Cecinit autem Joab buccina, et
retinuit populum ne persequeretur fugientem Israël, volens parcere multitudini.
17. Et tulerunt Absalom, et projecerunt eum in saltu in foveam grandem, et comportaveruut super eum acervum
péril de ma vie une action si hardie, elle n'aurait pu être cachée au roi , et vous seriez vous-même contre moi.
14. Joab lui dit : Je ne m'en rapporterai pas à toi ; mais je l'attaquerai moimême en ta présence. Il prit donc en sa main trois dards, dont il perça le cœur d'Absalom. Et comme il palpitait encore, toujours suspendu au chêne,
15. dix jeunes écuyers de Joab accoururent, le percèrent de coups, et l'achevèrent.
16. Aussitôt Joab fit sonner la retraite, et , voulant épargner le peuple , il empêcha ses gens de poursuivre davantage Israël qui fuyait.
17. On emporta Absalom, et on le jeta dans une grande fosse qui était dans le bois, et sur cette fosse on éleva un grand
meam. Au péril de sa vie, car le roi eût certainement condamné à mort celui qui aurait tué 8on âlfl. — Tu... ex adverso : du côté
Tomcean dit d'Atisalom. .U'^usslem. (D'après une photogiaphie.)
du roi, contre le meurtrier, même après avoir excité et encouragé celui-ci. On voit, par ce trait, que Joab était connu comme un homme
sans scrupules et sans principes.— Très lancecu. Hébr. : trois bâtons ; sans doute des Javelots. — In corde pas à la lettre, puisque Absalom survécut pendant quelques instants ( palpitaret ) , mais au travers du corps. — Percutientes... : le coup de grâce.
16-18. Fin du combat ; sépulture d'Absalom. — Cecinit... Imccina. Voyez, n, 28, un détail analogue dans la Tle antérieure de Joab. — .4.eervum lapidum : comme Bur les tombes d'Acham, Jos.
vn, 26, et dn roi de Jéricho, Jos. vin, 28-29. Au dire do quelques auteurs , c'eût été, dans le cas présent, un simulacre de lapidation sur le cadavre du flls rebelle. Cf. Dent.
TTT, 20-21. — In tabernactila,..: dans leurs malsons (comparez XX, 1, 22). — Titulum (hébr. : masébet); une stèle sépulcrale. Cf. Gen. xxxv , 20.
Contraste : le simple monceau de pierres sur le cadavre dam la forêt, et le splendide monument demeuré vide.— ValUi Régis : dénomination antique, croit -on, de la vallée du Cédron à Jérusalem. Cf. Geii.
XIV, 17, et le commentaire.
C'est là qu'on voit encore de nos jours un magnifique tombeau, en partie taillé dans la roc, et qui est dit vulgairement « tombeau d'Absalom >, quoique son authenticité soit des plus douteuses. Du moins sa partie inférieure est très ancienne. — Marnta AhaaU/n dans le sens de monument.
Il I?EG. XVITT, 18-26.
monceau de pierres. Or tout Israël s'enfuit dans ses tentes.
18. Absalom, lorsqu'il vivait encore, s'était fait dresser une colonne dans la vallée du roi. Je n'ai point de fils, disait-il, et ce sera là un monument qui fera vivre mon nom. Il donna donc son nom à cette colonne, et on l'appelle encore aujourd'hui : La main d'Absalom.
19. Or Achimaas, fils de Sadoc,,dit à Joab : Je vais courir vers le roi , et lui dire que Dieu lui a fait justice, et l'a vengé de ses ennemis.
20. Joab lui dit : Vous ne porterez pas les nouvelles aujourd'hui, mais une autre fois ; je ne veux pas que ce soit vous aujourd'hui, parce que le fils du roi est mort.
21. Joab dit donc à Ghusi : Allez, vous, et annoncez au roi ce que vous avez vu. Chusi se prosterna devant Joab, et se mit à courir.
22. Achimaas, fils de Sadoc, dit encore à Joab : Mais si je courais encore après Chusi? Mon fils, dit Joab, pourquoi vouiez -vous courir? Vous serez le porteur d'une nouvelle fâcheuse.
23. Achimaas répliqua : Mais enfin si je courais ? Courez <fonc, lui dit Joab. Ainsi Achimaas, courant par un chemin plus court, dépassa Chusi.
