‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 284 sur 847 · I, 1 — VII · texte numérisé non relu

I, 1 — VII

Section I. — Judicature d'Héli. 1,1 — IV, 22.

§ I. — Naissance et consécration de Samuel. I, 1 ^ II, 10.

1» Elcana et sa famille à Silo. 1 , 1-8.

Chap. I. — 1-2. Les personnages principaux nous sont d'abord présentés. — Fuit vir. Dans 'hébr. : vcyy'hi, « et il y eut », comme en tête des trois livres précédents et de plusieurs autres. Cf. Jos. 1, 1 et le commentaire. — Ramathaïin- Sophim. Le premier de ces deux noms est au duel : les deux Ramah ; ou : les deux hauteurs.' Le second par<rit désigner, d'après ix, 6, le district dans lequel était située la ville natale de Samuel («le pays de Suph »). Ce nom complet n'est pas employé ailleurs ; i'hébr. dira désormais simplement Râmah ( Raniatah, vers. 19, etc., qui a occasionné le Ramatha de la Vulgate, équivaut à l'accusatif de mouvement). Deux opinions principales se sont formées sur l'emplacement primitif de Ramah : les uns se décident en faveur du Neby Samouïl, hauteur relativement considérable qui se dresse au nord-ouest de Jérasalem {Atl. géogr., pl.xvi; pi. xvin, profil 4) ; les autres, dont nous partageons le sentiment, identiflent le Neby Saraouïl à Maspha ( note de Jud. xx , 1 ) , et confondent le Ramah actuel avec celui de la tribu de Benjamin, Jos. xvm, 25, qui ne diffère pas du village d'Er-Râm, bâti sur une colline conique,

à environ trois heures au nord de Jérusalem. — De monte Ephraim : les montagnes centrales de la Palestine cisjorJanionne. Elles s'étendaient jusque sur le territoire de Benjamin (Jud. iv, 5; Atl. géogr., pi. vu). — Elcana, selon sa généalogie complète (I Par. vi, 22), était un lévite de la famille de Caath. Ephrathœus a, ici et ailleurs (III Reg. XI, 26), le sens d'Ephraïmite; xvii, 12, et Ruth, I, 2, ce nom désigne les habitants de l'antique Ephratha, ou Bethléem. On croit que Su2}h,le dernier ancêtre d'Elcana mentionné dans ce passage, avait donné son nom au « pays de Suph » dont nous avons parlé plus haut. — Daas uxores. La polygamie était tolérée par la loi mosaïque. Cf. Deut. XXI, 16-17. Peut-être Elcan» n'avait-il épousé Phénenna qu'à cause de la stérilité d'Anne ( vers. 2 ). — Anna. Hébreu : Hannah, grâce ; le nom de la femme de Tobie ( Tob. i, 9 ) , de la prophétesse qui assista avec le saint vieillard Siméon à la présentation de Jésus au temple (Luc. ii, 36), et aussi, d'après la tradition, de la mère de la sainte Vierge. — Phénenna, Hébreu : P'ninnah, perles, ou corail. — Fueruntque...: du côté de Phénenna, la famille tut complétée par des enfants.

3 - 8. Les pèlerinages d'Elcana et de sa famille à Silo ; tristesse d'Anne. — Statutis diebus. Hébr : de jours en jours; c.-à-d. tous les ans. Voyez Jud. xvii, 10 et le commentaire. Probablement pour la Pâque. d'après Ex. xiii, 10. — Doynino exercituum. Dans I'hébr. ; Thovah V&a'^f. Première apparition de ce nom célèbre, qui reviendra

I Reg. I, 4-10.

utem ibi duo filii Heli, Ophni et Phinees, sacerdotes Domini.

4. Venit ergo dies, et immolant Elcana, deditque Plienennse uxori suse, et cuuctis tiliis ejus et filiabus. partes:

5. Annae autem dédit partem unam tristis, quia Annam diligebat ; Dominus autem concluserat vulvam ejus.

6. Affligebat quoque eam œmula ejus, et vehementer angebat, in tantnm, ut exprobraret quod Dominus conclusiseet Tulvam ejus.

7. Sicque faciebat per singulos annos, cum redeunte tempore ascenderent ad templum Domini ; et sic provocabat eam. Porro illa tlebat, et non capiebat cibum.

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