Benedicite, mino ; laudate et sœcula
omnis imber et ros, et superexaltate eum
omnes spiritus Dei, et superexaltate eum
ignis et œstus, Dosuperexaltate eum in
frigus et œstus, Dosuperexaltate eum in
rores et pruina, Dosuperexaltate eum in
gelu et frigus, Dosuperexaltate eum in
glacies et nives, Dosuperexaltate eum in
noctes et dies, Dosuperexaltate eum in
lux et tenebrœ, Dosuperexaltate eum in
leçon de la Vulgate est préférable. — Omnes virtutes... (vers. 61). Théodotion emploie le singnlier : Tiâna r, Sôvapnç. Le vers. 21« du Ps. en (hébr., cm), qui paraît avoir servi de type à co passage, montre que par le mot « puissance » 11 fant surtout entendre ici les armées du ciel (hébr., fbâ'ôt^, c.-ù-d., l'ensemble des astres avec leurs nombreux phénomènes. Cf. 6en. ii, 1 ; Ps. XXXII, 6 ; Is. XXXIV, 4, et xl, 26 ; Jer. xxxiii, 22, etc. — Sol et îuna (vers. 62). Les deux astres principaux du ciel sidéral. Cf. Gen. i, 14-16. — Stellœ (vers. 63). Soit les étoiles fixes, soit les planètes. — Omnia imber et ros (vers. 64). Du ciel sidéral, l'hymne passe à notre atmosphère et à ses phénomènes. La pluie et la rosée ont l'une et l'autre, dans l'Orient brûlant et desséché, une importance capitale. D'après les Hébreux, la rosée venait des nuages ; c'est ponr cela qu'elle est .associée à la pluie. — Omnes sjy'trilus (vcre. 65 ; le mot Dei est propre à la Vulgate). [IvîjyxT-z des testes grecs correspond au mot hébreu iiiAof, pareillement équivoque. Mais 11 est évident, d'après le contexte, qu'il est maintenant question du vent, et non des anges. — Ignis et aitlus (vers. C6).
Le feu et la chaleur produite par lui. Merveilles si étonnantes et si utiles. — Frigus et œstus (vers. 67). La chaleur est mentionnée deux fois de suite d'après la Vulgata et Théodotion (xaO- \i'jL ). On lit ici dans les LXX : cîyo; xai ({/O'/oç, le froid violent (ou la fièvi-e) et le froid. — Rores (seconde mention de la rosée ; cf. vers. 64)... C^ vers. 68 est omis par Théodotion. Au lieu de pruina, les LXX ont : veçhxo;', nuages de neige se déversant sur la terre. — Oeln et frigus (vers. 69). L'effet et sa cause. Le froid est signalé à son tour pour la seconde fois (cf. vers. 67). n est possible que le tradncteiir grec ait rendu par la même expression deux mots qui étaient distincts dans le texte primitif, mais dont il ne comprenait pas les nuances.— Glacies et... (vers. 70). L'équivalent grec de nives est /t'ove; , les flocons de neige. — Ncctes et dies (vers. 71 ). La nuit est mentionnée avant le jour, conformément à la coutume des Hébreux, qui comptaient les Journées du soir au soir. Cf. Gen. i, 5, 8, 13, etc.; Dent, x.tvin, 66; I Reg. xxv, 16; Is. xxvn, 3; Act. XX, 31: XX VI, 7, etc. — Lux et tentbr» (vers. 72). La même pensée qu'au verset précé .
Dan. III, 73-84.
73. Benedicite, fulgura et nubes, Domino ; laudate et superexaltate eum in gaecula.
74. Benedicat terra Dominum ; laudet et superexaltet eum in sœcula.
75. Benedicite, montas et colles, Domino; laudate et superexaltate eum in Bsecula.
76. Benedicite, universa germinantia in terra. Domino; laudate et superexaltate eum in ssecula.
77. Benedicite, fontes. Domino; laudate et superexaltate eum in ssecula.
78. Benedicite, maria et flumina. Domino ; laudate et superexaltate eum in saecula. j
79. Benedicite, cete, et omnia quae i moventur in aquis, Domino; laudate et î superexaltate eum in saecula. I
80. Benedicite, omnes volucres caeli, \ Domino; laudate et superexaltate eum in saecula.
81. Benedicite, omnes bestiae et pe- i cora. Domino; laudate et superexaltate i eum in saecula.
82. Benedicite, filii hominum, Domino ; laudate et superexaltate eum in saecula.
83. Benedicat Israël Dominum ; laudet et superexaltet eum in saecula.
84. Benedicite, sacerdotes Domini, Domino ; laudate et superexaltate eum in saecula.
73. Éclairs et nuages, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans toui les siècles.
