Per omnia bcDedictus Deua, qui tradidit inipios
18. B'acturi igitur, quinta et vigesiraa die mensis casleu, purificationem tera-
17. Que Dieu soit béni en toutes choses, lui qui a livré les impies!
18. Devant donc célébrer, le vingtcinquième jour du mois de casleu, la
Us ont dû s'y trouTer autrefois, pulsqne la suite da rc-clt suppose que plusieurs têtes furent coupées. — Diviserunt Tnemhratim . A la lettre dans le grec : Ils firt-tit membres. Sur cette esprcssion, voyez Dan. ii, 6*, et la note. — Foras projecerunt. Grec : Ils jetèrent (les têtes) à ceux qui étaient dehors.
17. Réitération de l'action de grâces. — Qui tradidit. C.-à-d. : qui a livré & la mort. - Impios. Grec : Ceux qui avaient agi avec impiété ( Antioctaus t't ses ministres). — Pour ne pas interrompre le commentaire de cette narration, nous avons ri tardé jusqu'ici l'exauien de la difficulté très sérieuse qu'elle occasionne. On ne peut guère ne pas admettre, avec la plupart des eiégètes contemporains, qu'il ne s'agisse, dans ce passage, de la mort d'Antiochns Kpiphane. En effet, 1° Judas est mentionné comme l'auteur principal de la lettre (cf. vers. 1S»>), et il est encore parlé de lui plus loin (cf. ii, 14) comme d'un personnage très célèbre et très connu à l'époque où elle fut écrite; or ce Judas ne parait pas pouFOlr différer de Judas Macliabée, le héros principal du livre. 2'^ Tout ce qui est dit du roi en question convient parfaitement à Antiochus Épiphane et ne semble convenir qu"ù lui seul : il détestait les Juifs et était, détesté d'eux, il avait attaqué Jérusalem et le temple, et le parti orthodoxe de la nation s'était soulevé con ire lui les armes à la main, 11 mourut en Terse après avoir essayé de piller un sanctuaire païen, et sa mort fut une délivrance pour les Juifs. 3« La fête de la purification du temple, fixée au 25 casleu, parait devoir se confondre avec l'anniversaire de la solennité célébrée pour la première fois par Judas Machabée, après ses premières victoires sur les Syriens. Cf. vers. 9, 18; ii, 16, I Mach. IV, 36 et ss. Mais, si c'est vraiment Antiochus Épiphane qui est désigné dans les, vers. 11-17, il est très difficile de coucilier co récit de sa mort avec cenx que nous lisons, d'une part, au chap. ix de ce livre, de l'autre, I M&ch. VI, 1 et ss. Dans le camp protestait et rationaliste, on prétend même que la conciliation est absolument impossible, et on s'appuie sur ce fait pour nier l'authenticiié et la véracité de la lettre. Les Interprètes catholiques ont proposé trol^ solutions principales de la difficulté. !• L'Antiochus du récit n'est pas Antinrhus Épii'hane, mais Antiochus \ Il Siilét^ès, qui régna en Syrie de 139 b 130 avant J.-C. (Riban-Maur, Rupcrt de Dcutz, Serarius, Cornélius à Lap. , Patrizl, etc.). 2° Ce n'est ni Épiphane, ni Sldétès, mais Antiochus III le Gran I, père d'Antlochus Épliihane (Nicolas de Lyre, Denys le Charircut, etc.). 3» La lettre parle en réalité d'Antlochua Kpliihanc. Ce dernier sentiment nous parait seul ac>'cptable, |)<)ur le^ trois raisons qui ont été rapidement imllquécs plus haut. De plui, iM anciens historiens ne dirent nulle part
qu' Antiochus Sidétès tenta de piller un temple; il fut même, d'après Josèphe, surnommé le Pieux à cause de son zèle envers les dieux. Quant à sa mort, elle est racontée de différentes manières (il aurait péri dans une bataille contre les Parthes; ou bien, vaincu par eux, '11 se serait tué de i-a propre uiain ; ou encore, il aurait r assassiné par son frère Démétrius ) ; mais il i certain qu'elle n'eut aucune an.'îlogie avec la naiTation contenue dans cette lettre. Surtout, on ne peut pas le mentionner ici sans faire un véritable anachronisme, puisque la lettre fut écravant qu'il moutât sur le trône. Voyez i, I et le commentaire. Le second sentiment, dui.: M. Vigouroux s'est fait l'habile champion (voyiz les Livres saints et la critique rationalif^i' t. IV, p. 158-169 de la 2« édit. ), est beauci. plus vraisemblable en apparence, puisqu'il i certain qu'Antlochus III fut tué misérablement en essayant de piller uu temple (cf. Strabon, XVI, 1, 18; Justin, xxxii, 2, 1 ; Diod. de SIci! xxviii, 3). Ce détail cadre fort bien avec lettre, tandis qu'en réalité Antiochus Éplpha mourut de maladie, quelque temps après ;= échec devant le temple de Persépolis (cf. I Ma VI, 8 et ss.; II Mach. ix, 2 et sa.). Xéanmoi ce double fait n'enlève pas l'impression prodi: par l'euseuiUle de l'épltre, impression d'ap' laquelle le ni en question ne peut être qu'u;, persécuteur des Juifs, tel que le fut Antiochus iv. et non un prince qui leur fut dévoué convi Antiochus le Grand. Dans ce cas, Il est vrai, i dlfiSculté n'est que reculée, car il faut expliqn la contradiction manifeste qui existe entre présent passage, ainsi compris, et les deux iii rations parallèles. On le fait de la manière t vante. La lettre fut écrite peu de temps ap qu'on eut reçu en Judée la nouvelle de mort d' Antiochus Épiphane; mais cette nouve. vraie en elle-même, était accompagnée de bru inexacts, qu'on admit, ne pouvant les contrôl' :, jusqu'^ ce qu'un récit plus exact et plus coniplet (celui lie I Mach. vi, 1 et ss., et de II Mmii. IX, 1 et ss.) flit parvenu à Jérusalem. Les ;> ■ teurs de la lettre rapportent donc lus faits !• qu'Us les connalBsaicDt eux-mêmes d'après ' rumeurs populaires, qui avalent associé la n:' d'Épiphane au pillage d'un temple; l'auteur livre revient plus loin sur cet épisode , pour raconter tout au long, et rectifier ce qu'il y a\ eu d'inexact dans les prendères nouvelles. C< : explication, déjà admise par Emmanuel Sa reproduite de nos Jours par d'excellents e.xcgètes catholiques (entre autres M. Kaulen et la P. Comely ), nous semble tout concilier pour 1« mieux , et donner une excellente solution de difllculté principale. Elle est, au fond, une api cation nouvelle ilu mot de saint JérAmo, in Je. xxviii, 10 : < Multa In Scripturis saiictls <llcun* tur joxta opinlonem llllus temporis quo gasia
purification du temple, nous avons jugé nécessaire de vous en avertir, afin que vous célébriez vous aussi la fête des tabernacles, et la fête du feu qui fut donné lorsque Néhémie, après avoir rebâti le temple et l'autel, offrit les sacrifices.