Alors le roi dit à cette femme
Je vous demande une chose ; avouez-moi la vérité. La femme lui répondit : Par- ; lez, mon seigneur le roi.
19. Et le roi dit : La main de Joab , n'est - elle pas en tout cela ? La femme répondit : Mon seigneur le roi, je vous i jure par votre \'ie, que Dieu conserve,' que rien n'est plus véritable que ce que ] vous dites ; car c'est votre serviteur Joab ■ qui m'a donné cet ordre, et qui a misî
sujets. — Second argument (14») : omnes morimur...; la rapidité et l'incertitude de la vie exigent que nous pardonnious promptement les injures. QuMSi aquœ... : belle métaphore ; cf. Ps. LTU, 8. — Troisième argument (14*") : imiter la miséricorde divine. — Kunc igitur... (15-17). La snppliaate, avant de conclure, semble reveKii* à gon cas personnel ; mais tous les détails continuent de s'appliquer à David. — Preesente populo. C. -à-d. en présence de la cour, car la femme n'était pas seule avec le roi ; Joab luimême assistait à l'audience. Cf. vers. 21-22. L'hébreu offi-e tm autre sens : Je suis venue... parce que le peuple m'a effrayée. Elle justifie sa hardiesse, en alléguant qu'elle a parlé dans l'intérêt de tout Israël ( selon d'autres , le peuple représenterait les parents mentionnés au vers. 7). — De hereditate Dei (vers. 16) : de la nation gainte. Cf. Deut. xxxii, 9 ; I Reg. xxvi, 19. — Dicat ergo... D'après l'hébreu : Ta s««-vanu» a
dit : Que la parole de mon seigneur le roi me 1 soit un repos. C.-à-d. une garantie sûre et certaine, qui lui procurera la paix. La Vulg., à btJ suite des LXX, a lu minhah ; de là sa traduoi tion : sicut sacrificium. Le texte a m'nuhah, quij signifie <i repos ». — Sicut angélus... Compliment délicat. Cf. vers. 20 ; xix, 27 ; I Reg. XXIX, 9. — Ut nec benedictione... Dans rbébr»,] avec une nuance : pour entendre le bien et lai mal. C.-à-d. pour écouter les suppliques de toiit| genre, et pour les apfirécler avec impartialité.- Dominus... est tecum. Plutôt : Que le Seignearl soit avec vous 1 C'est un souhait , pour ter-{ miser.
18-20. David devine l'intervention de Joab enl toute cette aflaire. — 2fec ad sinistram... (vers. 19). Manière orientale de dire que le rol.j avait touché Juste. — Et verterem flguram.. Pour présenter sous cet aspect la conduite de David à l'ésard d'Âbsaloiu.
Il Reg. XIV, 20-29.
dans la bouche de votre servante tout ce que je viens de dire.
20. C'est lui qui m'a commandé de vous parler ainsi en parabole. Mais vous, monseigneur le roi, vous êtes sage comme l'est un ange de Dieu , et vous pénétrez tout ce qui se fait sur la terre.
21. Le roi dit donc à Joab : Je vous accorde la grâce que vous me demandez ; allez, et faites revenir mon fils Absalom.
22. Alors Joab, tombant le visage contre terre, se prosterna, bénit le roi, et lui dit : Monseigneur le roi, votre serviteur reconnaît aujourd'hui qu'il a trouvé grâce devant vous ; car vous avez accompli sa parole.
23. Joab partit donc, et s'en alla à Gessur, d'où il amena Absalom à Jéru- Balem.
24. Mais le roi dit : Qu'il retourne dans sa maison , mais il ne me verra point. Absalom revint donc dans sa maison, et il ne vit point le roi.
25. Or il n'y avait pas d'homme dans tout Israël qui fût si bien fait ni si beau qu' Absalom ; depuis la plante des pieds jusqu'à la tête il n'y avait pas en lui le moindre défaut.
26. Lorsqu'il se rasait la tête, ce qu'il faisait une fois tous les ans, parce que sa chevelure lui pesait, le poids de ses cheveux était de deux cents sicles, selon le poids ordinaire.
27. Il avait trois fils, et une fille appelée Thamar, qui était très belle.