74. Que la terre bénisse le Seigneur; qu'elle le loue et qu'elle l'exalte dans tous les siècles.
75. Montagnes et collines, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
76. Plantes qui germez sur la terre, bénissez toutes le Seigneur; louez -le et exaltez - le dans tous les siècles.
77. Fontaines, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez- le dans tous les siècles.
78. Mers et fleuves, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
79. Grands poissons et tout ce qui se meut dans les eaux, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
80. Tous les oiseaux du ciel , bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
81. Bêtes et troupeaux sauvages, bénissez tous le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
82. Enfants des hommes, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
83. Qu'Israël bénisse le Seigneur ; qu'il le loue et l'exalte dans tous les siècles.
84. Prêtres du Seigneur, bénis^^ez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
dent, exprimée en termes plu» généraux. — Fulgura et nvbes (vers. 73). La foudre, ei les nnéee dont elle se dégage. A partir du vers. 66 jusqu'Ici, Théodotion est assez souvent en dissentiment avec les LXX et la Vulgate pour l'ordre des versets.
74-90. Deuxième partie du cantique : les créaturcs terrestres sont aussi Invitées à bénir le Seigneur. L'hymne ne suit plus désormais, comme dans la première partie, une marche descendante, allant « a majoribns ad minora s, mais une marche ascendante. — Benedicat terra... i/Idée prlnciiiale est mise en avant : la terre avec tout ce qu'elle renferme. — Motites et colles (vers. 75). Ce sont les iiremlers êtres qu'on rencontre lorsqu'on descend du ciel sur la terre. — Universa çei-minnnlta ( vers. 76 ). Le monde bigarré, gracieux, extrêmement utile, des plantes qui recouvrent le sol. — Fonten (vers. 77). Les sources d'eau vive. Dans les LXX : iilules et lources. Théodotion n placé ce verset après lo 78«. — Maria et flumina (vers. 78). Toutes les mers particulières, et les nombreux cours d'eau qui les «Umentent. — Dm mer« et des fleuves on passa
naturellement (vers. 79) à leurs habitants : cet* (les grands cétacés ; cf. Jon. ii, l.ctc), et omnia.. (le reste des poissons et des animaux aquatiques ; cf. Gen. r, 21 ; Lcv. xi, 46, etc.). — Volucres eseli (vers. 80). Les volatiles multiples qui prennent leurs ébats dans l'océan aérien. — Bestix et pecora (vers. 81). Les quadrupèdes soit snuvages (grec : Ta Or|p;x), soit domestiques (gi-cc : Ta xtv-vti). D'après les LXX : quadrupèdes et bêtes sauvages.
— Filii hominum (vers. 82). L'énumératlon atteint enfin l'homme, que Dieu a établi rot de la création animée et Inanimée. Cf. Gen. i, 26 et ss. Lui, du moins, il peut louer et bénir lv| Seigneur d'une manière proprement dite. L'expression a flis des hommes i> est un hébraîsme ;j cf. Ps. vin, 6'>; XXXII, 13, etc. — Benedicatl Israël... (vers. 83 ). Le peuple de Jéhovah reçoit] une Invitation spéciale h louer sori Dieu. Et, danil ce peuple, la classe privilégiée des prêtres obtient] une mention à part, comme aux l's. cxiv. 9-10;j cxvii, 2-3, et cxxxiv, 19-20 (benrdirlle, sacer»] dotes..., vers. 84) La louange du Seigneur étolt^ en effet, une de leurs principales attribution
— La mot aerui ( vers. 66 ; les teste! greci
Dan. III, 85-91.