24. Cependant David était assis entre les deux portes de la ville ; et la sentinelle qui était sur la muraille au haut de la porte, levant les yeux, vit un homme qui courait tout seul,
25. et il en avertit le roi en criant. Le roi lui dit : S'il est seul, il porte une bonne nouvelle. Lorsque ce messager s'avançait à grande hâte et était déjà proche,
26. la sentinelle en vit un second qui courait aussi ; et cnant d'en haut, elle dit : Je vois courir encore un autre homme, qui est seul. Le roi lui dit : Il porte aussi une bonne nouvelle.
lapidum magnum nimis. Omnis autein Israël fugit in tabernacula sua.
18. Porro Absalom erexerat sibi, cum adhuc viveret, titulum qui est in valle Régis; dixerat enim : Non habeo filium, et hoc erit monimentum nominis mei.
Vocavitque titulum nomine suo, et appellatur Manus Absalom usque ad hanc diem.
19. Achimaas autem, filius Sadoc, ait : Curram, et nuntiabo régi quia judicium fecerit ei Dominus de manu inimicorum ejus.
20. Ad quem Joab dixit : Non eris nuntius in bac die, sed nuntiabis in alia ; hodie nolo te nuntiare , filius enim régis est mortuas.
21. Et ait Joab Chusi : Vade, et nuntia régi quse vidisti. Adora vit Chusi Joab , et cucurrit.
22. Rursus autem Achimaas , f\lius Sadoc, dixit ad Joab : Quid impedit si etiam ego curram post Chusi? Dixitque ei Joab : Quid vis currere, fili mi? non eris boni nuntii bajulus.
23. Qui respondit : Quid enim si cucuiTero? Et ait ei : Curre. Currens ergo Achimaas per viam compendii, transivif Chusi.
24. David autem sedebat inter duas portas. Speculator vero, qui erat in fastigio portse super murum, elevans oculos, vidit hominem currentem solum ,
25. et exclamans indicavit régi ; dixitque rex : Si solus est, bonus est nuntius in ore ejus. Properante autem illo et accedente propius,
26. vidit speculator hominem alterum currentem ; et vociferans in culmine, ait : Apparet mihi alter homo currens solus. Dixitque rex : Et iste bonus est nuntius.
15» On vient annoncer an roi la victoire de Joab et la mort d'Absalom. XVni, 19-33.
Narration des plus dramatiques.
19-23. Les deux messagers. — J.cftimaas, qui avait porté naguère à David une nouvelle fâcheuse (cf. xvn, 21), était désireux de lui annoncer la victoire. — Non... hae die. Joab connaît le cœur du roi, et ne veut pas exposer son Jeune ami à la disgrâce qui atteindrait Infallll- Uement celui qui viendrait apprendre à David la mor*. de son flls. Achimaas insiste, car U a son plan srcret (^. vers. 29), et il s'élance per vlam Comment. — II.
œmpendii (dans l'hébr. : le chemin du kikkar, ou de la vallée du Jourdain ; voie plus longue, mais meilleure aussi : transivit...).
24-26. L'approche des deux messagers. — Inter duas portas. D'ordinaire, les portes des villes orientales forment un édifice complet, muni de deux issues, qui aboutissent l'une à l'intérieur, sur une petite place, l'autre au dehors, sur la campagne. Toyez YAtl. arch., pi. li, flg. 9-11.— In /aatigio port<s : sur le toit plat de l'édifie* en question. — !}i solus..., homia. En cas de défaite, on aurait aperçu les fuyards arrivant l'iu
II Reg. XVITI. 27 — XIX. 2.
27. Speculator autem : Contemplor, ait, cursum prions quasi cursum Achimaas, filii Sadoc. Et ait rex : Vir bonus est, et nuntium portans bonum venit,
28. Clamans autem Achimaas, dixit ad regem : Salve, rex! Et adorans regem, coram eo pronus in terram, ait : Benedictus Dominas Deus tuus, qui conclusit homines qui levaverunt manus suas contra dominum meum regem I
29. Et ait rex : Estne pax puero Ab- 8alom? Dixitque Achimaas : Vidi tumultum magnum cum mitteret Joab servus tuus, 0 rex, me servum tuum ; nescio aliud.
30. Ad quem rex : Transi, ait, et sta hic. Cumque ille transisset et staret ,