‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 582 sur 832 · Ils s'assemblèrent donc, et ils · texte numérisé non relu

Ils s'assemblèrent donc, et ils

n»u.<! dejectionem... Langage Imagé. La figure représente un édifice à demi ruiné, qu'on veut relever et réparer. — Sanctis nostris : le temple et le mobilier sacré. Comp. les ver». 61 et 59. — Congregattis est... (vers. 44). Réunion solennelle du peuple, pour régler les mesures à prendre : la première, de l'ordre naturel, ut... parati... ; la seconde, de l'ordre surnaturel, ut orarent, et...

— Et Jérusalem... (vers. 45). Douloureux tableau, qui résume la situation. Le style est plein de lyrisme. Cf. i, 32-42; ii,8-13, eto. — Sicut desertum. Ces mots, évidemment hyperboliques, sont expliqués par les suivants : 7i()n erat... de natls... Les vrais fils de la cité avalent éié martyrisés ou s'étaient exilée en grand nombre ; la plupart des habitants actuels étalent ou des Juifs apostats ou des païens impies. Cf. ii, 18, etc. La capitale était donc, en un sens, un désert. — Qut ingrederetitr et... L'hébralsme accoutumé jiour marquer le va-ct-vlent tranquille de la vie quotidienne. Cf. II Par. XV, 5; Jor. xxxvii, 4, etc.

— ConeuJiXtbatur. Allusion h la profanation du temple. — Pilii... in arce. Voyez i, 35 et ss. — /6*... habitatio... Dans le grec : un xaT0().u|Aa (une hôtellerie) parmi les nations. La ville sainte, alors très fréquentée par les païens, était devenue comme un caravansérail vulgaire. — (inclusion : et ablata... Plus de Joie, ni de «Igné de Joie : et defeeit... Cf. Is. v, 12, et xxiv, 8. La Hûte et la harpe étaient deux instruments très en honneur chez les Israélites.

46-56. Les Juifs se préparent immédiatement au combat. L'écrivain sacré nous les montre pra-

I Mach. m, 47-50.

vinrent à Maspha, en face de Jérusalem, parce qu'il y avait eu autrefois à Maspha un lieu de prière dans Israël. ^

47. Ils jeûnèrent ce jour -là, se revêtirent de cilices, se mirent de la cendie Bur la tête et déchirèrent leurs vêtements ;

48. puis ils ouvrirent les livres de la loi , où les Gentils cherchaient à trouver de la ressemblance avec leurs idoles ;

49. ils apportèrent les ornements sacerdotaux, les prémices et les dîmes; et ils firent venir les nazaréens qui avaient accompli leurs jours ;

50. et ils crièrent à haute voix ver.s le ciel, en disant : Que ferons -nous à ceux-ci, et où les conduirons-nous?

Maspha, contra Jérusalem, quia locus orationis erat in Maspha ante in Israël.

47. Et jejunaverunt illa die, et induerunt se ciliciis, et cinerem imposuerunt capiti suo, et disciderunt vestimenta sua;

48. et expanderunt libros le^s, de quibus scrutabantur gentes similitudinem simulacrorum suorum ;

49. et attulerunt ornamenta sacerdotalia, et primitias, et décimas; et suscitaverunt nazarseos qui impleverant dies;

60. et clamaverunt voce magna in cœlum, dicentes : Quid faciemus istis, et quo eos ducemus?

