‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 770 sur 832 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

1. Mais peu de temps après, Lysias, gouverneur du roi et son parent, préposé aux affaires du royaume, supportant avec peine ce qui était arrivé,

2. assembla quatre-vingt mille hommes et toute la cavalerie, et marcha contre les Juifs, s'imaginant qu'il ferait de la ville, après l'avoir prise, une résidence pour les Gentils ;

3. qu'il tirerait de l'argent du temple, comme des autres sanctuaires.des païens, et qu'il vendrait tous les ans le sacerdoce :

4. ne songeant nullement à la puissance de Dieu, mais emporté par l'orgueil, il se confiait dans la multitude de ses fantassins, dans ses milliers de cavaliers et dans ses quatre-vingts éléphantp.

6. Étant entré donc en Judée et s'étant approché de Bethsura, qui était dans un lieu étroit, à la distance de cinq stades de Jérusalem, il attaqua cette forteresse.

1. Sed parvo post tempore, Lysias, procurator régis et propinquus, ac negotiorum prœpositus, graviter ferens de his quai acciderant,

2. congregatis octoginta millibus, et equitatu universo, veniebat ad versus Judœos, existimans se civitatem quidem captam gentibus habitaculum facturum ;

3. templum vero in pecuniae qusestura, sicut cetera delubra gentium, habiturum, et per singulos annos vénale sacerdotium :

4. nusquam recogîtans Dei potestatem, sed mente efPi'enatus, in multitudine peditum, et in millibus equitum, et in octoginta elephantis confidebat.

5. Ingressus autem Judseam, et appropians Bethsurse , quse erat in angusto loco, ab Jerosolyraa intervallo quinque stadiorum, illud praesidium expugnabat.

f II. — Grande victoire remportée sur Lysias, et conclusion de la jmlx. XI, 1-38.

Ainsi qu'il a été dit dans la note placée en tête du § I (p. 855), il n'est pas probable que cette campagne soit identique à celle de I Mach. IV, 28-35. C'est plutôt une expédition nouvelle, dont notre auteur a seul conservé le souvenir, car les faits racontés sont presque entièrement neufs.

1° Défaite de l'armée de Lysias. XI, 1-12.

Chap. XI. — 1-4. Lysias s'avance contre les Juifs avec des troupes consldéi-ablcs, pour venger Tiniothée et pour piller le temple de Jérusalem.

— Procurator. Le grec inixponoç a aussi le sens de ministre ou de tuteur. — Propinquufi, Lysias faisait donc partie de la famille royale,

— NegotioTum prseposltus : en qualité de régent du royaume, comme il a été dit plus haut (note de x, 11). — Graviter ferens. Son mécontentement provenait soie des échecs subis précédemment par ses généraux Nicanor et Gorglas (cf. I Mach. IV, 26-27), soit des récentes défaites de Tlmothée (cf. x, 14 et ss.). — Congregatis... (vers. 2). Son armée était réellement formidable, en comparaison des faibles ressources des Juifs. Aussi Lysias comptait-il sur un triomphe assuré: existimans... L'historien sacré nous dévoile en termes dramatiques ses projets insolents et ses pensées sacrilèges (vers. 2*-4). — Qentium habi-

taculum... Après s'être emparé de Jérusalem, Lysias se proposait d'en expulser entièrement les Juifs; cela fait, elle serait une vil!- loute païenne. — Templum vero... ( vers. 3 ). 11 espérait tirer de gros revenus du temple, en exigeant un impôt de ceux qui viendraient y prier, y sacrifier, etc. On faisait ainsi dans les sanctuaires païens : sicut cetera... — Et... vénale... Deux grands prêtres juifs, Jason (cf. iv, 7-8) et Ménélatts (cf. IV, 24-27) avaient déjà acheté à grand prix le souverain pontlQeat; Lysias avait l'intention de continuer ce genre de commerce, si profitable au trésor royal, et même de le renouveler tous les ans. De la sorte, le grand prêtre juif, qui était la première autorité de la nation , ne serait plus qu'un, instrument docile entre les mains du roi de Syrie. — Nusquam recogitans... (vers. 4). Dans ses calculs, Lysias n'oubliait qu'un détail, et c'était le principal de tous, qui (levait renverser l'échafaudage de ses plans habilement combinés. — Octoginta elephantis. Nombre relativement considérable. Cf. XIII, 2, et I Mach. vi, 30.

