Misimus autem et Menelaum, qui V08 alloquatur
33. Valete. Anne centesimo quadragesimo octavo, xanthici menais quinta décima die.
34. Miserunt autem etiam Romani epistolam ita se habentem : Quintus Memmius et Titus Manilius, legati Romanorum, populo Judseorum, salutem.
35. De his, quœ Lysias, cognatus régis, concessit vobis, et nos concessimus.
II Mach. XI, 29-35.
29. Ménélaiis est venu à nous , disant que vous désirez descendre chez ceux des vôtres qui sont auprès de nous.
30. A ceux donc qui partiront jusqu'au trentième jour du mois de xanthique, nous donnons un sauf-conduii pour leur sécurité,
31. afin que les Juifs usent de leurs mets et de leurs lois comme auparavant, sans qu'aucun d'eux subisse la moindre peine pour les choses qui ont été faites par ignorance.
32. D'ailleurs, nous avons aussi envoyé Ménélaiis, afin qu'il en confère avec vous.
33. Portez-vous bien. En l'année cent quarante-huit, le quinzième jour du mois de xanthique.
34. Les Romains envoyèrent aussi une lettre conçue en ces termes : Quintus Memmius et Titus Manilius, légats des Romains, au peuple des Juifs, salut.
36. Ce que Lysias, parent du roi, vous a accordé, nous vous l'accordons aussi nous-mêmes.
AdiU^ Menelaus ( vers. 29 ). On a supposé parfols que cet ambassadeur serait Identique à l'ancien grand prêtre du même nom (cf. iv, 23 et ss.; V , 5 , etc. ) ; mais 11 est peu vraisemblable que les habitants de Jérusalem se soient fait représenter auprès du roi, dans une circonstance si Importante et si délicate, par c«t Infâme apostat, qui avait sacrifié Jadis à son égoTsrae leurs intérêts les plus sacrés. — Deseevdere. C.-à-d., aller de Jérasalem dans les divers districts du pays, dont l'altitude était en général moins élevée. — Ad vcatros qui— Le grec dit seulement: Ttpô; toîç îôiotç, à leurs propres affaires. Comp. les vers. 23 (€ rébus suis»; et 26 (« utilitatibus propriis »). — His ifjitur... (vers. 30). Le roi accorde pour nn tem|>s l'autorisation demandée. — Xanthici. C'était le sixième mois du calendrier macédonien; il correspondait b, peu près au nlsan ]uif ( an mars et une partie notable d'avril ). — 17t... utantur... (vers. 31). (Concession beaucoup plus importante. — Sicuî et prius : avant la persécution inaugurée par Epipbane. — Et nemo... molestiavi... (vers. 31). Amnistie pour tons les délits antérieurs à cette lettre, « commis par Ignorance ou par accident. » Cf. I Mach. ini, 89. — ilisimus... (vers. 83). Leur délégué devait lenr faire connaître plus au long, de ▼Ive voix, les Intentions du roi. — Anno 148*. (Cette date, la même que pour la lettre de Lysias (comp. le vers. SI), crée < l'une des plus grande! difflcultéa qoe présente le second livre des M.-ichabécs... Noua lisons au premier livre (vi, 17): « IjO roi Antlochus IV ÉpipUane mourut là, l'an 149 (de l'ère des Séleuddcs ). Kt Lyrliis apprit que le roi était mort, et 11 fit "t^nr-r h 8a pl.-ice son flls Ântiocbus ( V Ea-
pator). > Dans le second livre..., on cite des lettrets d'Ântlocbns Y, déjà régnant, après la mort de son père, et de Lysias son tuteur. Or elles sont datées de l'an 148... Divers savants... ont démontré que l'auteur du second livre des Uachabées commence l'année six mois plus tard que l'auteur du premier livre, parce que celui-ci, écrivant en hébreu, suit le calendrier juif, dont le premier mois correspond au sixième mois macédonien, tandis que celui-là, écrivant en grec, suit le calendrier macédonien, d'après lequel 1.'^ premier mois correspond au nôtre. Cette manière différente de compter.» explique la plupart des dif Acuités chronologiques qu'on a faites contre le second livre des Machabées, et en particulier la contradiction apparente entre l'année de la mort d'Antlochns IV, qui fut l'an 149 d'après le premier livre des Mach^ibées, et l'avènement d' Antlochus V, qui eut lieu l'an 148 d'après le second livre. » P. VIgouronx, Us Livret faints et la critique, U IV, p. 170-171 de la 2« édlu
34-38. Lettre des Romains aux Juifs. — itiserunt.^ : par l'intermédiaire de leurs lépits, comme il e^t dit aussitôt. — Quintus... et Tttits (le grec a « Manlius » au lieu de Manilius). Les histoHens classiques ne mentionnent pas ces deux personnages parmi les légats envoyés à cette épooue en Orient parles Romains; mais ce silence ne prouve rien contre la véracité dï récit, car Rome avait alors dans les régions orientales une multitude de légats, et 11 n'est pas vraisemblable que rhlstolre les ait tons cités. — De his qu«... ( vers. 35 ). Voye» le vers. 1». — m nos concessimus. Trait q>il cadre fort bien avec la tendance qu'avaient alors les
II Mach. XI, 36 — XII, 3.
36. Quant à ce qu'il a cru devoir être rapporté au roi, envoyez au plus tôt quelqu'un, après en avoir soigneusenaent délibéré entre vous, afin que 'nous en décidions selon qu'il vous convient ; car nous allons partir pour Antioche.
37. C'est pourquoi hâtez-vous de nous récrire, afin que nous sachions, nous aussi , quelle est votre intention.
38. Portez-vous bien. En l'année cent quarante-huit, le quinzième jour du mois de xanthique.
36. De quibus autem ad regem judicavit référendum, confestim aliquem mittite, diligentius inter vos conferontes, ut decernamus, sicut congruit vobis; nos enim Antiochiam accedimus.
37. Ideoque festinate rescribere, ut nos quoque sciamus cujus estis voluntatis.
38. Bene valete. Anno centesimo quadragesimo octavo, quinta décima die mensis xanthici.