tiquant en détail ce qui avait été décidé naguère (cf. vers. 4-1). Seulement l'ordre est renversé : d'abord la prière (vers. 46-54), puis les préparatifs militaires (vers. 6.5-56).— /n Maspha. Maa- (Tvifà dans le grec, Mi?peh ou Mispah de l'hébreu. Cf. Jos. XV, 38; II Par. xvi, 6, etc. L'Ancien Testament signale plusieurs localités de ce nom ; mais 11 s'agit Ici évidemment de Maspba de Benjamin, située au nord-ouest de Jérusalem, et assez coraniunément Identifiée avec le village actuel de Neby-Samoull (AU. géogr., pi. vu, xii). De cette hauteur on aperçoit très bien la ville sainte. D'autres, mais moins bie», placent Maspha sur le Scopus, beaucoup plus près de Jérusalem, au nord du mont des Oliviers (.AU. géogr., pi. XIV et xv). Motif pour lequel la réunion eut lieu en cet endroit : on voulait adresser à Dieu de ferventes prières, et 11 n'était pas possible d'aller dans le temple ; or, rien de plus naturel que de s'assembler dans un Heu pas trop éloigné de Jérusalem (contra...) et sanctifié autrefois, 80U3 la judlcature de Samuel, par une réunion analogue, en un temps de grande détresse nationale (quia locus...). Cf. I Reg.vn, 6, et ss. — Jejunaverunt (vers. 47). Les Juifs avalent volontiers recours à ce moyen, pour attirer sur eux la miséricorde de Dieu, et pour obtenir soit le pardon d'une faute nationale, soit l'éloignement d'une calamité publique. Cf. Jud. xx, 26 ; II Par. XX, 3 ; Jer. xxxvi, 9 ; Joël, i, 14, et ii, 12. — Ciliciis, et cinerem..., disciderunt... Les marques ordinaires du deuil et de la douleur chez les Juifs. Cf. III Reg. XXI, 27; Jon. m, 6, etc. - Et expanderunt... (vers. 48). Touchant détaU. Comp. IV Reg. XIX, 14 et ss. Ils déployèrent les rouleaux sacrés, et les laissèrent quelque temps exposés sous les divins regards. — Libros legis. Le grec emploie le singulier : le livre de la loi. Il est vrai qu'il dit ensuite au pluriel, comme la Vnlgate : « au sujet desquels » (itep'i wv, de quibus) ; mais c'est là ce qu'on nomme le pluriel de catégorie (c.-à-d., l'un des livres... au sujet desquels...). Cet exemplaire spécial avait donc été profané par les Syriens d'une manière queloonque, et les Juifs l'étalaient devant Dieu pour

réclamer ses vengeances. — Scrutabantur gentes... Passage un peu obscur. Sous sa forme actuelle, il signifie que les païens cherchaient à trouver dans les livres sacrés des Juifs des analogies avec leur propre religion, leurs idoles, etc. (similitudinem simulacrorum...). Un manuscrit grec ajoute les mots toù èitiYpiçe'v in aÙTwv, qui sont sans doute une glose , mais qui , d'après quelques exégètes , donneraient la véritable interprétation : (Les païens cherchaient les livres de la loi) pour tracer sur eux la ressemblance de leurs idoles. D'après cela , les Syriens se seraient malicieusement complu à se procurer des exemplaires de la Bible, pour les souiller en y dessinant les portraits de leurs dieux. Le syriaque paraphrase, en dehors du vrai sens : Ils étalèrent le rouleau de la loi, et se lamentèrent devant le Très -Saint au sujet des païens, qui les contraignaient de se conduire d'après leur genre de vie, — Ornamenta (vers. 49). C.-à-d. les vêtements sacrés dont les prêtres se couvraient pour accomplir leurs fonctions liturgiques. Cf. Ex. xxviii, 4 et ss. — Primitias et décimas. Sur les prémices et les dîmes, voyez Ex. xxiii, 19; Lev. xiii, 10; Num. xviii, 12 et ss., etc. Ceux du peuple qui avaient à en payer les apportèrent à Maspha, ne pouvant les porter au temple. — Nazarseos. On nommait ainsi ceux qui s'étalent engagés, pour un certain temps, à se priver de liqueurs enivrantes et à laisser croître leurs cheveux. Cf. Num. VI , 3 et ss. Leur vœu ne prenait fin qu'après qu'ils s'étalent présentés dans le temple, et avalent ofiferi divers sacrifices et fait brûler leur chevelure sur l'autel des holocaustes. — Clamaverunt... (vers. 60). Appel à Dieu des plus pathétiques. — Quid... istis. Les prêtres demandent au Seigneur de leur indiquer lui-même le moyen de faire cesser l'obligation contractée par les Nazaréens, puisqu'on ne pouvait les conduire au temple. Manière très expressive de décrire l'état de désolation où se trouvaient les Juifs. — Et sancta... (vers. 51). Continuation de la plainte douloureuse. Comp. le vers. 46 ; i , 41 ; ii , 8, etc. — Et ecce nationes... (vers. 62). Le peuple saint était vraiment menacé d'une ruine complète.—

I Mach. III, 51-60.

51. Kt ~dii. id iii,i conculcata sunt et containinata sunt, et saccrdotes tui facti Bunt in luctum et in humilitatem.

52. Et ecce nationes conveneriint adversuni nos ut nos disperdnut ; tu scis quse cogitant in nos.

53. Quomodo poterinaus subsistera an te faciera eorum, nisi tu. Deus, adjuves nos?

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