5. Lysias met le siège devant Bethsura. — Bethsur.ne. C'éta-it une place très forte, située au sud de Jérusalem. Cf. I Mach. iv, 29 et la note. — Quinque stadi07-um (925 m.) est une faute évidente, car un coup d'œil Jeté sur la carte {Atl. géogr., pi. x) suffit pour montrer que Bethsura était assez éloignée de Jérusalem

II Mach. XI, 6-13.

6. Ut autein Machabseus, et qui cum 60 erant, copnoverunt expiignari praesidia, cum tletu et lacrvmis rogabant Dominura, et omnis turba simul, ut boiium aiigeliim mitteret ad salulem Isra/)!.

7. Et ipse primus Machabaeus, sumptis ariuis, ceteros adhortatus est Rimul Becura periculum subira, et ferre auxiliiim fratribus suis.

8. Cumque pariter prompto animo procédèrent, Jerosolymis apparuit praecedens eos eques in veste candida, armis aurcis hastain vibrans.

9. Tune omnes simul benedixerunt raisericordem Dominura, et convalnerunt animis, non soium homines, sed et bestias ferocissimas, et muros ferreos parati penetrare.

10. Ibant igitur prompti , de eaelo habentes adjutorem, et miserantem super cos Dominura.

11. Leonum autera raore impetu irruentes in hostes, prostraverunt ex eis undecira raillia peditura, et equitum mille sexcentos;

12. universos autem in fugam verterunt, plures autem ex eis vulnerati niidi evaserunt; sed et ipse Lj'sias turpiier fugiens evasit.

13. Et quia non insensatus erat, secum ipse reputans factara erga se diminutionera, et intelligens invictos esse

(ft vingt mlUes romains, d'après Eusèbe et saint Jérôme; à environ cent soixante stades, on 21 kll. 600 m.).

6-12. Lea Juifs, recourus par le Seigneur, remixirtent une éclatanie victoire sur les Syriens.

— Exi.xignari prscHâia. Ce pluriel indique que Judas et ses partisans regardèrent le siège de Bctheara a comme le commencement d'une aiuque systématique de toutes leurs fortere8>os ». — Cum fietu et... Leur ang(jlf.«e fut grande; mais ils favaient d'où leur viindralt le ■ecours : rogabant... — m bonum angtlum... Prièru très naturelle de la part de c«s pieux iBraélltes, qui se rappelaient, d'un c«té, les promesses que Dieu avait faites d'envoyer ses anges au («cours de son iHJuple (cf. Ex. xxiii, 20; XXXII, 34; xxxiii, 2; Ps. xo, 11, etc.); de l'autre côté, les délivrances inervelUenses qu'il avait dtt lait opérée» par l'intermédiaire de» t'Rprits cé- Ie(it<»« (cf. Jos. V, \t etss. ;Jnri. vi, 1 1 'j:i ci xin, J-Sij; Il lU-g. XXIV, 16-17; IV Reg. vi, 17, etc.)!

— /;>.«« prlmu.1... (vers. 7). Tr.ilt bien conforme à la nature de Judas. — AuxiUnm /ralnbuB...;

6. Lorsque Machabée et ceux qui étaient avec lui apprirent que les forteresses étaient attaquées, ils priaient le Seigneur avec pleurs et avec larmes, et tout le peuple en même temps qu'eux, d'envoyer un bon ange pour le salut d'Israël.

7. Et Macliabée, prenant lui-même le premier les armes, exhorta les autres à s'exposer comme lui au péril et à porter secours à leurs frères.

8. Et comme ils s'avançaient ensemble avec un courage assuré, au sortir de Jérusalem un cavalier parut, qui marchait devant eux, ayant un vêtement blanc et des armes d'or, et brandissant une lance.

9. Alors ils bénirent tous ensemble le Seigneur miséricordieux, et ils s'animèrent de courage, prêts à attaquer non seulement les hommes, mais raême les bêtes les plus farouches et des murailles de fer.

