Scène de moisson. (Peinture egjpLieune.j
Noémi. — Vadam... et colligam... Ruth manifeste de nouveau toute son énergie et sa piété filiale; elle s'offre d'elle-même pour une occupation humiliante et pénible. — Colligebat. La loi mosaïque ( Lev. xrx, 9; xxm, 22; Deut. xxrv, 19) et les usages orientaux permettaient libéralement aux pauvres de glaner dans les champs. La réflexion de Ruth, ubieumque cUmetitis..., suppose néanmoins que quelques propriétaires se montraient un peu rudes. — Accidit autem...: providentiellement; c'est ici le nœud du petit drame.
4-7. Booz auprès de ses moissonneurs. — Etecct ipse... Il vient donner le coup d'œU du maître. Cf. in , 2. — Domimis ( Thovah ) vobiscum.
202 RuTH, II, 5-12,
cura. Qui responderunt ei : Beuedicat tibi DominuB.
5. Dixitque Booz juveni qui messoribu8 praeerat : Cujus est hsec puella?
6. Gui respondit : Hase est Moabitis quse venit cum Noemi , de regione Moabitide.
7. Et rogavit ut spicas coUigeret rémanentes, sequens messorum vestigia; et de mane usque nunc stat in agi'o, et ne ad momentum quidem domum reversa est.
8. Et ait Booz ad Ruth : Audi, filia : ne vadas in alterum agrum ad coUigendum, nec recédas ab hoc loco ; sed jungere puellis meis ,
9. et ubi messuerint, sequere ; mandavi enim pueris meis ut nemo molestus sit tibi ; sed etiam, si sitieris, vade ad sarcinulas, et bibe aquas de quibus et pueri bibunt.
10. Quae cadens in faciem suam et adorans super terram, dixit ad eum :
Unde mihi hoc, ut invenirem gratiam ante oculos tuos , et nosse me dignareris peregrinam mulierem?
11. Gui ille respondit: Nuntiata sunt mihi omnia quae feceris socrui tuse post mort«m viri tui, et quod reliqueris parentes tuos et terram in qua nata es, et veneris ad populum quem antea nesciebas.
12. Reddat tibi Dominus pro opère tno, et plenam mercedem recipias a Domino Deo Israël, ad quem venisti, et Bub cujus confugisti alas!
Seigneur soit avec vous! Ils lui répondirent : Que le Seigneur vous bénisse!
5. Alors Booz dit au jeune homme qui veillait sur les moissonneurs : A qui est cette jeune fille?
6. Il lui répondit : C'est cette Moabite qui est venue avec Noémi du pays de Moab.
7. Elle nous a demandé de pouvoir recueillir les épis qui seraient demeurés, en suivant les pas des moissonneurs; et elle est dans le champ depuis le matin jusqu'à cette heure, sans être retournée un moment chez elle.
8. Booz dit à Ruth : Écoutez, ma fille ; n'allez point dans un autre champ pour glaner, et ne partez point de ce lieu; mais joignez- vous à mes jeunes filles,
9. et suivez partout où l'on fera la moisson, car j'ai commandé à mes gens que nul ne vous fasse aucune peine ; et quand vous aurez soif, allez où sont les vases, et buvez de l'eau dont boivent mes 6er\àteur8.
10. Ruth, se prosternant le visage contre terre, adora, et dit à Booz : D'où me vient que j'aie trouvé grâce à vos yeux, et que vous daigniez me connaître, moi qui suis une femme étrangère?
11. Il lui répondit : On m'a rapporté tout ce que vous avez fait à l'égard de votre belle- mère après la mort de votre mari , et comment vous avez quitté vos parents et le pays où vous êtes née, pour venir chez un peuple qui vous était inconnu auparavant.
12. Que le Seigneur vous rende le bien que vous avez fait, et puissiez - vous recevoir une pleine récompense du Seigneur, le Dieu d'Israël, vers lequel vous êtes venue, et sous les ailes duquel vous avez cherché votre refuge.
Pieuse salutation , qui nous montre à quel point le souvenir du Dieu de l'alliance avait iiénétré dans la vie et les mœurs de son peuple. Réponse analogue des sei-viteurs : Benedical tibi... , avec un tour plus respectueux. — Dixitque juveni... Lliébr. na'ar a Ici le sens de serviteur. Booz remarque aussitôt la jeune glaneuse, qu'il n'avait pas encore vue , quoiqu'il la connût de réputation (vers. 11), et U demande : Cnjns puella...* L'intendant fait son rapport, dans lequel il relève la délicatesse (rogavit) et l'activité Ide mane...) de la <i Moabite ». — Ne ad momentum. D'après l'hébreu : et elle s'est reposée un peu dans la maison ; c.-à-d. dans la cabane de branchages où les moissonneurs prenaient leurs repas et faisaient la sieste.