85. Serviteurs du Seigneur, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
86. Esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
87. Saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur; louez -le et exaltez -le dans tous les siècles.
88. Ananias, Azarias et Misaël, bénissez le Seigneur; louez- le et exaltez-le dans tous les siècles, parce qu'il nous a tirés de l'enfer, qu'il nous a sauvés de la mort, qu'il nous a délivrés du milieu des flammes ardentes, et qu'il nous a tirés du milieu du feu.
89. Rendez grâces au Seigneur, parce qu'il est bon , parce que sa miséricorde est éternelle.
90. Vous tous qui êtes religieux, bénissez le Seigneur, le Dieu des dieux; louez -le et célébrez -le, parce que sa miséricorde s'étend dans tous les siècles.
Ce qui a été mis jusqu'ici n'est pas dans l'Jiébreu; ce que nous y avons placé a été traduit d'après l'édition de Théodation.
91. Alors le roi Nabuchodonosor fut frappé d'étonnement ; il se leva tout à coup et dit aux grands de sa cour : N'a-
86. Benedicite, servi Domini, Domino ; laudate et superexaltate eum in snecula.
86. Benedicite, sjnritus et animse justorum. Domino; laudate et superexaltate eum in sœcula.
87. Benedicite, sancti et humiles corde, Domino ; laudate et superexaltate eum in saecula.
88. Benedicite, Anania, Azaria, Misaël , Domino ; laudate et superexaltate eum in sœcula, quia eruit nos de inferno, et salvos fecit de manu mortis, et libéra vit nos de medio ardentis flammae, et de medio ignis eruit nos.
89. Coufitemini Domino, quoniam bonus, quoniam in sseculum misericordia ejus.
90. Benedicite, omues religiosi. Domino, Deo deorum; laudate et confitemini ei, quia in omnia ssecula misericordia ejus.
Hucusque in hebrœo non habetur; ei quœ posuimus de Theodotionis editiom translata sunt.
91. Tune Nabuchodonosor rex obstupuit ; et surrexit propere , et ait optimatibus suis : Nonne très viros misimus in
omettent Domini) désigne très probablement les lévites et les autres ministres inférieurs du culte sacré. — Spiritus et animse (vers. 86). Daus le grec : TtvE'jijLaTa xotl i^u-/at. Deux opinions se sont formées au sujet de ces substantifs. Selon la première, ils représenteraient les âmes des JustL's trépassés (Théodoret, Maldonat, Calmet, etc.). D'après la seconde, qui est beaucoup plus vraisemblable, ils concernent les hommes vivants, comme toute cette partie de l'énumération (vers. 82 et ss.), avec cette différence que tïveÛ- [laxa désigne les facultés supérieures de l'âme htimaine, et <\i'jyy.l ses facultés inférieures, animales. C'est en ce double sens que saint Paul emploie ces mots : cf. I Thess. v, 23 ; Hebr. iv, 12, etc. — Sancti (vers. 87). "Offiov des deux textes grecs traduit régulièrement, dans les LXX, l'hébreu hâiîd, pieux. — La locution humiles corde n'a probablement rien de commun ici avec l'humilité proprement dite; elle désigne plutôt, comme dans les LXX au Ps. xxxiii, 19, ceux qui ont le cœur brisé par la souffrance : dans le cas présent, les Juifs déportés en Chaldée. — Anania, Azaria... (vers. 68). Les trois jeunes gens s'excitent mutueUement à louer leur divin libérateur : quia eruit... — De in/erno. C.-à-d., du séjour des morts, du é"ôl, comme disaient lei Hébreux (greo : H ^So-j). Us insistent sur
cette pensée, qu'ils répètent trois fois encore coup sur coup : salvos.... liheravit..., eruit... Sur la métaphore de manu mortis, y oyez Ps. XLvni, 16, et Lxxxvm, 49 ; Os. xiu, 14. — Confltemini (vers. 89). Le cantique s'achève par la belle doxologie liturgique que les Israélites avaient si sou» vent sur les lèvres. Cf. I Par. xvi, 34, 41; II Par. VII, 3, 8; Ps. cv, 1 ; cvi, 1 ; cxvii, 1; cxxxv, 1, etc. — Religiosi, Domino (vers. 90). Plus clairement dans les textes grecs : Vous tous qui honorez le Seigneur (ol o-coô|j.evot tov K-jptov), bénissez le Dieu des dieux. L'exhortation s'adresse donc à tous les adorateurs de Jéhovah. Sur le superlatif Deo deorum, voyez u, 47; xi, 36 ; Deut. X, 17; Ps. cxxxv, 2, etc. — In omnia sœcula. Théodotlon : e!; tov àieïivx (au singulier). Le» LXX ajoutent : Et dans les siècles des siècles. — Sur les mots huctisque... translata sunt, inséré» par saint Jérôme après le vers. 90, voyez la note qui précède le vers. 24.