10. Ils marchaient donc aveQ entrain, ayant du ciel un protecteur et le Seigneur qui répandait sur eux sa miséricorde.

11. Comme des lions, se jetant impétueusement sur leurs ennemis, ils leur tuèrent onze mille fantassins et seize cents cavaliers ;

12. ils mirent tous /es aw<re« en fniti^ et plusieurs d'entre eux s'échappèrent blessés et sans armes; Lysias lui-même n'échappa que par une fuite honteuse.

13. Comme il ne raanquait pas (!■ sens, considérant en lui -raême la pertqu'il avait faite, et comprenant que k^

à ceux des leurs qui étalent assiégés dans Tutlisura. — Apparuit... cqws... (vers. 8). Ce fut la réponse dn Seigneur L leur rrlère. - In veste eandkta. Syinb<ilo de la sainteté angéllque. Cf. Ez. IX, 2; Matth. xxvin, 3; Joan. xx, IJ; Act. I, 10, etc. — Armis... vibrans. Grec : Agitant sa panoplie d'or. — Tune omnes... Heureux effet que produisit cette manifestitlon miraculeuse (vers. 9-10). — Leonum auUm... I,e combat ets<in résultat (vers. 11-12). — Sudi. C.-à-d. , sans armes. Ils les avalent Jetées pour fuir plus rapidement. - Sed et ipse... Contraste frappant avec ses orgueilleux projeta (cf. vers. 2-4).

i' Lysias propose nne paix avantageas» » Judas, qui acceiite. XI, 13 16.

lS-16. La paix est conclue entre le* .liiirset les Syriens. — Non insensatvs. Lliote. Lysias avait trop d'esprit pour ne pas voir qu'il usait ses troupes et l'argent du royaume à IntUr cimlre un peuple invincible. — Pei aiuilio.. Fait tràs conforme aux principes du laganlsme, qui iiermeltaient de croire à la puissauca dei

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IT Mach. XI, 14-21.

Hebrseoa, omnipotenhs Dci auxilio innitentes, misit ad eoK ;

14. promisitque se cousensnruntj omnibus qiiae justa sunt, et regem corapulsurum amicum fieri.

15. Annuit autem Machabœus precibus Lysife, in omnibub utilitati consuleus ; et qufecumque Machabaeus scnpsit Lysiae de Juda-is, ea rex concessit.

16. Nanr erant scriptae Judœis epietolœ a Lysia quidem hune modum continentes : Lyeias populo Judaeorum, salutem.

17. Joannes et Abesalom, qui missi fuerant a vobis, tradentes scripta, po- Btuiabant ut ea, quae per illos significabantur, implerem.

18. Quœcuiuque igitur régi potuerunt perferri, exposui, et quse res permittebat, concessit.

19. Si igitur in negotiis fidem conserva veritis, et deinceps bonorum vobis causa esse tentabo.

20. De ceteris autem per singula verbo manda vi, et istis, et his qui a me missi Bunt, colloqui vobiscum.

21. Bene valete. Anno centesimo quadragesimo octavo, mensis dioscori die vigesima et quarta.

Hébreux étaient invincibles, parce qu'ils s'apjiuyaient sur le secours du Dieu tout-puissant, il envoya auprès d'eux,

14. et il leur promit de consentir à tout ce qui serait juste, et de persuader au roi de devenir leur ami.

15. Machabée se rendit aux prières de Lysias, se proposant ea toutes choses ce lui était utile ; et tout ce que Machabée

écrivit à Lysias en faveur des Juifs, le roi l'accorda.

16. Car la lettre que Lysias écrivit aux Juifs était conçue en ces termes : Lysias au peuple des Juifs, salut.

17. Jean et Abesalom, qui avaient été envoyés par vous, m'ont remis vos lettres et m'ont demandé d'accomplir les choses qu'elles contenaient.

18. Tout ce qui pouvait être représenté au roi, je le lui ai exposé, et il a accordé ce que les circonstances permettaient.

19. Si donc vous conservez la fidélité dans les affaires, je tâcherai encore à l'avenir d'être pour vous une cause de biens.

20. Quant aux autres choses, j'ai chargé eu détail et verbalement ceux que vous m'avez envoyés, et ceux que je vous -envoie, d'en conférer avec vous.

