route qui conduisait de Samarie a Damas, laquelle passe par Engannim, Bethsan et Aphec

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