8» Nabuchodonosor, émerveillé, loue lui-même le Dieu d'Israël et rend ses faveurs aux trois jeunes gens. III, 91-97.
Nous retrouvons ici le texte chaldéen, dont notre vers. 91 forme le vers. 24.
91-92. Êtonncment du roi, en voyant que le» trois martyrs étaient demeurés vivants au milieu des flammes. — Obslupuit, Fendant queliiue
Dan. III, 92-94.
médium ignis compeditos? Qui respondentes régi, dixeruut : Veie, rex.
92. Respondit, et ait : Ecce ego ^^deo quatuor viros solutos, et ambulantes in medio ignis, et nihil cormiitionis in eis est, et species quarti similis filio Dei.
93. Tune accessit Nabuchodonosor ad ostium fornacis ignis ardentis, et ait : Sidrach, Misach et Abdenago, servi Dei excelsi, egrediraini, et venite. Statim]ue egressi sunt Sidrach, Misach et Abdenago de medio ignis;
94. et congregati satrapes, et magislralus, et judices, et potentes l'egis, conteiaplabantur viros illos, quoniam nihil po^estatis habuisset ignis in corporibus eonim, et capillus capitis eorum non essei adustus, et earabala eorum non fuissent immutata, et odor ignis non transisset per eos.
vous -nous pas jeté trois hommes liés au milieu du feu? Ils répondirent au roi : C'est vrai, ô roi.
92. Le roi répondit : Voici , je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu; il n'y a en eux aucune lésion, et l'aspect du quatrième est semblable à celr.i d'un fils de Dieu.
93. Alors Nabuchodonosor s'approcha de la porte de la fournaise ardente et dit : Sidrach, Misach et Abdenago, serviteurs du Dieu très haut, sortez et venez. Aussitôt Sidrach, Misach et Abdenago sortirent du milieu du feu ;
94. et les satrapes, les magistrats, les juges et les grands de la cour du roi contemplaient ces hommes, sur le corps desquels le feu n'avait eu aucun pouvoir ; pas un seul cheveu de leur tête n'avait été brûlé , leurs vêtements n'étaient pas changés, et l'odeur du feu ne se dégageait pas d'eux.