21. Portez -vous bien. L'an cent quarante-huit, le vingt -quatrième jour du mois de dioscore.

dieux étrangers. — Misit ad eos. C'est donc Lysias qui fit les premières avances. Il offrait aux Juifs de fixer eux-mêmes leurs couditions, promettant de les faire accepter par le rei, si elles n'étaient pas trop dures pour les Syriens (vers. !*)• — Atmuit autem... (vers. 16). Judas fit un bon accueil à cette proposition, sentant bien que la guerre, même accompagnée de perpétuelles victoires, aurait fini par être désastreuse pour son peuple (in omnilms utilitati...).

3» Quatre documents relatifs au traité de paix. XI, 16-38.

Les protcstanu et les rationalistes nient leur authenticité sans preuves suffisantes. Sur Tob- Jectlon tirée de la chronologie, voyez le commentaire des vers. 21 et 31.

16-L'l. Lettre lie Lysias aux Juifs. — Ilunc... relinentêê. Introduction de l'historien. — Ly- Ha*... aalutem. La saluUtion accoutumée. Cf. I, 1, 10, etc. Elle est adressée ii tout le peuple, car les Syriens n'avalent pas encore reconnu officiellement l'autorité de Judas Machabée. — Joannes (vers. 17) était peut-être le frère de Judas Machabée (cf. I Mach. ii, 2); Ahrsalom n'est pas mentionné ailleurs. — Qui mis.si... Ils av.Ment porté à Lysiaa le document dans lequal JuJaa faisait connaître Mt conditions lêcripta;

cf. vers. 1 S»"). — Qtiacumqxu...regi... (vers. 18).- Le régent avait donc tenu sa promesse. Comp. le vers. 14. Il promet aux Jmfs de leur demeurer favorable, pourvu qu'ils continuent euxmêmes de se montrer bien disposés ù l'égard du gouvernement syrien : si igitur... (vers. 19). — De ceteris (vers. 20). C.-à-d , au sujet des détails du traité de paix. Il avait donné, sur les divers points ù examiner (per singula), des instructions verbales aux deux ambassadeurs juifs (et istis) et ù ses propres délégués (et hls qui...), et le tout devait être réglé d'un commua accord à Jérusalem. — Anno 148". Année de l'ère des Séleucides, qui va d'octobre ICS à octobre 184 avant J.-C. — Mensi.t dioscori. D'après le giec ordinaire : au mois de dloscorlnthios (Jiiocrxopr/biou, génitif de Zîù; xopcv. 'J:'j; : Jupiter corinthien). Ce mot crée quelque embarras aux Interprètes, car '! n'existait pa« de mois ainsi nommé dans le calendrier grécomacédonien. On suppose donc que noue avoni Ici une erreur de transcription, sans qu'il soit possible de déterminer avec certitude quelle était la leçon primitive. La Vulgate a lu on conjecturé qu'il fallait lire Aiôixopou, et les Cretois avaient de fait un mois, le troisième de raniiéc, qui portait le nom de dioscore. Tjié cri-

II Mach. XI, 22-28.

22. La lettre du roi contenait ce qui 8uit : Le roi Antiochus à Lysias son frère, salut.

23. Le roi notre père ayant été transféré parmi les dieux, et notre désir étant que ceux qui sont dans notre royaume vivent en paix et s'appliquent avec soin à leurs affaires ,

24. nous avons appris que les Juifs n'ont pas consenti à passer aux coutumefe des Grecs, comme le souhaitait mon père, mais qu'ils veulent conserver leur manière de vivre, et que,

{)our ce motif, ils nous demandent qu'il eur soit permis de garder leurs lois.

25. C'est pourquoi, voulant que ce peuple aussi soit en paix, nous avons arrêté et ordonné que leur temple leur sera rendu, afin qu'ils vivent selon la coutume de leurs ancêtres.

26. Tu feras donc bien d'envoyer vers eux et de faire alliance avec eux, afin qu'ayant connu notre volonté, ils reprennent courage, et qu'ils s'appliquent à ce qui regarde leurs intérêts particuliers.

