CHAPITRE VI
Les richesses sont périssables, et l’homme lui- même passe avec toute sa gloire.
n chap. 5.13
b Job 21.10, •te.
Ps. 17.14.
c lue 12.20.
d ‘2 Rji« 9.S5.
Ksa. 14.19.
JAr. 22.19.
e chap. 4. 3.
Job 3.16.
IL • y a un mal que j’ai vu sous lo soleil, et qui est fréquent entre les hommes,
2 savoir, qu'il y a tel homme à qui Dieu donne de» richesses, des biens et des honneur», 4 tellement que rien ne manque à son âme de tout ce qu'il saurait souhaiter; * mais Dieu ne l'en fait pas maître pour en manger, mais un , étranger le mangera. Cela est une va- ! ni té et un mal fâcheux, i 3 Quand un homino aurait mis au monde cent en/a nts, et vécu plusieurs années, de sorte qu’il eût multiplié les jours de ses année», néanmoins, si son âme ne s’est pas rassasiée de bien, - et que même il n'ait point do sépulture.
Je dis * qu’un avorton vaut mieux que lui.
4 Car il sera venu en vain, et s’on sera allé dans les ténèbre», et son nom nura 1 été couvert de ténèbres.
5 II aura mémo plus de repos quo 1 celui-là, parce qu'il n'uura point vu le soleil, ni rien connu.
6 Et quand il aurait vécu deux mille ! ans s'il n'avait pa» joui do ses biens, i
. tous no vont-ils pas en un même Heu ? j i 7 /Tout le travail do l’homme est pour sa bouche, et toutefois son désir n'est , ' jamais rempli.
8 Car qu'est-ce que lo sage a «te plus que l’insensé ? Ou quel avantage a l'affiigé qui sait se conduire parmi lo»
I vivants ?
i 9 II vaut mieux voir do ses yeux, que ' d’avoir des désirs vagues. Cela aussi est | une vanité et un tourment d’esprit.
10 Le nom de celui qui est, est déjà j nommé; on sait qu’il est homme, * et i qu'il no peut contester avec celui qui est i plus fort que lui.
i 11 Quand on a beaucoup, on a tant | plus de vanité. Quoi avantage en a l’homme ?
12 Car qui est-ce qui connaît ce qui est bon à l’homme on cette vie, pendant los ; jours de la vie de sa vanité, losquels pas- ! sent 4 comme une ombre ? * Car «|ui estce qui déclarera à un homme ce qui sera après lui sous le soleil ?