‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 509 sur 847 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

1. Igitur considerato David populo Buo, constituit super eos tribunos et centuriones ;

2. et dédit populi tertiam partem sub manu Joab , et tertiam partem sub manu Abisai, filii Sarvise, fratris Joab, et tertiam partem sub manu Ethai qui erat de Geth. Dixitque rex ad populum :

Egrediar et ego vobiscum.

3. Et respondit populus : Non exibis ; sive enim fugerimus , non magnopere ad eos de nobis pertinebit, sive média pars cediderit e nobis, non satis curabunt, quia tu unus pro decem millibus computaris. Melius est igitur ut sis nobis in urbe praesidio.

4. Ad quos rex ait : Quod vobis videtur rectum, hoc faciam. Stetit ergo rex juxta portam; egrediebaturque populus per turmas suas, centeru et milleni.

5. Et prsecepit rex Joab, et Abisai, et Ethai , dicens : Servate mihi puerum AbsaJom. Et omnis populus audiebat prae-

1. David, ayant fait la revue de son armée, établit des tribuns et des centeniers.

2. Il donna le tiers de ses troupes à ^ commander à Joab, le tiers à Abisai.

fils de Sarvia et frère de Joab, et le tiers ' à Éthaï, de Geth. Le roi dit ensuite au peuple : Je veux aller au combat avec! vous.

3. Mais le peuple répondit : Vous ne] viendrez pas ; car alors même que les! ennemis nous auraient fait fuir, ils nei croiraient pas avoir fait grand'chose ; etj quand ils auraient taillé en pièces la moitié d'entre nous, ils n'en seraient pa' plus satisfaits, parce que vous êtes coi sidéré, vous seul, comme dix niilll hommes. Il vaut donc mieux que voi restiez dans la ville, afin que vous Boy« en état de nous secourir.

4. Le roi leur dit : Je ferai ce qu vous voudrez. Il se tint donc à la por de la ville, pendant que toute l'arm^ sortait par groupes de cent hommes de mille hommes.

5. En même temps il donna cet orc à Joab, à Abisaï et à Éthaï : Conserve^ moi mon fils Absalom. Et tout le peupj

manquaient de tout. Tapetia : plutôt, des bas- Bins. Polentam : du qâli, ou blé grillé (cf. I Keg. xvn, 17, etc.). Fàbam, lentem : mets fort goûtés en Syrie (Atl. d'hisl. naU, pL xxxi , flg. 4 et 5). Frixum cicer; l'hébreu répète : du qâli, mot probablement interpolé. Pingues vitulos; la locution hébraïque s'fôt bâqar, employée en ce seul endroit, désigne plutOt des fromages de vache. — Susplcati enim... Littéral. : Car lia dirent : Le peuple est affamé, et fatigué, et altéré (par sa marche) dans le désert.

13« David se prépare au combat. XVIII, 1-5.

Chap. XVIU. — 1-2«. Organisation de l'armée. — Consideraco. L'hébreu signifie tout à la fols tompter et passer en revue. — Tribunos, centui-iones. Des e chefs de mille et des chefs de cent » : car telles étaient les subdivisions habituelles des troupes Israélites. Cf. Num. xxxi, 14; I Reg. XXII, 7, etc. — Tertiam partem... Trois cauips, dont chacun était suus les ordres d'un

chef non moins sûr que vaillant. Sur voyez XY, 19-22.

2>>-4. Inquiétades du peuple an sujet du roy Egrediar et ego... David voulait prendre en pe sonne le commandement de son armée ; mais i soldats eux-mêmes s'y opposèrent, par un sen^ ment délicat qui leur fait le plus grand honneB

Rien de plus exact, du reste, que leur rali

nement. — Tu unus... D'après l'hébr. : Car maintenant (11 y en a) dix mille comme nous. C.-à-d. : on peut aisément nous remplacer, maii 11 n'existe qu'un seul roi. — In urbe ( mieux : « ex urbe»)pr«*l<îlMïn. David pourrait leur envoyer du renfort pendant la bataille ; au besoin. il assurerait leur retraite. — Stetit juxta portam : pour encourager ses défenseurs pendant qu'Us défileraient devant lui.

5. Ordre pressant de David an sujet d'Absalom — Servate' Ij'hébr. est tvi-A expressif : Donc«ment, pour (l'amour de) moi, avec le Jeune Ab-

II Reo. XVIII. 6-13.

ontendit le roi, quand il recommandait Absalom à touB ses généraux.

6. L'armée marcha donc en bataille contre Israël, et le combat fut livré dans la forêt d'Éphraïm.

7. L'armée d'Israël fut taillée en pièces par celle de David, et la défaite fut grande : vingt mille hommes périrent.

8. Le combat s'étendit dans toute la contrée, et il y en eut beaucoup plus qui périrent dans la forêt, qu'il n'y en eut qui moururent par l'épée en ce jour-là.

9. Or il arriva qu'Absalom, monté sur son mulet, se trouva en face des gens de David. Le mulet pénétra sous un chêne grand et touffu, et la tête d'Absalom s'embarrassa dans les branches du chêne ; et, son mulet passant outre, il demeura suspendu entre le ciel et la terre.

10. Un soldat le vit en cet état, et vint dire à Joab : J'ai vu Absalom suspendu à un chêne.

11. Joab dit à celui qui lui avait apporté cette nouvelle : Si tu l'as vu, pourquoi ne l'as-tu pas abattu à terre en le perçant ? Et je t'aurais donné dix sicles d'argent et un baudrier.

12. Il répondit à Joab : Quand même vous pèseriez mille pièces d'argent entre mes mains, je ne porterais pas pour cela la main sur le fils du roi ; car nous avons tous entendu l'ordre que le roi vous a donné, à vous, à Abisaï, et à Éthaï, lorsqu'il vous a dit : Conservez-moi mon fils Absalom.

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