‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 433 sur 832 · QUI COXD0IT AU SALUT. VI, 1 — VII · texte numérisé non relu

QUI COXD0IT AU SALUT. VI, 1 — VII

Sur le caractère spécial de ces deux chapitres, voyez l'Introduction, p. 468. Ils contiennent un rt colloque magnifique » entre Jéhovah et son peuple. Be l'avenir glorieux qu'il décrit en si beaux termes (chap. v-vi), le prophète revient aux jours présents, si remplis de tristesse, et 11 montre à ses concitoyens ce qu'ils ont à faire pour arriver au salut. Ce sont leurs péchés qui causent leurs malheurs; qu'ils s'améliorent, et Dieu leur pardonnera.

i I. --Plaidoirie du Seigneur contre ses fils ingrats. VI, 1-16.

4» Le Seigneur se dispose à plaider contre son peuple. VI, 1-2.

Chai'. VI. — 1-2. Exorde solennel. — Audite.

Hébr. : Écoutez, Je vous prie (nâ'). Appel à l'attention do tous. — Surge, Cette apostrophe s'adresse à Mlchée, que Jéhovah charge de plaider en son nom contre les coupables, comme son avocat (contende judicio; hébr., plaide). — Adversum montes. D'après l'hébreu : avec les montagnes; c.-à-d., en leur présence. Les montagnes et les collines, ces masses si solides, ne changent pas, au milieu de l'instabilité universelle (cf. (ïen. XLix, 26 ; Job, xv, 7 ; Hab. m, 6, etc.) ; c'est pour cela qu'elles sont citées comme témoins soit des bienfaits de Dieu envers ses enfants, soit de l'ingratitude de ces derniers. Cf. Deut. XXXII, 1; Is. i, 2, etc. — Fortia fundamenta... (vers. 2). Hébr. : Fondements perpétuels de la terre. Cette expression désigne encore les montagnes. — Quia judicium... C'est une vraie « actio forensls » qui va se livrer, uae plaidoirie en règle.

2» L'acte d'accusation. VI, 3-5.

Passage tl-ès émouvant, dont la liturgie a fait une très belle application mystique. Nous enten dons les plaintes d'un père aimant, qui, en échange de ses tendresses et de ses bienfaits, n'i> reçu que des Insultes. Cf. Is. I, 2-3.

3 • 5. Jéhovah se plaint douloureusement de l'ingratitude d'Israël. — Popule meus. Appellation très délicate. Malgré tous ses crimes, Israël demeurait le peuple de Jéhovah. — Quid feci...1 C.-à-d.: Quel mal t'ai- je donc fait? — Quid molestus...* Hébr. : En quoi t'ai -je ennuyé? Le Seigneur n'avait jamais été à charge à la nation théocratique. — Responde... Mais les coupables ne peuvent alléguer aucune excuse ; Jéhovah poursuit donc le développement de sa pensée, et énumère ses principaux bieufiiita. — Ed-ixi tc^.

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MiCH. Vî, 4-8.

4. Quia eduxi te de terra ^Egypti, et de doiuo servientiiim liberavi te, et misi ante faciem tuam Moyseu, et AaroQ, et Maria m ?

.'). Popule meus, mémento, quœso, quid cogitaverit Balach. rex. Moab, et quid respondorit ei Balaara, filius Beor, de Setira usque ad Galgalam, ut cognoeceres justitias Domini.

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