temps, la vlot; ""-e des flammes avait été si grande, que personne i, 'ait pu voir ce qui se passait dans la fournaise ; c'est alors que les jeunes gens avaient adressé à Dieu leur prière et leur cantique. Ce fut précisément leur chant qui attira tout d'abord l'attention du monarque, d'après les deux versions grecques (Théodotion : r^y.o'jaz'/ •jlxvoûvTtov a-JTû)/). — Surrexit propere... Il vent constater de près le phénomène. La scène est décrite en termes dramatiques. — Optimatibus. On ne connaît pas le sens exact du mot chaldéen haddâb'rln ; 11 est probable qu'il désigne les conseillers d'État, les ministres royaux les plus intimes. En effet, iv^ 83, nous verrons que ca sont eus qui prirent en mains la direction des affaires durant la maladie de Nabuchodonosor. — Nonne tres...œmp€dUosT Deux circonstances frappent particulièrement le roi au premier insuint : on n'avait jeté que trois hommes dans la fournaise , et 11 en voyait maintenant quatie (ccce... quatuor, vers. 92); Ils étaient alors fortement liés, et Ils n'ont actuellement aucun lien (aolutoa). — Bientôt Nabuchodonosor se rend compte de deux autres faits surprenants : ambulantes (comme l'ont dit les testes grecs et laVulgate au vers. 24), et yiihil corruptionis... (chaUl.: aucune blessure). — Enfin, 11 signale une cinquième* circon.-tnnce toute prodigieuse : /acies quarti... La physionomie de l'ange était empreinte d'une noblesse et d'une majesté particulières, qui révélaient sa nature supérieure. Il ne faut pas oublier que la locution flllo Dei est proférée Ici par un païen, qui, du reste, l'Interprète lui-même plus b.os (cf. vers. 9S) jiar le mot ange, messager. Le roi se Qguralt donc que l'ange était ane ■orte de deml-dleu, Issu, conformément aux Idées polythéistes, du mariage d'un dieu et d'une déesse. Il ne faut pas chercher plus que cela dans ce nom de (Ils de Dieu, quoique plusieurs anciens Aorlralni occlèslasllqucs (entre antres, saint Iré-
née, IV, 37, et v, 5 ; TertulUen, conlr. Marc, rv, 10 et 21 , etc.) aient aimé k l'appliquer au Messie- Dieu, qui serait venu lui-même délivrer Azarias et ses compagnons. Les anciennes traductions grecques montrent, par diverses nuances, qu'on ne saurait lui donner cette signification stricte. Théodotion : Semblable à im fils ( uuô sans article) de Dieu. Les LXX : La ressemblance d'un ange de Dieu. Symmaque : Semblable à un fils des dieux. Et c'est cette dernière nuance qui exprime sans doute pour le mieux la pensée.
83-94. Le roi fait sortir les jeunes gens de la fournaise, et 11 constate, avec son entourage, qu'ils n'ont été aucunement atteints par le feu. — Ad ostium.: la porte latérale dont nous avons parlé cl -dessus (note du vers. 21 ). — Sidrach, Misach... n est naturel que ces noms reparaissent dans ce passage exclusivement chaldéen. — Servi Dei exeelsi. Beau titre qu'Us reçoivent de Nabuchodonosor. Assurément, en l'employant, ce iirince i ne reconnaît pas le Dieu de- Hébreux comme le seul vrai Dieu ; mais, sans se départir de son point de vue babylonien, et sous l'impression saisissante du fait qui vient d'avoir Heu, 11 proclame ce Dieu supérieur à tous les autres». Comp. le vers. 96'', et ii, 47. — Congreyati... (vers. 94). Toute la noble assistance fait cercle, pour contempler hs jeunes gens au moment où ils sortaient de la fournaise. — Sur les noms satrapse (chald., 'ahaSdarjj'nayyâ'), magistratus (chald., «ignayyâ' ) et judiees (chald., pahavâ(â'), voye» le vers. 3 et les notes. L'équivalent chaldéen de potentes est haddâb'rln (note du vers. SI* ). — Conteinplabantur quoniam... Le résultat de leur enquête est décrit avec une emphase visible. — yihll potestatlf... C'est l'idée générale. TroU détails du miracle sont ensuite particulièrement relevés : eapillus (nom collectif : leur chevelure)...; sarabala... (chald., sarbalin, leurs tunique*; au vers. SI, la Vulgate avait tr»dnlt M
Dan. III, 95-97.
96. Alors Nabuchodonosor, comme hors de lui-même, s'écria : Béni soit leur Dieu, c'est-à-dire le Dieu de Sidrach, de IVIisach et d'Abdénago, qui a envoyé son ange, et a délivré ses serviteurs qui ont cru en lui, qui ont résisté à l'ordre du roi et qui ont livré leurs corps pour ne point servir et pour n'adorer aucun autre dieu excepté leur Dieu.
96. Voici donc le décret que je porte : Que tout peuple, toute tribu et toute langue qui aura proféré un blasphème contre le Dieu de Sidrach, de Misach et d'Abdénago périsse et que sa maison soit détruite; car il n'y a pas d'autre Dieu qui puisse sauver ainsi.
97. Alors le roi éleva en dignité Sidrach, Misach et Abdénago dans la province de Babylone.