27. La lettre du roi aux Juifs était comme il suit : Le roi Antiochus au sénat des Juifs et aux autres Juifs, salut.

28. Si vous vous portez bien, vooB êtes en l'état que nous souhaitons; nous nous portons bien aussi nous-mêmes.

22. Régis autem epistola ista continebat : Rex Antiochus Lysiae fratri , salutem.

23. Pâtre nostro inter deos translate , nos volentes eos, qui sunt in regno nostro, sine tumultu agere, et rébus juis adhibere diligentiam,

24. audivimus Judseos non consensisse palri meo ut transferrentur ad ritum Grœcorum, sed tenere velle suum institutum , ac propterea postulare a nobis concedi sibi légitima sua.

25. Volentes igitur hanc quoque gentem quietam esse, statuent es judicavimus templum restitui illis, ut agerent secundum suorum majorum consuetudinem.

26. Bene igitur feceris , si miseris ad eos, et dexteram dederis, ut cognita nostra voluntate, bono animo sint, et utilitatibus propriis deserviant.

27. Ad Judaeos vero régis epistola talis erat : Rex Antiochus senatui Judseorum, et ceteris Judaeis, salutem.

28. Si valetis, sic estis ut volumus; 8ed et ipsi bene valemus.

tiques ont aussi proposé d'adopter les corrections Acciç ou Ai'orpoy, noms de deux mois macédoniens, qui correspondaient, le premier à novembre, le second à mars. D'autres acceptent la variante de la Vulgate, et font du mois de dloscore un mois intercalaire, dont la place dans le calendrier demeure incertaine.

22-26. Lettre d'Antiochus Eupatorà Lysias. — Régis autem... L'introduction du narrateur; puis la salutation : Rex... salutem. — Lysiie fratri. Le nom de frère est pris, comme en maint autre passade, dans le sens large, pour désigner un certain degré de parenté. Nous avons vu plus haut (cf. vers. 1) que Lysias appartenait à la famille royale. — La locution toute païenne pâtre... inter deos... (vers. 23), pour représenter la mort et l'apothéose, est parfaitement conforme aux idées d'alors, et aussi aux actes d'Antiochus Épiphane, qui s'était attribué le nom et la puisfance d'un dieu. Voyez IX, 10 et le commentaire. — Eos qui... in regno... : tous les sujets du royaume syrien. — Sine tumultu... C.-à-d. , vivre heureux et tranquilles, s'occupant à l'aise de leurs affaires (et relius...). — Ut... ad ritrim... (vers. 24). Tel avait été le bul des mesures tyranniques d'Éplonane. Cf. iv 9 et ss. ; I Mach. i. 43 et sa.; u.

r( MMENT. — VI.

15-18, etc. — Légitima sua : le droit de vivre suivant leur loi et leurs coutumes. Judas avait évidemment mis cette condition en tête de toutes les autres, puisque c'était pour l'obtenir que lui et les siens avalent lutté avec tant d'héroïsme. Cf. I Mach. VI, 59-61. — Volentes igitur... (vers. 25). Eupator dissimule, avec une apparence de royale générosité, la nécessité où il se trouvait de faire aux Juifs cette concession. — Templum restitui... « Ils le possédaient déjà... (cf. X, 1 et ss.) ; mais on leur en confirme la Jouissance, et on leur accorde la liberté d'y exercer leur religion, sans trouble de la part des troupes qui étalent dans la citadelle voisine, et qui Jusqu'alors avaient fort molesté ceux qui allaient en ce saint lieu.» (Calraet, h. l.) — Bene igitur... Conclusion pratique (vers. 26). La locution dexteram dedeHa est fréquemment employée dans nos deux livres. Cf. rv, 34 ; I Mach. vi , 58 , etc.

27-33. Lettre d'Antiochus Épiphane aux Juifs, — Ad Judaos... L'introduction, suivie de la salutation ; Rex... (vers. 27-28). — Senatui. Grec : à la Yepo-JTta. Cf. i, 10; rv, 44; I Mach. xi, «, et la note. — Si valetis, sic... Formule analogue h colle que nous avons rencontrée dam la lettre d'ÉpIiihane aux Juifs. Cf. ix . SO. —

29. Adiit Q06 Menelaus, dicens velle vos descendere ad vestros qui sunt apud nos.

30. His igitiir qui commeant usque ad diem trigesimum menais xanthici, damus dextras securititis,

31. ut Judœi utantur cibis et legibus euis, sicut et prius, et nemo eoruiu ullo modo molestiam patiatur de his quse per ignorantiam gesta sunt.

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